17/04/2026
C'est honteux que la question doive se poser. Un crime reste un crime !
La justice rouvre des dossiers d'affaire vieilles de 30, 40 ans voir plus...crimes de guerre, meurtres, braquages, détournement de fonds etc... on mets les coupables devenus vieux parfois même à la fin de leur vie, en prison..un crime reste un crime !
Prenons l'exemple des procès des auteurs de crimes n***s, ils ont créé des précédents juridiques durables et contribué à établir le principe désormais largement accepté selon lequel des crimes comme le génocide et les crimes contre l’humanité ne doivent pas rester impunis et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Je trouve cela évident, la question ne se pose même pas.
"L'inceste" comme on l'appelle, pour être moins gerbant que les mots "viols familiales", est un crime !!! Les violences intra-familiales touchent des millions d'enfants dans le monde alors si ça se n'est pas des crimes contre l'humanité qu'est ce que c'est ?
Oui il n'y a pas de sang, de blessures corporelles visibles...mais il n'en reste pas moins un crime.
Dans mon cas (et celui de millions de victimes), je suis en mode survie, un hypervigilance, en dépressions chroniques...depuis mon plus jeune âge.
J'avance d'un pas et je recule de deux, à chaque détails qui peuvent paraître insignifiants pour certains mais destructeurs pour les victimes...un parfum, une expression, un bruit familier, un geste anodin, un papier peint, une situation ou une activité (Noël, la St Valentin, une balade à la campagne, un cinéma...), un film, une émission, une actualité à la télé, radio, réseaux sociaux...des détails qui évoquent constamment ce passé qu'on aimerait tellement oublier...anodins pour certains mais terriblement destructeurs pour les victimes.
On passe notre vie à faire un travail de guérison, un travail quotidien acharné pour être à peu près "normal"..et hop tout ce travail est balayé par un des ces "détails insignifiant pour certains"...un ascenseur émotionnel permanent qui vous détruit chaque fois plus...
On peut fuir à des kilomètres de notre bourreau, on peut se créer une nouvelle vie...les "détails insignifiants" nous suivent partout, toujours...une machine à café qui s'allume, un robinet qui coule, une poignée de porte qui grince...tel un coup de feu qui marque le départ d'un 100 mètres...il arrive le monstre...
Un "détail insignifiant" comme une marque ou une cicatrice, un rire ou une expression sur un visage...des réflexes de protection que l'on a mis en place dès notre plus jeune âge et dont on n'arrive pas à se débarrasser..., mettre notre linge de corps au fin fond du panier à linge de peur qu'il revienne au dessus souillés, mettre des vêtements larges pour ne pas susciter de désir, semer des petits pièges (tel le petit Poucet, pour s'assurer qu'il n'est pas épier), éviter les situations à risque (qui ne le sont plus à l'âge adulte mais que l'enfant meurtri qui est en vous, vous rappelle sans cesse) ...des "détails insignifiants" pour certains, mais qui vous ramène sans cesse à ces moments de tortures, ceux que vous tenter vainement d'enfouir au plus profond d'un tiroir de votre mémoire.
C'est un poison qui vous tue lentement mais avec une telle force...
Ces assassins qui restent impunis, qui dorment pendant que vous cherchez désespérément un peu de sommeil, de paix, de sérénité... juste un peu de répit pour reprendre juste un peu de force jusqu'au prochain rappel...
Des médicaments que vous refusez mais qui tôt où tard...quand la fatigue vous gagne, sont nécessaires à votre survie.
Pour certains se sera l'alcool, les drogues et autres substances chimiques qui vous soulagent le temps d'un cours instant...
Pour d'autres la solution radicale sera le su***de, le sexe, les excès sous toutes ses formes pourvu que l'effet anesthésiant dure le plus longtemps possible...
Alors oui ce sont des crimes sans marques visibles pour le commun des mortels...mais des blessures béantes qui semblent guérir quelques temps après un travail sur soi acharné...pour se rouvrir à chaque "détails insignifiants"...
Et arrive un jour ou on est fatigué, usé, vidé...on ne soigne plus cette brèche géante qui suinte...on la laisse s'infecter, gangrèner...plus rien ni personne ne peut panser vos blessures...
Alors on aimerait, comme les éléphants partir, se retirer dans un lieu paisible, loin de tout et de tous...rien qu'à nous...où l'on pourrait enfin baisser la garde, reposer nos muscles atrophiés, ne plus être un poids pour personne...
Comment peut-on poser cette question ? Comment se mot "imprescriptible" peut-il seulement exister ?
Le mal ne peut pas être prescrit !!! Il n'y a pas de date de péremption au mal, à la destruction...!!!
🇫🇷 Faut-il rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs ? Oui, selon un rapport parlementaire publié mercredi qui estime que cette mesure, qui ne fait pas l'unanimité en France, permettrait d'envoyer un "signal fort" dans la lutte contre les violences faites aux enfants.
➡️ u.afp.com/SEm3