24/05/2026
Demain, le Ministre de la Formation Professionnelle fera face à la Représentation Nationale. Devant les Élus du Peuple, il devra répondre sans fard des réalités de son secteur. Les cadres, agents et formateurs du ministère m'annoncent leur présence massive à l'Assemblée pour confronter les discours officiels à la vérité du terrain.
Depuis des années, la rhétorique officielle vante des milliers de jeunes formés et des centres de formation actifs. Pourtant, sur le terrain, le constat est alarmant : où sont passés nos apprenants ? Où sont ces jeunes en salopette, symboles de notre vitalité technique, dans les rues de Kinshasa et de nos provinces ?
L’absence visible de cette dynamique sur le terrain soulève de sérieuses interrogations sur la sincérité des statistiques présentées. Quand un secteur public fonctionne, son impact se mesure dans la société, pas seulement sur le papier. Le peuple congolais exige des preuves visibles, pas des bilans théoriques.
Ce face-à-face sera un moment de vérité et de redevabilité publique. Le Congo mérite une politique de formation professionnelle réelle, palpable et créatrice d'emplois, loin des chiffres sans impact. Soyons nombreux demain au Parlement pour témoigner de la réalité de notre secteur.
Le Congo mérite mieux que des chiffres sans impact visible.