20/08/2026
ArrĂȘte de te comparer, vraiment.
On le fait tous, Ă un moment ou un autre. On scrolle, on voit quelquâun qui semble « plus loin »que nous, plus avancĂ©, plus stable, plus serein, plus tout ce quâon aimerait ĂȘtre. Et sans sâen rendre compte, on se rapetisse. On oublie oĂč on en Ă©tait il y a six mois, un an, cinq ansâŠ
Mais voilĂ la vĂ©ritĂ© que personne ne dit assez : tu ne vois jamais le chemin complet de lâautre. Tu vois un instant. Une photo, un post, un rĂ©sultat. Tu ne vois pas les nuits oĂč ça nâallait pas, les doutes, les faux dĂ©parts, les fois oĂč cette personne a failli tout lĂącher. Tu compares ton brouillon Ă leur version finale.
Et surtout, tu compares deux histoires qui nâont rien Ă voir. Chacun porte un vĂ©cu diffĂ©rent, des blessures diffĂ©rentes, des ressources diffĂ©rentes, un point de dĂ©part diffĂ©rent. Ce qui a pris trois mois Ă quelquâun peut lĂ©gitimement tâen prendre trois ans. Ăa ne fait pas de toi quelquâun de moins capable. Ăa fait de toi quelquâun avec une histoire diffĂ©rente.
Ton rythme nâest pas un dĂ©faut Ă corriger, câest juste le tien. Il tient compte de tout ce que tu portes, de tout ce que tu as traversĂ©, de tout ce que tu es en train de comprendre en silence, loin des regards.
Se comparer, câest un peu comme vouloir quâune mĂȘme graine pousse Ă la mĂȘme vitesse dans deux sols diffĂ©rents. Ăa nâa aucun sens. Chaque sol a sa composition, son climat, son histoire. Certaines graines mettent du temps Ă sortir de terre parce quâelles construisent dâabord des racines profondes. Ce temps lĂ nâest pas perdu. Il est fondateur !
Alors la prochaine fois que tu sens monter cette petite voix qui te dit « je devrais dĂ©jĂ en ĂȘtre là  », essaie de la remplacer par une question plus honnĂȘte : oĂč jâen suis, moi, par rapport Ă oĂč jâĂ©tais avant ? Câest la seule comparaison qui a vraiment du sens.
Avance Ă ton rythme. Juste parce que câest le seul rythme qui te permettra dâaller loin, sans tâĂ©puiser Ă courir aprĂšs une vie qui nâest pas la tienne.