09/06/2026
Les collations d’exercices, vous connaissez?
🔺🔺🔺 Chaque minutes compte!!! 🔺🔺🔺
La définition varie , mais il s’agit essentiellement de courtes séances d’activité intense d’une à deux minutes, ou jusqu’à cinq minutes pour certaines.
« Pendant longtemps, on a cru qu’il fallait absolument faire 30 minutes d’exercice d’affilée pour activer tout l’organisme. Et puis la science a évolué »
Qu’on fasse l’activité en continu ou qu’on la segmente au courant de la journée, les bienfaits tendent à être similaires.
D’où le concept des « collations d’exercice » qui, depuis cinq ans, fait l’objet d’un engouement croissant chez les chercheurs.
La clé du succès ? « Il faut que ce soit intégré à la routine », répond Mylène Aubertin-Leheudre.
🟢🟢🟢Santé Canada recommande de faire au moins 150 minutes d’activité modérée à vigoureuse par semaine (plus deux séances d’entraînement musculaire). C’est le seuil à partir duquel on observe une réduction substantielle des risques de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, entre autres.
🟢🟢🟢Les collations d’exercice agissent sur deux fronts : elles permettent d’accumuler des minutes de cardio ET de briser la sédentarité (le fait de rester assis longtemps). La sédentarité, en soi, est aussi associée à plusieurs maladies chroniques. En ce sens, les collations d’exercice sont donc également bénéfiques pour les gens déjà actifs.
« Je cours 45 minutes tous les matins. Je pourrais me dire : c’est bon, pas besoin d’en faire plus », souligne Amanda Daley. « Mais… Je cours toujours le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire parce que je passe encore de 8 à 10 heures par jour assise. J’ai donc besoin de faire mes collations d’exercice », ajoute la chercheuse, qui y voit aussi un remède efficace aux maux de dos.
À son laboratoire, son équipe utilise une définition plus souple des collations d’exercice : une à cinq minutes, et l’intensité peut être vigoureuse OU modérée.
Mais si on souhaite maximiser les bienfaits, la clé, c’est de se donner à fond (sans se sentir en danger), souligne la professeure Mylène Aubertin-Leheudre.
« Il faut qu’on soit dans cette zone un petit peu à la limite de ce qu’on est capable de faire, mais on est capable de le faire. »
L’intensité est modérée quand on peut parler mais pas chanter, et vigoureuse lorsqu’on doit reprendre son souffle après quelques mots.
« Nous essayons d’encourager les gens à atteindre cette plage d’intensité élevée, parce qu’au bout du compte, on n’a rien sans rien », souligne le chercheur Martin Gibala, professeur en kinésiologie à l’Université McMaster, en Ontario. « Vigoureux », dit-il, correspond environ à un 7 sur une échelle de 10 : « ça ne veut pas dire courir pour sauver sa vie », nuance-t-il.
Les temps de transport constituent une occasion en or d’intégrer des collations d’exercice à son horaire.
On peut veiller à maximiser ses déplacements, en débarquant de l’autobus un arrêt plus tôt. La professeure Amanda Daley a aussi tendance… à les provoquer. Elle ne fait jamais livrer de colis à la maison – elle préfère les points de dépôt, autour de chez elle. Et lorsqu’elle arrive au travail, Amanda Daley se stationne aussi le plus loin possible de la porte.
La kinésiologue Mylène Aubertin-Leheudre suggère de faire quelques intervalles pendant ses déplacements à pied. On marche (ou on court !) le plus rapidement possible pendant un coin de rue, puis on reprend un rythme plus modéré pendant un coin de rue. « On peut viser au moins 30 secondes en intensité vigoureuse pour permettre au cœur de monter », conseille Mylène Aubertin-Leheudre. Les gens inactifs peuvent d’abord viser 15 secondes, puis augmenter graduellement.