03/21/2026
Je me questionne constamment sur la place de l'humain dans les écosystèmes. Ceux qui me suivent depuis longtemps, on sans doute vu une publication avec un lien vers un acticle scientifique qui démontre que les écosystèmes présentent plus de biodiversité lorsque l'humain joue bien son rôle en son sein. Dans la dernière année, je suis tombée sur ce livre: https://www.leslibraires.ca/livres/la-roue-de-medecine-jennifer-grenz-9782898570674.html
Une lecture qui nous rappelle que les écosystèmes se sont toujours développés en lien avec l'humain, autant que l'humain s'est développé en lien avec elle. Une lecture qui nous sort de la quête de la nature pure et intacte, du jardin d'Eden, et qui nous aide à comprendre l'évolution des écosystèmes avec lesquels nous évoluons.
Si ça vous parle, ne vous limitez pas à ce que j'écris ici pour nourrir vos réflexions, allez lire ce livre et faites vos propres conclusions.
De mes lectures, j'en conclus que l'évolution des écosystèmes souffre de l'absence de l'humain. De l'humain qui sait être en relation avec les êtres vivants qui constituent ces écosystèmes et qui sait en faire partie.
Alors ceci suscite quelques questions pratiques pour moi, l'envie de pointer du doigt ce qui nous empêche de reprendre notre place dans ces écosystèmes.
Si une seule personne possède des acres et des acres de terrain, comment peut-elle en venir à bout de s'occuper de la Terre et de soutenir ses écosystèmes afin de favoriser leur croissance, leur évolution, leur équilibre et l'abondance dont nous avons besoin pour notre survie? Pouvons-nous imaginer un monde où les terres privées sont accessibles à tous les humains et où les humains comprennent leur importance et leurs responsabilités envers elles?
Si nous interagissons avec nos écosystèmes que ponctuellement, comme des visiteurs, comment pouvons-nous comprendre leurs fonctionnements et contribuer à leur prospérité?
Si, lors de nos visites, nous ne pouvons rien toucher, cueillir, arracher, que nous sommes contraints au sentier, pouvons-nous vraiment jouer notre rôle dans cet écosystème?
Pouvons-nous imaginer que l'éducation reçue aide les gens à faire partie de leur écosystème? Qu'une décolonisation de l'esprit nous permette d'être en lien avec la nature sans la consommer et sans s'y sentir roi ou reine? Que le principe de la réciprocité et du respect s'applique également à notre relation avec le monde-autre-qu'humain?
La roue de médecine raconte le voyage de réconciliation personnelle et écologique vécu par la chercheuse autochtone Jennifer Grenz dans son travail sur la restauration écologique. Elle montr…