04/09/2026
🌿 Étudier une plante médicinale ne consiste pas à dresser une simple liste de ses propriétés.
Il faut toujours se demander : quelle partie de la plante a été étudiée, sous quelle forme et avec quel niveau de preuve ? 🔬
Dans le cas de la bugrane, son usage médicinal de référence concerne la racine. D’autres recherches explorent également les feuilles ou les parties aériennes, notamment dans les sphères antalgique, antifongique ou digestive. Ces résultats restent cependant précliniques et ne peuvent être transposés automatiquement à l’usage traditionnel de la racine.
🌱 Une autre question mérite notre attention : celle de la récolte. Prélever la racine détruit la plante entière. Une cueillette raisonnée, limitée aux populations abondantes, ou le recours à des cultures et approvisionnements contrôlés est donc essentiel.
C’est aussi cela, porter un regard fonctionnel sur les plantes : relier tradition, botanique, pharmacologie et responsabilité, sans placer toutes les données au même niveau.
✍️ Texte proposé par Sylvain Garraud, membre du comité académique du CENAFO.
📚 Sources principales :
EMA/HMPC, Ononis spinosa L., radix, 2014.
Deipenbrock M. et al., Planta Medica, 2020.
Spiegler V. et al., Frontiers in Pharmacology, 2020.
Addotey J.N. et al., Fitoterapia, 2018.