04/09/2026
📖
Ce livre m’a déroutée.
Je pensais ouvrir un livre sur l’amitié et j’y ai trouvé bien davantage : des relations q***r, des amours, des relations à trois, des liens qui échappent parfois aux catégories habituelles.
Hélène Giannecchini explore ce territoire mouvant entre l’amitié, l’amour et le désir, mais aussi la manière dont certaines relations ont dû — ou doivent encore — se donner à voir publiquement sous le nom d’« amitié », alors qu’elles recouvrent des réalités beaucoup plus complexes.
J’ai aussi beaucoup aimé la place qu’elle donne à la photographie. Elle part d’images, les regarde, les interroge, cherche ce qu’elles racontent des liens entre les personnes, de leur proximité, de leur histoire et parfois de ce qui ne pouvait pas être montré ou nommé.
Et puis il y a cet extrait que j’ai eu envie de garder.
« L’amitié me protège, augmente ma puissance d’action, mon désir, mon intelligence. Elle me permet de ne jamais refermer tout à fait la porte du foyer. Elle redonne à l’amour sa liberté. »
Peut-être est-ce cela qui me touche particulièrement : penser l’amitié non comme une relation secondaire, mais comme un lien qui ouvre. Qui agrandit nos vies plutôt que de les refermer.