04/09/2026
Il y a des absences avec lesquelles on n’en finit jamais vraiment. On apprend simplement à vivre autrement avec elles. 💜
Aujourd’hui, cela fait trois ans.
Trois ans que ma grande sœur n’est plus là de la même manière.
Et je crois que ces trois années ont profondément changé ma façon de regarder le deuil.
J’ai longtemps entendu cette phrase :
« Tu verras, tu finiras par faire ton deuil. »
Mais plus le temps passe, plus cette expression me dérange.
Parce que je n’ai rien « fait ».
Je n’ai rien terminé.
Je n’ai pas refermé une porte pour passer définitivement à autre chose.
J’ai appris à vivre avec une absence.
À accueillir les jours où ça va.
Ceux où ça revient sans prévenir.
La tristesse. La colère. Le manque. Les souvenirs.
Et aussi les rires, les projets, la vie qui reprend sa place… sans que cela enlève quoi que ce soit à l’amour. 🌿
Aujourd’hui encore, je lui parle.
Je pense à elle.
Je souris parfois en imaginant ce qu’elle aurait répondu.
Et il m’arrive encore de pleurer comme si le temps s’était brusquement replié sur lui-même.
Les deux peuvent coexister.
On peut aimer la vie et ressentir terriblement une absence.
On peut avancer sans oublier.
On peut rire sans trahir.
On peut continuer sans « passer à autre chose ».
C’est aussi ce que j’essaie d’offrir aux personnes que j’accompagne aujourd’hui à Bouaye, près de Nantes, ou en visio : un endroit où il n’y a pas de calendrier à respecter, pas de bonne façon de ressentir, pas de deuil à « réussir ».
Simplement un espace pour traverser ce qui est là, à son rythme. 🤍
Et aujourd’hui, mes pensées vont évidemment vers elle.
3 ans. Et toujours avec moi, autrement. 🦄💜
Émilie Foubert
On ne laisse pas forcément ceux qu’on aime derrière soi. On apprend parfois simplement à leur faire une autre place.
Mots-clés : deuil • absence • perte d’un proche • traverser un deuil • accompagnement • transition de vie • Nantes