24/08/2026
𝟭𝟬, 𝟭𝟱, 𝟮𝟬 𝗮𝗻𝘀 𝗱'𝗲𝘅𝗽é𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹𝘀 à 𝗻'𝗲𝗻 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿… 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝗮𝘂 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗲𝘅𝗽𝗲𝗿𝘁𝗶𝘀𝗲, 𝗼𝗻 𝗿é𝗰𝗶𝘁𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘁ô𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹'𝗼𝗻 𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗼𝘂 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗼𝗻 𝗮 𝗱é𝗷à 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀é.
J'ai encore été frappée récemment par cette situation.
Une personne me parlait de son activité et, très naturellement, m'expliquait les différentes formations qu'elle pouvait proposer, les ateliers qu'elle avait déjà construits, les méthodes qu'elle maîtrisait, ses outils, ses différentes compétences…
Tout était pertinent, bien sûr mais quelque chose me gênait.
Avec toute cette expérience, pourquoi commencer par les outils ?
Quand je rencontre un client potentiel, mon premier réflexe n'est pas de lui expliquer tout ce que je pourrais faire pour lui. J'essaie d'abord de comprendre sa situation, ce qui fonctionne, ce qui coince, ce qu'il a déjà essayé et ce dont il a réellement besoin.
Et généralement, au cours de cette première conversation, je vais déjà lui donner mon regard, poser certaines questions, faire des liens, parfois challenger une idée ou lui donner quelques premières pistes.
D’abord parce que c’est devenu un réflexe chez moi et ensuite parce que c'est précisément là que se trouve mon expertise.
Après 10, 15 ou 20 ans de métier, notre vraie valeur n'est plus seulement dans les outils que nous avons accumulés. Elle est dans ce que toutes ces années nous permettent de voir, de comprendre et d'analyser plus rapidement.
Je crois qu’un expert devrait toujours commencer par demander:
« 𝗤𝘂'𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗰𝗵𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 ? »
Et ensuite écouter suffisamment pour pouvoir apporter un premier éclairage pertinent.
Les formations, les ateliers, les méthodes et les outils viendront après, lorsqu'on saura lesquels ont réellement du sens pour cette personne ou cette entreprise.
Je crois aussi que c’est cela qui rend la vente beaucoup plus naturelle.
On ne cherche plus à placer ce que l'on a dans son catalogue, on commence par comprendre, on analyse et puis on propose.
C'est probablement pour cela que je n'ai jamais vraiment eu l'impression de vendre : j'ai toujours préféré comprendre ce dont la personne avait besoin avant de chercher ce que je pouvais lui proposer.