Marie Boelaerts

Marie Boelaerts Psychologue clinicienne, j’ouvre des espaces où l’on respire, ressent, questionne, crée. Adepte de la diversité, bienvenue à vous... ✨🌱

Entre soin, expression et transmission : consultations, ateliers, formations, voyages.

Un de mes premiers textes sur les réseaux. Un élan du cœur pour parler de ce rôle si particulier : celui de la Mère…✨🫶🏻Q...
10/05/2026

Un de mes premiers textes sur les réseaux.
Un élan du cœur pour parler de ce rôle si particulier : celui de la Mère…
✨🫶🏻
Qu’elle vous soit douce, douloureuse, nostalgique, indifférente, complexe : passez une belle journée de dimanche sous le signe de la Mère… 🌷

✧ 𝐀𝐮 𝐟𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬 : 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐞̀𝐫𝐞 ✧

𝘌𝘯 𝘤𝘦 𝘫𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘧𝘦̂𝘵𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘦̀𝘳𝘦𝘴, 𝘫’𝘢𝘷𝘢𝘪𝘴 𝘦𝘯𝘷𝘪𝘦 𝘥𝘦 𝘥𝘦́𝘱𝘰𝘴𝘦𝘳 𝘤𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘵𝘴.
𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘩𝘰𝘯𝘰𝘳𝘦𝘳 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘦̀𝘳𝘦𝘴.
𝘊𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘭𝘢̀. 𝘊𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘯𝘦 𝘭𝘦 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴.
𝘊𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘤𝘩𝘦́𝘳𝘪𝘵. 𝘊𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘱𝘭𝘦𝘶𝘳𝘦. 𝘊𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵. 𝘖𝘶 𝘱𝘢𝘴.

———
Revenons à la « mère ».

Humains, nous sommes tou·te·s né·e·s du ventre d’une femme.
C’est une réalité simple. Un fondement de notre identité.
Nous serons toujours en lien avec elle —
qu’il soit tendre, difficile, brisé, silencieux ou lumineux.

La mère fait partie de notre ossature.
C’est, comme j’aime le dire, notre jambe gauche.
Un pilier. Une trace. Une empreinte profonde.
Même lorsqu’elle chancelle, même lorsqu’on s’en éloigne.

Et pourtant…
la maternité — reçue, donnée, transmise, refusée —
charrie en elle une infinité de visages, d’émotions, de fractures et d’élans.
Alors, en ce jour qu’on nomme « fête des mères »,
prenons un instant pour ouvrir les yeux et le cœur
à toutes les réalités qui s’y glissent. Et à toutes celles qui y saignent.

À toutes les mères qu’on appelle « maman »,
et qui rassurent d’un mot, d’une main posée, d’un silence aimant.
À celles dont il a fallu se séparer pour exister, se protéger, se (re)construire.
À celles qui donnent tout — jusqu’à l’épuisement —
et qui portent, en sourdine, la charge mentale d’un foyer, d’une famille, d’un monde à maintenir.
À celles qui n’ont pas su, pas pu…
et qui ont fait « comme elles ont pu » : maladroitement, courageusement, imparfaitement.
À celles qui ont découvert que la maternité n’est pas un conte,
mais parfois un combat, une perte de soi, une révélation aussi.

À celles qui ont choisi de ne pas être mères,
et que la société regarde encore avec suspicion ou mépris.
À celles qui n’y parviennent pas, et dont le ventre ou le cœur pleure ce manque.
À celles qui élèvent seules.
À celles qui culpabilisent — tout le temps, pour tout, même pour ce qui ne leur appartient pas.
À celles qui vivent avec la peur constante de « mal faire ».
À celles qui ne savent pas comment laisser leurs enfants s’éloigner,
car elles craignent de ne plus exister sans eux.

À celles qui sont « seulement » belles-mères,
et qui donnent, avec courage, ce qu’elles peuvent : présence, heurt, tendresse, soutien… ou distance parfois.
Sans toujours être reconnues pour cela.
À celles qu’on appelle jolies-mamans,
mais dont la place reste floue,
entre amour discret et légitimité fragile.

À celles qui ne verront jamais les blessures qu’elles ont infligées.
À celles qui le savent trop bien, et qui se le reprochent en boucle.
À celles qui ne seront plus jamais appelées « maman » :
parce que l’enfant est parti, parce que la vie a fauché, parce que l’indicible est arrivé.
À celles que la langue ne sait pas nommer : mères désenfantées,
portant ce vide comme une absence au cœur du corps.

À celles qui sont mortes,
emportées par la vieillesse, la maladie, ou le silence intérieur.
Et qu’on cherche encore, au fond de nos gestes, dans nos choix, dans notre peau.

À celles qui n’ont pas d’enfant,
et qui ont déposé leur maternité dans un projet, une œuvre, une transmission.
À celles qui ont fait pousser du vivant autrement,
qui ont donné forme au soin, à l’accueil, à la création.
Pour honorer cette énergie maternelle
qu’elles ne porteront peut-être jamais dans leur chair,
mais pleinement dans leur vie.

Et à cette mère intérieure que chacun·e peut cultiver,
à cette capacité à se materner soi-même,
à être mère-veilleux·se pour soi.

À tous ces chemins de mères :
ceux qu’on chérit, qu’on fuit, qu’on pleure, qu’on guérit, qu’on bénit.

À la mère humaine — imparfaite et essentielle.
Qu’on garde en soi comme une boussole…
ou dont on apprend, peu à peu, à se séparer avec tendresse, rage ou résilience.

À la mère.

𝘔𝘢𝘳𝘪𝘦 𝘉𝘰𝘦𝘭𝘢𝘦𝘳𝘵𝘴

De retour…J’ai le cœur dans l’eau…Près de quinze jours plus t**d, la terre est revenue sous mes pas, et pourtant mon cor...
01/04/2026

De retour…

J’ai le cœur dans l’eau…

Près de quinze jours plus t**d, la terre est revenue sous mes pas, et pourtant mon corps continue à chercher le large. Il garde en lui le roulis, le sel, le mouvement, comme si la mer n’avait pas fini de le traverser. C’est ce qu’on appelle communément le mal de terre. Moi, j’y ressens surtout un deuil que mon corps n’arrive pas à faire.

Comme s’il refusait de quitter tout à fait cet endroit où l’eau redevient mon élément de base.

Sataya est un des rares endroits où je peux vivre ce rapport à l’eau de manière aussi entière, aussi continue, aussi profonde. Là-bas, il n’y a presque plus de rapport à la terre. Il y a la mer autour, la mer dessous, la mer à perte de vue. Le corps vit avec elle, se règle sur elle, se laisse traverser par elle du matin au soir. C’est sans doute pour cela que cela marque si profondément, si fort, à l’intérieur de moi.

Cette fois pourtant, quelque chose d’autre s’est inscrit. D’ordinaire, Sataya marque surtout mon lien à la mer. Cette fois, il a aussi marqué mon rapport à l’être humain. J’y étais accompagnante. J’y étais dans la structure, dans le lien, dans la présence, dans le soin. Et cela a déplacé quelque chose en moi d’une manière profonde.

Au-delà de l’eau, il y a l’humain.

Mon premier voyage à Sataya comme accompagnante, rendu possible parce que Marie a accepté d’ouvrir cet espace avec moi, et de partager cette idée un peu f***e d’un accompagnement différent, tissé de lettres avant, pendant et après le voyage. Rien qu’en l’écrivant, quelque chose en moi sourit encore avec étonnement. Si la petite Marie avait su qu’un jour une de ses semaines professionnelles se vivrait en pleine mer, auprès des dauphins, elle aurait eu du fuel pour toute sa vie d’enfant. Peut-être même davantage encore.

J’ai eu l’élan d’oser poser dans le réel ce désir fou de petite fille… et j’ai eu la joie immense de voir cette intuition trouver sa place à deux : celle qu’un accompagnement pouvait se glisser là, sans enfermer l’expérience, sans la prendre, sans la réduire, juste en ouvrant des passages. Ensemble, nous avons laissé vivre cette proposition singulière. Et pour ma part, j’ai préparé en amont plus de seize lettres pour permettre à chacun·e de traverser le voyage dans sa propre liberté, avant, pendant et après. Écrire avec l’idée que les mots puissent accompagner un mouvement intérieur comme une main posée doucement dans le dos. Puis arriver là-bas et voir que cela prend vie. Voir des visages se déposer au fil des lettres. Voir des silences s’habiter. Sentir que quelque chose circule.

Je n’ai aucune photo des participant·es en train de lire sur le bateau. Pourtant, certaines images restent en moi avec une netteté presque douloureuse. Voir quelqu’un s’asseoir à l’écart avec sa lettre. Voir un visage changer à peine. Voir une respiration ralentir. Voir un silence devenir plein. Comprendre que quelque chose se dépose. Quelle émotion pure…

Comment raconter une semaine comme celle-là ?

Peut-être en cessant de vouloir raconter “la semaine” et en acceptant de n’en saisir que des éclats. Peut-être en laissant revenir les images. En les déposant côte à côte, sans hiérarchie, sans début net, sans vraie fin. Comme une cartographie sensible du vivant traversé là-bas.

Dix-neuf personnes, de la vingtaine à la soixantaine, se rencontrant sur un bateau. Dix-neuf couleurs. Dix-neuf manières d’habiter la mer, le silence, le groupe, l’émerveillement. Et très vite, sentir qu’une qualité de présence rare commence à circuler. Découvrir des êtres humains avec délicatesse. Se laisser surprendre par la singularité de chacun·e. Voir comme chaque présence participe à la beauté de l’ensemble.

Le meilleur de ce voyage, c’était peut-être cela. Ou peut-être autre chose. À vrai dire, tout semblait meilleur là-bas…

Se réveiller aux aurores pour le lever du soleil. Sortir dans cette lumière encore naissante. Voir au loin les dauphins déjà là. Sentir le jour se soulever doucement au-dessus de la baie. Et pouvoir, certains matins, partir du bateau même, sans zodiac, juste se laisser glisser dans l’eau depuis cet endroit devenu presque familier. Entrer dans la mer alors que le corps est encore un peu endormi. Recevoir la fraîcheur. Sentir la lumière toucher la peau. Commencer la journée dans l’eau, dans le silence, dans cette joie presque irréelle. Se dire qu’avant même le petit déjeuner, quelque chose en nous a déjà été comblé.

Puis, après le petit déjeuner, se préparer tous ensemble. Chercher chacun·e son matériel, son masque, ses palmes, ce qu’il lui faut pour rejoindre l’eau. Vérifier que chacun·e a son souffle, son confort, sa sécurité à soi. Croiser l’excitation, la concentration, le demi-sommeil parfois, l’élan de vie surtout. Sentir le vent s’engouffrer dans les tissus, dans les combinaisons ou les t-shirts anti-UV, dans les vêtements encore un peu humides de la sortie précédente. Voir les gestes se répéter jour après jour et pourtant garder leur fraîcheur. Attendre les uns. Aider les autres. Tendre des palmes. Retrouver un masque. Sourire déjà avant de partir.

Descendre dans les zodiacs et se laisser porter comme des enfants déjà heureux d’être là. Attendre. Scruter l’eau. Voir parfois au loin une ligne, un dos, un mouvement. Découvrir aussi des endroits incroyables du récif. Laisser le corps se tendre et se réjouir à la fois. Sentir que quelque chose se prépare en dedans avant même d’entrer dans l’eau.

Puis glisser. Recevoir d’abord la fraîcheur. Puis le silence. Puis la joie. Flotter tous ensemble, parfois les un·es après les autres, et goûter le plaisir de voir cette chaîne humaine se dessiner autour des récifs et dans les couleurs de la baie. Nager sans prendre. Regarder sans forcer. Chercher sans vouloir posséder. Se faire des checks aux un·es et aux autres, dans la simplicité de ne pas avoir besoin de parler : “tout ok pour toi ?” “tout ok.”

Et puis, les dauphins. Leur manière d’apparaître et de disparaître, de se laisser approcher sans jamais cesser d’appartenir pleinement au large. Les apercevoir au loin comme une promesse. Les sentir parfois tout près comme une grâce. Recevoir la joie de leur présence sans jamais pouvoir la retenir. Croiser parfois un œil. Puis relever la tête et rencontrer l’œil d’un humain pleinement présent à la joie d’être là, et sentir qu’entre les deux circule quelque chose du même vivant. Quelque chose de l’attention pure. Quelque chose de la présence. Quelque chose qui échappe aux mots et qui, pourtant, touche au plus juste.

Revenir au bateau avec le sel sur la peau, les jambes encore habitées par la nage et par les palmes, le visage défait de joie. Lever les yeux. Retrouver d’autres visages pareils, ouverts eux aussi, pétillants de vie. Se sourire comme on se reconnaît après avoir été touchés par quelque chose de rare. De précieux. De presque sacré.

Ensuite, retrouver les repas. S’asseoir. Goûter. Se laisser surprendre par une saveur, par une épice, par une cuisson, par cette générosité simple et constante. Découvrir de nouveaux goûts en même temps que de nouvelles histoires. Sentir que chaque repas devient aussi une occasion d’apprendre quelque chose des un·es et des autres. Se dire qu’on se ressemble parfois plus qu’on ne l’imaginait. Découvrir aussi des mondes complètement inédits. Passer d’une assiette à une confidence, d’un éclat de rire à un souvenir, d’un silence paisible à un récit de vie. Et sentir que, là aussi, le voyage se vit...

Échanger des regards pétillants après une mise à l’eau. Retrouver, à longueur de journée, des visages doux, tendres, rieurs. Voir les visages se détendre. Voir les peaux rosir et brunir de plaisir. Voir les cœurs s’ouvrir aussi. Voir les corps se déposer dans une autre temporalité. Goûter l’intimité qui se tisse sans bruit, en se posant à deux, à dix, ou tous ensemble, à différents moments de la journée. Fêter deux anniversaires comme si la joie avait décidé de se multiplier encore.

Vivre aux portes de la lumière, dans un camaïeu de bleus. Rencontrer toutes les météos, du venteux au chaud. Se laisser sécher dans un poncho beige ou turquoise. Entendre la cloche appeler vers l’aventure. Partir encore. Revenir encore. Manger, nager, rire, se reposer, recommencer. Vivre dans un temps qui ne ressemble plus à celui de la terre. Sentir le temps s’élargir, ralentir, perdre ses contours habituels. Respirer autrement…

Comment décider que c’était la dernière fois ?

Quand un lieu fait vibrer ensemble l’âme, le cœur et le corps, il ne devient pas seulement un souvenir. Il devient un endroit intérieur. Un endroit qui continue d’appeler longtemps après le retour... Sataya fait partie de ceux-là.

Merci à ma partenaire, Marie Persoons. Sans elle, ce voyage n’aurait pas pris cette forme. Merci d’avoir accueilli, porté et partagé cette aventure un peu f***e, et d’avoir contribué, de si près, à ce que chacun·e se sente au bon endroit, accueilli·e, entouré·e, en merveilleuse compagnie. À part laisser au formidable capitaine la conduite du bateau, je ne vois pas ce qu’elle n’a pas fait pour prendre soin de tout, avec une générosité et une précision rares.

Merci à chaque participant·e. Vous avez fait partie de la matière même de ce voyage. De sa chaleur. De sa finesse. De sa beauté. Partir avec des gens qu’on aime, rencontrer des pépites d’êtres humains, revenir enrichie de tant de présences, de tant de nuances, de tant de lumière : vous faites partie du véritable luxe de cette semaine.

Merci à l’équipage pour le soin, pour le respect, pour la présence, pour cette manière si singulière de rendre les gestes fluides et l’attention presque invisible tant elle était constante, pour ces allées et venues qui ressemblaient parfois à des pas de danse, d’un bout à l’autre du bateau, et qui nous laissaient à chaque instant la sensation d’être choyé·es.

Merci la vie pour ce cadeau immense. Merci de m’avoir menée jusque-là, face à des rêves d’enfant qui, cette fois, avaient un bateau, du vent, du soleil, des dauphins, des lettres, des visages, et du vrai. Merci de m’avoir donné assez d’audace pour ne pas les laisser dormir en moi. Écrire, nager, rencontrer l’humain et les dauphins : autant de passions profondes qui, là-bas, ont trouvé un lieu pour se rejoindre.

Et merci à toutes celles et ceux qui n’étaient pas physiquement dans ce voyage, et qui ont pourtant voyagé au cœur de mon cœur pendant toute cette préparation, puis tout au long de cette semaine inoubliable.

Il y a des lieux que l’on quitte.
Et il y a des lieux qui continuent à vivre en nous, longtemps après.

Sataya fait partie de ceux-là.

Il ne reste pas seulement dans mes souvenirs.
Il continue à bouger dans mon corps,
à respirer dans mon cœur,
à déposer en moi sa lumière, son bleu, ses regards, ses silences, ses dauphins, ses visages.

Et je crois que c’est peut-être cela, au fond, les voyages qui comptent vraiment :
ils ne se terminent pas au retour.
Ils déplacent quelque chose en nous.
Ils nous laissent moins intact·es.
Et infiniment plus vivant·es…

À l’amour.Tant p*s si ce 14 février a été capitaliséen amour romantique, en rose et rouge,en faire-valoir et en démonstr...
14/02/2026

À l’amour.

Tant p*s si ce 14 février a été capitalisé
en amour romantique, en rose et rouge,
en faire-valoir et en démonstration.

Tant mieux si ce 14 février nous bouscule,
nous bascule
sur ce thème profondément chamboulant.

À l’amour de l’Autre.
Véritable sujet de notre histoire d’humanité,
celui qui nous constitue.

À l’amour qui soulève,
déchire,
apaise,
intoxique,
élève,
trahit.

À l’envie d’aimer.
À ses consœurs :
À la passion.
À la tendresse.
À la chaleur.
À l’audace.
À la souffrance profonde, proportionnelle
à la perte de l’amour investi.

Au corps amour :
Aux rires à gorge déployée.
Aux larmes aux yeux d’émotion.
Aux bras câlins.
Aux bouches avides.
Aux mains tendues.
Aux bras serrés.
Aux ventres qui se tordent.
Aux plexus qui explosent.
Aux jambes qui flageolent.
Aux pieds qui arrivent
et repartent trop vite.

À l’amour de Soi.
Celui qui ose prendre soin,
se soigner,
guérir les blessures et les traumas vécus.
Celui qui se regarde en face
sans plier
ni céder à la comparaison sociale.

À l’amour des Siens.
La famille — ou ceux que l’on choisit comme tels —
sans qui l’on serait moins soi,
moins ancré,
moins sécurisé.

À l’amour de son travail et de ses passions,
à ces heures consacrées
à vivre en action
dans des mouvements qui ont le goût du sens.

À l’amour du Vivant et de la Terre.
À l’amour du feu, de l’eau, du soleil, du vent.

À l’amour tout entier.
À l’amour infini, contenu dans une rose…
🌹

- Marie Boelaerts

28/01/2026

Après la clôture de nos belles séances d’information en ligne,
l’accompagnement de Sataya pour le voyage de mars 2026 a commencé ✨

Les participant·es déjà inscrit·es ont reçu la toute première lettre du voyage…

En voici le tout début, en cadeau,
comme une porte entrouverte sur le mouvement de cette aventure.

Il reste encore trois places pour rejoindre l’aventure.
Cela vous dit d’embarquer avec nous ?
Contactez-nous ✨🙏🏼

P.S. : on en parle de cette eau turquoise, baignée de lumière ? 🌊☀️

Pour celles et ceux à qui, trop souvent, on a un peu trop demandé d’aller mieux … Focus sur l’invisibilisation :“On ne t...
22/01/2026

Pour celles et ceux à qui, trop souvent, on a un peu trop demandé d’aller mieux …
Focus sur l’invisibilisation :
“On ne tourne pas les pages qui ont dévasté nos êtres.
Elles nous constituent.”
✨🌙
——————————————————

On ne tourne pas les pages
qui ont dévasté nos êtres.
Elles nous constituent.

On ne somme pas d’aller mieux
au nom du temps qui est passé,
jugé suffisant.
Suffisant pour qui, au juste, déjà ?

On ne contraint pas
à se sentir mieux,
à remonter la pente,
lorsque l’épreuve, la chute, l’horreur
se sont inscrites sur le chemin,
dans le corps,
et y sont restées.

Ou pire encore :
on ne demande même plus
comment la vie est traversée
avec cette brûlure au troisième degré,
au cœur
et au corps.

On n’interroge plus.
On suppose.
On projette.
On rassure
à la place d’écouter.

C’est un scandale.

Un scandale feutré,
bienveillant en apparence,
mais profondément violent.

Parce que ne plus demander,
c’est laisser l’humain·e seul·e
au milieu de ce qui brûle encore.

Parce que vouloir que ça aille mieux
sans vouloir regarder ce qui fait mal
revient à exiger l’oubli
au nom du confort collectif.

Au nom de normes invisibles :
celles qui valorisent la résilience rapide,
celles qui pathologisent la douleur persistante,
celles qui préfèrent le silence poli
à la vérité dérangeante.

Alors non.
On ne « tourne pas la page ».

On apprend à vivre
avec ce qui a brûlé en soi.
Parfois avec de la lumière,
de la force de résurrection,
davantage de justesse, oui.
Mais ce n’est pas le sujet ici.

Quand on a été trahi, abusé, violé, abandonné, négligé
par ceux qui ont mis au monde,
on ne trouve pas une sécurité facile
dans le lien à l’autre.

Non.

Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est ce qui arrive
quand la sécurité a été brisée
là où elle aurait dû naître.

Quand on a été accidenté, malade, trahi,
jusqu’à perdre des capacités réelles,
la vie ne se traverse pas
naïvement,
sans peur,
sans attente.

Non.

Ce n’est pas quelque chose à diagnostiquer.
C’est une manière de composer
avec un corps et une vie
profondément modifiés.

Quand on perd son enfant,
son parent,
son partenaire
ou son autre,
ça ne « passe pas ».

Non.

Ce n’est pas un état à dépasser.
C’est un lien
qui continue d’exister
autrement.

Quand on a été exposé, sali,
pendu sur la place publique,
la confiance ne revient pas
par injonction.

Non.

Ce n’est pas une fragilité excessive.
C’est ce que produit
le fait d’avoir été exposé·e
sans protection.

S’il y a quelque chose à transformer,
ce n’est pas la mémoire,
mais notre manière d’être en lien.

Que chacun·e soit considéré·e
avec ses caisses,
ses squelettes dans le placard,
ses horreurs
et ses drames.

Non pour les réparer.
Non pour les comprendre parfaitement.
Mais pour ne plus les laisser
hors champ.

Qu’on ose les inviter à table.

C’est beau,
les horreurs en plat de résistance.

Ça ne tue personne
d’en parler,
d’avoir encore les larmes aux yeux
et la gorge nouée.

Par contre,
ça tue de jouer la comédie
et de dire « ça va, merci »
quand, à l’intérieur,
ça crie.

Parler ne tue pas.
Se taire, si.

- Marie Boelaerts

Ce jeudi 15 janvier aura lieu notre dernière séance d’informations en teams pour notre voyage en Égypte 🇪🇬 , dans moins ...
12/01/2026

Ce jeudi 15 janvier aura lieu notre dernière séance d’informations en teams pour notre voyage en Égypte 🇪🇬 , dans moins de deux mois maintenant ! ✨

✨ Sataya – Mars 2026 ✨

La traversée approche… et il reste encore quelques places.

👉 Nous proposons la toute dernière séance d’information en ligne
📅 Jeudi 15 janvier 2026
🕗 20h – 21h (UTC+1)
💻 En visio via Teams

Un temps simple et vivant pour poser vos questions, sentir si ce voyage vous appelle, comprendre le cadre, l’accompagnement, le déroulé… et voir si c’est juste pour vous.

Et bien sûr, si vous ne pouvez pas être présent·e à cette visio, Marie Boelaerts et moi restons pleinement disponibles pour répondre à vos questions, en individuel, avec la même attention.

🌊 Sataya, ce n’est pas qu’un voyage.
C’est une parenthèse hors du temps, une rencontre avec le vivant, la mer, les dauphins… et avec soi.

📩 Le lien de la visio est ci-dessous :
jeudi 15 janvier 2026
20:00 - 21:00 (UTC+1)
https://teams.live.com/meet/9325657194834?p=P3piRNMDV11mfWPQnL
Tapez sur le lien ou collez-le dans un navigateur pour le joindre.

Au plaisir de vous y retrouver, ou de vous lire.

Avec douceur,
Marie & Marie🐬✨

C’est parmi mes citations favorites.Elle a le don d’irradier immédiatement le plexus solaire de chaleur.Elle goûte autan...
11/01/2026

C’est parmi mes citations favorites.
Elle a le don d’irradier immédiatement le plexus solaire de chaleur.

Elle goûte autant le mimosa en pleine journée enneigée
que la force du sapin vert qui se dégage du blanc givré.

Elle en dit autant sur la dureté de la saison
que sur la détermination,
la force nécessaire
quand tout est glacial et figé,
quand l’espoir n’est plus.

Ce qui reste fort et présent
quand tout semble s’écrouler.

Faire vibrer haut en soi
ce qui goûte le soleil et la lumière
quand la vie en manque.

Et c’est ce qui est encore plus beau et lumineux
quand tout est noir
ou semble perdu.

Invincible force de vie
quand la mort ou la survie fait rage.

Le poing levé,
le sourire aux lèvres,
le cœur en dehors…

✊🏻❄️☀️🫶🏻…

08/01/2026

8 janvier 2026.
Deux mois avant le départ.
Sataya – mars 2026.
Il reste trois places.
On vous embarque ? ✨🐬☀️

À l’année nouvelle …Il est de tradition de souhaiter une belle et heureuse année à chacun·e quand le mois de janvier pou...
03/01/2026

À l’année nouvelle …

Il est de tradition de souhaiter une belle et heureuse année à chacun·e quand le mois de janvier pousse le bout de son nez.
Comme de nombreuses coutumes, j’aime bien cette habitude : souhaiter le meilleur, le plus doux, le plus pétillant, le plus vivant que possible pour l’année à venir.

Parce que, bo**el, c’est bon de mettre un peu d’espoir quand on a conscience de la vie, de ses affres, de ses beautés et de ses déchirements.

C’est beau de mettre un peu de magie dans ses mots quand rien n’est encore écrit dans les pages de l’année.
C’est doux d’avoir l’intention du meilleur pour l’autre, pour soi, quand l’inconnu est à ses portes.

Avant de voguer sur les eaux de l’année à venir, autant y mettre ce qu’on (se) souhaite profondément :
la santé, la paix, les projets vibrants, l’amour, la tendresse, l’accomplissement.

Certaines personnes diront que ça ne change rien de passer d’un jour à l’autre, d’une année à l’autre.
Je comprends.

J’y vois aussi le spectre de la naissance et de la mort :
2026 sera l’année d’arrivée sur terre, de départ, ou cette année qui ne sera jamais vécue, pour des êtres, des relations, des postures.
Ce n’est donc en aucun cas neutre : une année de plus au calendrier.

Je comprends également la crainte de se souhaiter le meilleur quand les traversées de vie ne vous épargnent jamais.
Peut-on alors vraiment, avec insouciance, se souhaiter la légèreté de la facilité quand rien ne semble l’être ?

C’est un pari du cœur.
C’est peut-être une intention de trajectoire pour l’être.

Sans faux-semblant, je nous souhaite de construire de 2026 des postures, des ossatures qui nous rendront authentiques, plus proches de nos besoins, plus en réparation de nos manques.

Que cette construction se forge des pavés jetés sur nos routes, de nos blessures, des failles colmatées laissées par l’année précédente et celles d’avant, peut-être pour n’en être que plus forte et vraie.

Je nous souhaite ce qui ne manque jamais à nous forger, bon vent, mauvais vent :
de la créativité,
du mouvement,
du vivant,
du lien qui relie.

Que 2026, et l’inconnu qu’elle nous réserve, soit la plus édifiante, constructive, alignée, ancrée que possible.
Et si pas, donnons-nous la force de relever nos manches, d’affronter, de braver l’impossible.

À 2026,
à ses éclats,
à nos forces,
à nos désirs,
à nos besoins.

☀️ Marie

Au revoir 2025À cette année de viechamboulée, chamboulante,émotionnelle, terrible, audacieuse, percutante…vivante.Une an...
30/12/2025

Au revoir 2025

À cette année de vie
chamboulée, chamboulante,
émotionnelle, terrible, audacieuse, percutante…
vivante.

Une année dont les vagues ont fait chavirer plus d’un navire,
dont les flots ont amené du meilleur comme du pire.

Quel privilège d’avoir la chance de travailler sur mon propre navire
et d’y accueillir des êtres humains
dont les trajectoires de vie me bousculent,
m’émeuvent, me transpercent,
et m’offrent une gratitude infinie.

Elle est spécifique, cette énergie de travail de fin d’année :
regarder le chemin parcouru ensemble,
s’émouvoir des pas posés et des accidents de parcours,
y voir la force de combattre, de continuer,
et attester qu’on est légitime d’être simplement
épuisé·e, dépassé·e, vaincu·e…
mais encore vivant.e, bo**el.

Oser encore rire dans les plus grands drames,
se rencontrer dans la bienveillance d’un espace à créer ensemble.

Merci, de tout cœur, à vous qui m’avez fait confiance
sur votre route inédite de 2025.
Merci de déposer votre vulnérabilité
et d’accepter la main tendue vers un partenariat
dont je suis profondément touchée, à chaque fois.

Merci à vous qui avez été touché·e·s par mes écrits
et de me l’avoir communiqué
par un « j’aime » ou un commentaire.
Comme cette visibilité est précieuse pour moi…
vous n’avez pas idée.

À toutes les rencontres humaines de 2025
qui ont rendu cette année plus ancrée, plus sociale.
À toutes les minutes de partage autour des mots,
de la vie, des émotions.
À toute la souffrance, parfois sublimée,
parfois laissée insécure et insensée.
À la finalité de cette année secouante
qui nous a affaibli·e·s
et rapproché·e·s
dans nos cœurs humains.

Avec chaleur,
Marie 💛

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