Dr Kofane

Dr Kofane Médecin
Ici on parle de Santé & prévention | Rééducation & réadaptation | Handicap et accessibilité | Inclusion pour tous
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𝗨𝗻𝗲 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗺'𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲́𝗲Il y a quelques jours, j'étais en déplacement, dans un cadre de détente. Il y avait une maman...
30/08/2026

𝗨𝗻𝗲 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗺'𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲́𝗲

Il y a quelques jours, j'étais en déplacement, dans un cadre de détente. Il y avait une maman avec ses deux garçons.

Dès que je les ai observés, certains comportements ont immédiatement attiré mon attention de médecin.

Ces enfants dessinaient avec une précision impressionnante, presque comme de vrais artistes. Mais pendant les activités de groupe, ils semblaient parfois ailleurs, un peu perdus. Ils posaient plusieurs fois les mêmes questions, restaient beaucoup dans leur coin et semblaient avoir du mal à se mêler aux autres.

Autour d'eux, les regards changeaient. On sentait que certaines personnes se demandaient ce qui se passait avec ces enfants.

Et à chaque comportement inhabituel, leur maman haussait la voix et les grondait devant tout le monde.

Je ne pense pas qu'elle était méchante.

J'ai plutôt eu l'impression de voir une maman dépassée, fatiguée, peut-être elle-même démunie face à des comportements qu'elle ne comprenait pas forcément.

𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀, 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗻𝗲𝘂𝗿𝗼𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

Certains enfants ont un fonctionnement cérébral différent de celui de la majorité.

On parle, par exemple, de troubles du spectre de l'autisme, mais il existe également d'autres troubles du neurodéveloppement.

Attention : je ne dis pas que ces deux enfants étaient autistes. Je ne les ai pas examinés et je n'ai posé aucun diagnostic. Certains de leurs comportements m'ont simplement interpellée et m'ont fait penser qu'une évaluation professionnelle pourrait éventuellement être utile.

Un comportement inhabituel ne signifie pas forcément qu'un enfant est mal élevé.

Il ne fait pas forcément exprès.

Il ne cherche pas nécessairement à provoquer les adultes.

Sa façon de comprendre certaines informations, de gérer les sons, les émotions, les changements ou les interactions sociales peut être différente.

Certains enfants peuvent avoir des capacités remarquables dans certains domaines : dessin, musique, mémoire, chiffres, etc.

Mais ces capacités, à elles seules, ne permettent évidemment pas de poser un diagnostic.

D'autres peuvent avoir davantage de difficultés à communiquer, à supporter certains bruits, à changer d'activité, à interagir avec les autres ou à gérer certaines situations.

Et surtout, chaque enfant est différent. Il n'y a pas deux enfants avec exactement le même fonctionnement.

𝗔𝘂𝘅 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́

Je sais que ce n'est pas facile.

La fatigue, l'incompréhension, le regard des autres, la peur d'être jugé… tout cela peut être lourd à porter.

Et parfois, quand on ne comprend pas pourquoi son enfant agit d'une certaine manière, on finit par crier, punir ou penser qu'il le fait volontairement.

Mais avant de punir, essayons de comprendre.

Si vous remarquez que votre enfant présente des difficultés inhabituelles à communiquer, à jouer avec les autres, à supporter certains bruits ou changements, ou qu'il répète souvent les mêmes gestes ou les mêmes questions, n'hésitez pas à en parler à un professionnel de santé.

Ce n'est pas une honte de consulter.

Au contraire.

Un professionnel pourra écouter vos inquiétudes, évaluer le développement de l'enfant et, si nécessaire, vous orienter vers une prise en charge adaptée.

𝗖𝗿𝗶𝗲𝗿 𝗻𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲

Quand un enfant présente des difficultés, lui crier dessus ou l'humilier ne permet pas forcément de résoudre le problème.

Cela peut même augmenter son stress et son incompréhension.

L'enfant peut parfois avoir besoin qu'on lui explique autrement.

Qu'on lui donne davantage de temps.

Qu'on adapte son environnement.

Qu'on l'accompagne avec patience.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut jamais poser de limites. Cela veut simplement dire qu'une difficulté de développement doit d'abord être comprise pour que l'accompagnement soit réellement adapté.

𝗔̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗼𝘂𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗶𝗻

Un enfant qui se comporte différemment n'a pas besoin de nos regards insistants, de nos moqueries ou de notre gêne.

Il n'a pas choisi d'être comme il est.

Et nous ne savons jamais ce que vit réellement une famille derrière quelques minutes d'observation.

Alors, avant de juger, essayons simplement d'être humains.

Un sourire.

Un peu de patience.

Un peu de discrétion.

Parfois, c'est déjà beaucoup.

𝗘𝗻 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́

Un enfant qui se comporte différemment n'est pas forcément un enfant « anormal ».

C'est peut-être un enfant qui a besoin qu'on comprenne mieux son fonctionnement.

Un enfant qui a besoin d'être accompagné, soutenu et accepté.

Alors, si vous avez des inquiétudes concernant le développement de votre enfant, n'ayez pas peur d'en parler à un professionnel de santé.

Ne laissez pas la honte ou le regard des autres vous empêcher de demander de l'aide.

𝗟𝗲 𝗯𝗼𝗻 𝗿𝗲́𝗳𝗹𝗲𝘅𝗲, 𝗰𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗷𝘂𝗴𝗲𝗿 𝗹'𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁.

𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲.

𝗥𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 : Organisation mondiale de la Santé (OMS), « Troubles du spectre de l'autisme » ; American Psychiatric Association, DSM-5-TR, troubles du neurodéveloppement.

Dr Kofane

𝗟𝗔 𝗟𝗢𝗠𝗕𝗢𝗦𝗖𝗜𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 : 𝗘𝗦𝗧-𝗖𝗘 𝗤𝗨'𝗢𝗡 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗩𝗥𝗔𝗜𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗘𝗡 𝗚𝗨𝗘́𝗥𝗜𝗥 ?𝗨𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗶𝗿𝗰𝘂𝗹𝗲 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽…Sur les réseaux sociaux, on...
27/08/2026

𝗟𝗔 𝗟𝗢𝗠𝗕𝗢𝗦𝗖𝗜𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 : 𝗘𝗦𝗧-𝗖𝗘 𝗤𝗨'𝗢𝗡 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗩𝗥𝗔𝗜𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗘𝗡 𝗚𝗨𝗘́𝗥𝗜𝗥 ?

𝗨𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗶𝗿𝗰𝘂𝗹𝗲 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽…

Sur les réseaux sociaux, on voit de plus en plus de produits qui promettent de « guérir définitivement » la sciatique.

Des plantes, des décoctions, des compléments alimentaires, des huiles, des produits de la pharmacopée traditionnelle…

La promesse est simple : « Prenez ceci et votre sciatique va disparaître. »

Mais est-ce vraiment aussi simple que ça ?

𝗘𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗴𝘂𝗲́𝗿𝗶𝗿 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗼𝗺𝗯𝗼𝘀𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 ?

Oui.

Mais il faut d’abord comprendre ce que signifie réellement « guérir ».

𝗟𝗔 𝗟𝗢𝗠𝗕𝗢𝗦𝗖𝗜𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘, 𝗖'𝗘𝗦𝗧 𝗤𝗨𝗢𝗜 ?

Pour faire simple, c’est une douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et qui descend dans la jambe.

Elle apparaît généralement lorsqu’un nerf situé dans le bas du dos est irrité ou comprimé.

Une cause fréquente est la hernie discale : un disque situé entre deux vertèbres se déforme et peut venir irriter le nerf.

Cela peut provoquer une douleur très forte, des fourmillements, des sensations de brûlure ou parfois une faiblesse dans la jambe.

𝗘𝗦𝗧-𝗖𝗘 𝗤𝗨'𝗢𝗡 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗘𝗡 𝗚𝗨𝗘́𝗥𝗜𝗥 ?

𝗢𝘂𝗶, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝘀, 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗺𝗯𝗼𝘀𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀'𝗮𝗺𝗲́𝗹𝗶𝗼𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗶𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲.

C’est une information importante, parce qu’on peut parfois avoir l’impression que, puisque la douleur est très forte, elle va forcément rester.

Ce n’est pas nécessairement le cas.

Avec le temps, l’irritation du nerf peut diminuer. Et certaines hernies discales peuvent aussi diminuer naturellement.

Une étude scientifique publiée en 2023, après analyse de plusieurs travaux, confirme que certaines hernies discales peuvent régresser spontanément.

𝗟𝗔 𝗗𝗢𝗨𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗗𝗜𝗦𝗣𝗔𝗥𝗔𝗜̂𝗧𝗥𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗤𝗨'𝗢𝗡 𝗔𝗜𝗧 𝗙𝗔𝗜𝗧 𝗨𝗡𝗘 𝗢𝗣𝗘́𝗥𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡.

Mais attention : cela ne veut pas dire que tout le monde guérit de la même manière ni dans le même délai.

𝗔𝗟𝗢𝗥𝗦, 𝗣𝗢𝗨𝗥𝗤𝗨𝗢𝗜 𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗨𝗡 𝗧𝗥𝗔𝗜𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 ?

Parce que même si la situation peut s’améliorer avec le temps, la douleur peut être très difficile à supporter.

La prise en charge médicale vise notamment à soulager la douleur, à permettre à la personne de bouger et de reprendre progressivement ses activités, et à surveiller l’évolution.

Le traitement ne consiste donc pas toujours à « réparer » directement le disque.

Il accompagne souvent la récupération.

Et c’est une distinction importante :

𝗦𝗢𝗨𝗟𝗔𝗚𝗘𝗥 𝗟𝗔 𝗗𝗢𝗨𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗘𝗧 𝗧𝗥𝗔𝗜𝗧𝗘𝗥 𝗟𝗔 𝗖𝗔𝗨𝗦𝗘 𝗡𝗘 𝗦𝗢𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗙𝗢𝗥𝗖𝗘́𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗠𝗘̂𝗠𝗘 𝗖𝗛𝗢𝗦𝗘.

𝗘𝗧 𝗟𝗔 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗘 𝗧𝗥𝗔𝗗𝗜𝗧𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗗𝗔𝗡𝗦 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗖̧𝗔 ?

Il faut être honnête sur ce sujet.

𝗜𝗹 𝗻𝗲 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗿𝗮𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀.

Ce serait injuste.

Et ce n’est pas non plus le message de ce texte.

Si quelqu’un utilise une préparation traditionnelle et se sent mieux ensuite, son expérience mérite d’être entendue et respectée.

Mais une expérience personnelle ne permet pas toujours de savoir exactement ce qui a provoqué l’amélioration.

La lombosciatique peut naturellement s’améliorer avec le temps. Le produit peut avoir eu un effet sur les symptômes. D’autres traitements ont peut-être également été utilisés.

Plusieurs facteurs peuvent donc intervenir en même temps.

𝗨𝗡𝗘 𝗘𝗫𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗣𝗘𝗥𝗦𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗘𝗧 𝗨𝗡𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗨𝗩𝗘 𝗦𝗖𝗜𝗘𝗡𝗧𝗜𝗙𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗡𝗘 𝗥𝗘́𝗣𝗢𝗡𝗗𝗘𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗘𝗫𝗔𝗖𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗠𝗘̂𝗠𝗘 𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡.

Cela ne signifie pas que l’expérience de la personne est fausse.

Cela signifie simplement qu’il faut éviter de transformer une expérience individuelle en vérité générale.

𝗟𝗘 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗜𝗠𝗣𝗢𝗥𝗧𝗔𝗡𝗧, 𝗖'𝗘𝗦𝗧 𝗟𝗔 𝗦𝗘́𝗖𝗨𝗥𝗜𝗧𝗘́

Une plante peut contenir des substances actives.

Et une substance active peut avoir un effet bénéfique, mais aussi provoquer des effets indésirables ou interagir avec d’autres produits.

C’est pourquoi il est important de connaître ce que l’on prend, surtout lorsqu’un produit est utilisé pendant longtemps ou en association avec des médicaments.

Le problème n’est donc pas qu’un produit soit traditionnel.

𝗟𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗕𝗟𝗘̀𝗠𝗘, 𝗖'𝗘𝗦𝗧 𝗦𝗨𝗥𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗗𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗨𝗡 𝗣𝗥𝗢𝗗𝗨𝗜𝗧 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗦𝗔𝗩𝗢𝗜𝗥 𝗖𝗟𝗔𝗜𝗥𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗖𝗘 𝗤𝗨'𝗜𝗟 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗜𝗘𝗡𝗧, 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗜𝗟 𝗔𝗚𝗜𝗧 𝗘𝗧 𝗤𝗨𝗘𝗟𝗦 𝗥𝗜𝗦𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗜𝗟 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗣𝗥𝗘́𝗦𝗘𝗡𝗧𝗘𝗥.

𝗜𝗟 𝗡𝗘 𝗦'𝗔𝗚𝗜𝗧 𝗗𝗢𝗡𝗖 𝗣𝗔𝗦 𝗗'𝗢𝗣𝗣𝗢𝗦𝗘𝗥 𝗟𝗔 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗘 𝗠𝗢𝗗𝗘𝗥𝗡𝗘 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗘 𝗧𝗥𝗔𝗗𝗜𝗧𝗜𝗢𝗡𝗡𝗘𝗟𝗟𝗘.

La vraie question est beaucoup plus simple :

𝗘𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲 ?

𝗘𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 ?

𝗤𝘂'𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

Ce sont des questions que l’on peut poser pour les produits traditionnels comme pour les médicaments.

𝗡𝗔𝗧𝗨𝗥𝗘𝗟 𝗡𝗘 𝗩𝗘𝗨𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗗𝗜𝗥𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗥𝗜𝗦𝗤𝗨𝗘.

Et « médical » ne veut pas non plus dire « sans risque ».

Tout traitement mérite donc d’être utilisé avec discernement.

L’OMS elle-même insiste aujourd’hui sur la nécessité d’évaluer la qualité, la sécurité et l’efficacité des pratiques et produits de médecine traditionnelle.

𝗔𝗟𝗢𝗥𝗦, 𝗤𝗨𝗘 𝗙𝗔𝗨𝗧-𝗜𝗟 𝗥𝗘𝗧𝗘𝗡𝗜𝗥 ?

𝗢𝗨𝗜, 𝗢𝗡 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗚𝗨𝗘́𝗥𝗜𝗥 𝗗'𝗨𝗡𝗘 𝗟𝗢𝗠𝗕𝗢𝗦𝗖𝗜𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘.

Mais il n’est pas nécessaire de croire automatiquement qu’un produit présenté comme « miracle » est responsable de cette guérison.

Et il n’est pas non plus question de dire que tout produit traditionnel est mauvais.

𝗟𝗘 𝗕𝗨𝗧 𝗘𝗦𝗧 𝗦𝗜𝗠𝗣𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘 𝗦𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗧𝗘́𝗚𝗘𝗥 𝗘𝗧 𝗗𝗘 𝗙𝗔𝗜𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗛𝗢𝗜𝗫 𝗘́𝗖𝗟𝗔𝗜𝗥𝗘́𝗦.

Si vous utilisez un produit traditionnel, parlez-en simplement à votre professionnel de santé.

Pas pour être jugé.

Mais pour que le professionnel sache ce que vous prenez et puisse vous aider à éviter certaines associations ou certains risques.

Et si quelqu’un vous promet :

𝗖̧𝗔 « 𝗚𝗨𝗘́𝗥𝗜𝗧 𝗗𝗘́𝗙𝗜𝗡𝗜𝗧𝗜𝗩𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗦𝗖𝗜𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗘𝗡 𝗤𝗨𝗘𝗟𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗝𝗢𝗨𝗥𝗦 »

prenez simplement le temps de poser quelques questions.

𝗤𝘂'𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰̧𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲 ?

𝗤𝘂'𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗱𝘂𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 ?

𝗘𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲 ?

Parce qu’en santé :

𝗨𝗡𝗘 𝗕𝗢𝗡𝗡𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗠𝗘𝗦𝗦𝗘 𝗡𝗘 𝗥𝗘𝗠𝗣𝗟𝗔𝗖𝗘 𝗣𝗔𝗦 𝗨𝗡𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗨𝗩𝗘.

Dr Kofane

𝗩𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗩𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗥𝗘𝗦𝗧𝗘 𝗚𝗥𝗢𝗦 𝗔𝗣𝗥𝗘̀𝗦 𝗟'𝗔𝗖𝗖𝗢𝗨𝗖𝗛𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 ? 𝗩𝗢𝗜𝗖𝗜 𝗣𝗢𝗨𝗥𝗤𝗨𝗢𝗜Vous avez accouché. Vous faites des abdos chaque jour. Mai...
26/08/2026

𝗩𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗩𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗥𝗘𝗦𝗧𝗘 𝗚𝗥𝗢𝗦 𝗔𝗣𝗥𝗘̀𝗦 𝗟'𝗔𝗖𝗖𝗢𝗨𝗖𝗛𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 ? 𝗩𝗢𝗜𝗖𝗜 𝗣𝗢𝗨𝗥𝗤𝗨𝗢𝗜

Vous avez accouché. Vous faites des abdos chaque jour. Mais le ventre reste gros, parfois même on dirait qu'il y a un trou au milieu. Ne paniquez pas, ce n'est pas votre faute.

Pendant la grossesse, le bébé grandit et pousse sur les muscles du ventre. Ces muscles s'écartent pour lui faire de la place. Après l'accouchement, ils doivent revenir à leur place normalement. Mais chez beaucoup de femmes, ça ne se fait pas tout seul. On appelle ça le 𝗱𝗶𝗮𝘀𝘁𝗮𝘀𝗶𝘀.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗯𝗱𝗼𝘀 𝗻𝗲 𝗿𝗲̀𝗴𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲
Faire des abdos classiques (comme se relever à moitié couchée) peut même 𝗲𝗺𝗽𝗶𝗿𝗲𝗿 les choses. Ça pousse encore plus sur ce muscle déjà écarté au lieu de le rapprocher.

𝗖𝗲 𝗾𝘂'𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘂 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗰̧𝗮
• 𝗔𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘃𝗼𝗶𝗿 un médecin de rééducation ou un kiné, surtout si le ventre reste gros après plusieurs mois
• 𝗕𝗶𝗲𝗻 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗶𝗿𝗲𝗿 en gonflant le ventre puis en le rentrant doucement
• 𝗥𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 les muscles profonds du ventre, pas ceux qu'on voit
• 𝗘́𝘃𝗶𝘁𝗲𝗿 de forcer sur le ventre comme avant la grossesse

𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱'𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗲́𝗱𝗲𝗰𝗶𝗻
Si vous sentez une 𝗯𝗼𝘀𝘀𝗲 au milieu du ventre quand vous faites un effort, si vous avez 𝗺𝗮𝗹 𝗮𝘂 𝗱𝗼𝘀 souvent, ou si le ventre est toujours « faible » plusieurs mois après l'accouchement.

Le corps met du temps à se réparer après une grossesse. Il faut de la patience et les bons exercices, pas n'importe quels abdos.

Dr Kofane

12/08/2026

Il commence par : « j’ai appris que je devais faire une vidéo pour vous. »😭😭😭

Ekieeee🤣🤣🤣

Genre j’ai forcé pour avoir cette vidéo, ou je peux me vanter tranquillement ?😂😂😂

Bref un acteur ivoirien que vous connaissez bien a fait une vidéo… pour parler de moi. Oui oui, MOI. Il dit que je dois continuer à soigner les gens, il connaît même mon travail.

Pendant que les stars prononcent déjà mon nom, vous là qui me suivez depuis des mois et qui recevez mes conseils gratuitement… vous me négligez non ?

Attention, bientôt moi aussi je serai star, et là ce sera à mon tour de vous négliger 🤣

Merci à M.Kane Mahoula pour les encouragements 🙏

Nb: Ceux qui diront que j’ai forcé,essayez de faire pareil pour que je vois si on prononce vos noms 😒

12/08/2026

Beaucoup l'ignorent : le tuyau qui relie la bouteille de gaz à la cuisinière a une durée de vie limitée. Avec le temps, le caoutchouc se fragilise et peut se fissurer, laissant échapper du gaz. Prenez un moment pour vérifier le vôtre. S'il est ancien, craquelé ou durci, changez-le.

12/08/2026

Une fillette de trois ans jouait pendant que sa maman, vendeuse de nourriture, préparait ses plats. Elle s'est retrouvée assise dans une marmite de sauce à peine retirée du feu. Les brûlures génitales chez un enfant si jeune laissent des séquelles profondes, physiques et psychologiques. Une marmite chaude ne doit jamais rester à portée d'un enfant, même quelques secondes.

Dr Kofane

𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗲́𝗽𝗮𝘂𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗹𝗲́𝗲 ? 𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗶 𝗯𝗹𝗼𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗯𝗿𝗮𝘀Une enseignante consulte parce qu’elle ...
10/08/2026

𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗲́𝗽𝗮𝘂𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗹𝗲́𝗲 ? 𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗶 𝗯𝗹𝗼𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗯𝗿𝗮𝘀

Une enseignante consulte parce qu’elle n’arrive plus à lever le bras au-dessus de l’épaule.

Depuis des années, elle écrit au tableau, efface, recommence, avec des mouvements répétés sollicitant son épaule. Puis, progressivement, une douleur est apparue. Au début, elle pensait que c’était simplement « la fatigue du métier ».
Pourtant, une douleur d’épaule qui s’installe progressivement et qui limite les mouvements n’est pas toujours une conséquence normale du travail. Elle peut parfois révéler une 𝗰𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗶𝘁𝗲 𝗿𝗲́𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝗶𝗹𝗲, aussi appelée « épaule gelée ».

𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗲́𝗽𝗮𝘂𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗹𝗲́𝗲 ?
La capsulite rétractile correspond à un épaississement et une rétraction progressive de la capsule qui entoure l’articulation de l’épaule. L’articulation devient alors douloureuse puis de plus en plus raide, limitant progressivement les mouvements.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗽𝗲𝘂𝘁-𝗼𝗻 𝗹’𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 ?
Dans de nombreux cas, la cause exacte n’est pas retrouvée. Cependant, certains facteurs augmentent le risque :
• l’âge, notamment entre 40 et 60 ans ;
• le diabète ;
• certaines maladies de la thyroïde ;
• une immobilisation prolongée de l’épaule.

Les gestes répétés bras levé, comme certaines activités professionnelles nécessitant de solliciter régulièrement l’épaule, peuvent contribuer à une surcharge mécanique, sans être à eux seuls une cause directe de capsulite.

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮î𝘁𝗿𝗲 ?
Les signes apparaissent généralement progressivement :
• une douleur qui augmente avec le temps ;
• des douleurs nocturnes pouvant perturber le sommeil ;
• une difficulté à lever le bras, s’habiller, se coiffer ou attraper un objet en hauteur.

𝗟𝗲𝘀 𝟯 𝗽𝗵𝗮𝘀𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗲́𝗽𝗮𝘂𝗹𝗲 𝗴𝗲𝗹𝗲́𝗲
𝗣𝗵𝗮𝘀𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗹𝗼𝘂𝗿𝗲𝘂𝘀𝗲 : la douleur est importante, souvent plus forte la nuit.
𝗣𝗵𝗮𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗮𝗶𝗱𝗲𝘂𝗿 : la douleur peut diminuer, mais l’épaule reste limitée dans ses mouvements.
𝗣𝗵𝗮𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲́𝗰𝘂𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 : la mobilité revient progressivement.

L’évolution peut être longue et s’étaler sur plusieurs mois, parfois plus d’un an. Une prise en charge adaptée permet d’accompagner la récupération et de limiter l’enraidissement.

𝗖𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲
❌ Immobiliser complètement l’épaule par peur d’avoir mal.
❌ Forcer brutalement les mouvements malgré la douleur.

Il faut plutôt adapter les activités, soulager la douleur si nécessaire et débuter une rééducation adaptée à chaque phase.

Pour les personnes qui utilisent beaucoup leur épaule dans leur travail, quelques mesures simples peuvent aider :
• faire des pauses ;
• éviter de maintenir le bras levé trop longtemps ;
• adapter les gestes lorsque cela est possible ;
• varier les mouvements.

Une épaule qui devient progressivement difficile à mobiliser n’est pas une fatalité. N’attendez pas que le blocage s’installe pour demander un avis médical.

Dr Kofane

09/08/2026

Cette dame a été mon enseignante en première année de spécialisation. Le temps d’un cours de médecine légale, elle m’a donné une envie f***e de tout changer, d’abandonner mon projet initial pour me lancer dans sa spécialité. C’est dire à quel point elle en parlait avec passion.

J’ai fini par réaliser que cette passion, aussi réelle soit-elle, ne suffirait pas à effacer mes appréhensions face à l’idée d’exercer sur des corps sans vie. J’ai donc suivi mon propre chemin, la médecine physique et de réadaptation.

Mais quelque chose est resté. Sa manière de parler de son métier m’inspire encore aujourd’hui, tranquillement, sans bruit, comme un rappel discret de ce que peut être une vraie passion pour ce qu’on fait.

Le Pr Yapo Etté est un bel exemple de passion et de réussite.

𝗔𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 : 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀Quand un enfant parle peu, évite parfois le regard, joue différemment des au...
09/08/2026

𝗔𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 : 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀

Quand un enfant parle peu, évite parfois le regard, joue différemment des autres ou semble « dans son monde », certaines explications circulent souvent :

« C’est parce qu’il regarde trop la télévision. »
« C’est parce qu’on ne l’a pas assez stimulé. »
« Il finira bien par changer. »

Pourtant, l’autisme est beaucoup plus complexe que cela.

𝗤𝘂’𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 ?
L’autisme, ou trouble du spectre de l’autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement.
Cela signifie que le cerveau de la personne se développe et fonctionne d’une manière différente, notamment dans la communication, les interactions sociales et la perception de son environnement.

Il existe de nombreuses formes d’autisme : certaines personnes parlent beaucoup, d’autres très peu ; certaines ont besoin d’un accompagnement important, tandis que d’autres sont autonomes dans leur vie quotidienne.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 ?
Les signes peuvent varier d’un enfant à l’autre. On peut retrouver par exemple :

•des difficultés à entrer dans les échanges avec les autres ;
•un re**rd ou des particularités dans le langage ;
des comportements répétitifs ;
•une sensibilité particulière à certains sons, lumières ou textures ;
•intérêts très marqués pour certaines activités.

Cependant, la présence d’un seul de ces signes ne signifie pas forcément que l’enfant est autiste. C’est l’ensemble du développement de l’enfant qui doit être évalué.

𝗟’𝗮𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗲𝘀𝘁-𝗶𝗹 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗼𝘂 𝗹’𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 ?
Non.
L’autisme n’est pas provoqué par les écrans, par un manque d’amour ou par une mauvaise éducation.

Il s’agit d’un trouble du neurodéveloppement dont les causes sont principalement liées à des facteurs biologiques et génétiques.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗴𝗻𝗼𝘀𝘁𝗶𝗰 𝗲𝘀𝘁-𝗶𝗹 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 ?
Reconnaître l’autisme tôt permet de mieux comprendre l’enfant et de lui proposer un accompagnement adapté : soutien du langage, aide aux apprentissages, développement des interactions sociales et adaptation de son environnement.

L’objectif n’est pas de « changer » l’enfant, mais de l’aider à développer ses capacités et à trouver sa place.

𝗨𝗻 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀
Un enfant autiste n’est pas un enfant « perdu » ou « condamné ».

Avec une meilleure compréhension, un accompagnement adapté et le respect de ses besoins, il peut progresser et développer ses compétences.

L’autisme n’est pas une faute des parents. C’est une réalité du neurodéveloppement qu’il faut apprendre à connaître pour mieux accompagner.

Dr Kofane

Image : Autisme - Association CERESA

𝗘𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 : 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝘃𝗿𝗮𝗶 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 ?Beaucoup de parents me posent cette question, surtout ceux qui donnent une ...
08/08/2026

𝗘𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 : 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝘃𝗿𝗮𝗶 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 ?

Beaucoup de parents me posent cette question, surtout ceux qui donnent une tablette ou un téléphone à leur enfant pour souffler un moment. Je comprends : la vie est exigeante, il faut parfois cuisiner, travailler, se reposer. Mais il est important de connaître ce que dit réellement la science, afin de faire des choix éclairés sans culpabiliser.

𝗟𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 ?

Non. À ce jour, aucune étude scientifique n’a montré que les écrans causent l’autisme. L’autisme est un trouble du neurodéveloppement dont les origines sont multiples, notamment liées à des facteurs génétiques et biologiques.

Certains parlent parfois d’« autisme virtuel », mais ce terme n’est pas reconnu comme un diagnostic médical par la communauté scientifique.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗼𝘀𝗲́𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗲́𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 ?

Une exposition excessive et précoce aux écrans peut être associée à des difficultés dans certains apprentissages : re**rd de langage, diminution des interactions sociales, difficultés d’attention ou moins d’intérêt pour les échanges avec l’entourage.

Ces difficultés ne signifient pas que l’enfant est autiste. Elles peuvent parfois s’améliorer lorsque les écrans sont réduits et que les interactions avec l’enfant sont davantage favorisées. Cependant, un re**rd persistant du langage ou du développement nécessite une évaluation par un professionnel de santé.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗿𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 ?

Un bébé ou un jeune enfant apprend en grande partie grâce aux interactions humaines : il observe les visages, imite les sons, répond aux sourires, joue et échange avec les adultes qui l’entourent.

Lorsque l’écran prend une place trop importante, il peut remplacer des moments essentiels pour le développement : parler avec son enfant, jouer avec lui, lire des histoires ou explorer son environnement.

𝗤𝘂𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

Avant 2 ans : éviter les écrans autant que possible. À cet âge, l’enfant apprend surtout grâce aux échanges avec les personnes qui l’entourent : parler, jouer, toucher, explorer.

Après 2 ans : si un écran est utilisé, il doit rester limité, adapté à l’âge de l’enfant et, idéalement, accompagné par un adulte.

Privilégier :

• Le jeu,

•Les histoires racontées,

•Les activités physiques,

•Les échanges en famille.

Le problème n’est pas un écran utilisé occasionnellement. Le risque apparaît surtout lorsque l’écran devient le principal compagnon de l’enfant au détriment du sommeil, du mouvement et des interactions humaines.

Si votre enfant présente un re**rd de langage, une perte d’acquis ou des difficultés dans son développement, n’hésitez pas à demander un avis médical.

𝗨𝗻 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗷𝘂𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁

Ce message n’est pas là pour juger les parents. Chaque famille fait avec ses réalités. C’est un message de prévention pour permettre à chacun d’avoir les bonnes informations et d’adapter ses habitudes au quotidien.

Dr Kofane

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