06/10/2026
Je suis atterrée par la docilité des femmes et je m’inclus totalement dedans 🙆🏼♀️
Lorsque j’ai découvert à quel point nous étions conditionnées, j’ai eu envie de vomir. Littéralement.
C’était en 2013.
Je sortais de l’hôpital pour une opération qui m’a fait éviter un cancer et propulsée dans le doux gouffre de la révolte.
Et franchement, je crois qu’on a cessé de s’indigner.
On a normalisé.
On a trouvé logique d’y laisser corps et âme pour gagner sa vie - cette expression me laisse toujours autant sans voix quand on sait à quel point notre capacité à en j***r est immense - 🫠
Depuis, je suis convaincue qu’on manque d’indignation.
Parce que je vois trop de femmes qui ne savent plus ce qu’elles veulent.
Qui ont perdu le goût :
Le goût de leur vie.
Le goût de créer.
Le goût de faire l’amour.
Le goût de prendre des risques.
Elles ont appris à faire “comme il faut” jusque dans leur entrepreneuriat.
À chercher la validation.
À jongler entre le syndrome de l’imposteur et celui de la bonne élève.
À douter de leur valeur alors qu’elles ont déjà construit des puta*ns de business.
À se disperser, se diluer, s’épuiser…
Et appeler ça « la normalité de l’entrepreneuriat féminin ».
Mais moi, ça me rend dingue parce que je crois exactement l’inverse.
Je crois qu’on a manipulé les femmes.
On leur a fait croire qu’elles étaient cassées.
Dysfonctionnelles.
Trop sensibles.
Pas assez confiantes.
On leur a fait croire que leur énergie libidinale ne servait qu’à satisfaire Monsieur.
Que leur cycle était un frein, une tannée qui les rendait hystériques.
Que leur corps devait être optimisé pour continuer à être un “objet de désir.”
Et surtout, on leur a fait croire que tout ça n’avait rien à voir avec leur manière de créer.
Ton énergie libidinale ne s’arrête pas à ta chambre, ton cycle à tes règles et ton corps à sa capacité à encaisser.
C’est depuis cette base que tu crées, tu décides, tu oses, tu poses tes limites, tu dis OUI et NON.
C’est elle qui te donne envie, qui te met en mouvement, qui t’excite.
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