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Nous agissons pour l’entraide, la formation, la sensibilisation du public et la représentation des intérêts des adultes autistes par eux-mêmes auprès des institutions et des acteurs concernés.

« L’autisme, ce n’est pas toujours ce que vous voyez. »« Derrière les apparences, il y a un vécu bien réel. »           ...
02/10/2026

« L’autisme, ce n’est pas toujours ce que vous voyez. »
« Derrière les apparences, il y a un vécu bien réel. »

Un enfant autiste devient un adulte autiste. Et après 18 ans ?On parle beaucoup du repérage précoce, du diagnostic, de l...
02/10/2026

Un enfant autiste devient un adulte autiste. Et après 18 ans ?
On parle beaucoup du repérage précoce, du diagnostic, de l’école et de l’accompagnement des enfants autistes.
Mais une question reste souvent dans l’ombre : que se passe-t-il après 18 ans ?
L’autisme ne disparaît pas avec la majorité. Les besoins peuvent évoluer, tout comme les capacités, les aspirations et les situations de vie. L’OMS rappelle que certaines personnes autistes vivent de manière autonome tandis que d’autres ont besoin d’un accompagnement important tout au long de leur vie.

À l’âge adulte, les questions changent : emploi, études, logement, santé, relations sociales, vie affective, autonomie, accès aux droits, vieillissement…
La Haute Autorité de santé dispose d’ailleurs de recommandations spécifiques pour l’accompagnement des adultes autistes, avec une approche centrée sur leur autonomie, leur participation et leur projet de vie.
La France reconnaît elle-même cette nécessité. La stratégie nationale TND 2023-2027 prévoit des mesures concernant spécifiquement les adolescents et les adultes : accompagnement des transitions, accès à l’emploi, habitat, soins, vie affective et intime, culture, vieillissement ou encore autodétermination.

Mais derrière les dispositifs, il y a des personnes.
Des enfants qui ont grandi.
Des adolescents qui deviennent adultes.
Des adultes qui découvrent parfois leur autisme à 30, 40, 50 ans ou plus.
L’autisme n’a pas de date de fin.
L’accompagnement non plus ne devrait pas s’arrêter à 18 ans.

Chez CUB3, nous défendons une vision de l’autisme à tous les âges de la vie.
Parce qu’un enfant autiste ne devient pas un « ex-enfant autiste » à 18 ans.
Il devient un adulte autiste.

Sources :
- Organisation mondiale de la santé (OMS) - Autisme, fiche d’information, 17 septembre 2025.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/autism-spectrum-disorders
- Haute Autorité de santé (HAS) - Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie de l’adulte, recommandations de bonne pratique, 2018.
https://www.has-sante.fr/jcms/c_2006477/fr/trouble-du-spectre-de-l-autisme-interventions-et-parcours-de-vie-de-l-adulte
- Haute Autorité de santé (HAS) - Autisme de l’adulte : tout mettre en œuvre pour l’autonomie, l’inclusion sociale et la qualité de vie, 2018.
https://www.has-sante.fr/jcms/c_2828597/fr/autisme-de-l-adulte-tout-mettre-en-oeuvre-pour-l-autonomie-l-inclusion-sociale-et-la-qualite-de-vie
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale TND - Stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : autisme, Dys, TDAH, TDI 2023-2027.
https://handicap.gouv.fr/nouvelle-strategie-nationale-pour-les-troubles-du-neurodeveloppement-autisme-dys-tdah-tdi
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale TND - Liste des mesures de la stratégie nationale TND 2023-2027, notamment l’engagement 5 consacré aux adolescents et adultes.
https://handicap.gouv.fr/sites/handicap/files/2025-04/Liste-des-mesures-strategie-nationale-TND-2023-2027.pdf

Je suis autiste... ́
01/10/2026

Je suis autiste...

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Créer du lien ne demande pas de tout comprendre.Il suffit de s’intéresser à ce qui passionne l’autre.L’autisme ne signif...
01/10/2026

Créer du lien ne demande pas de tout comprendre.
Il suffit de s’intéresser à ce qui passionne l’autre.
L’autisme ne signifie pas être seul au monde.
Parfois, il faut simplement trouver quelqu’un qui accepte d’entrer dans notre monde.

Réseaux sociaux et thérapeute. Où est la limite ?Pour les médecins, le Conseil national de l’Ordre recommande notamment ...
30/09/2026

Réseaux sociaux et thérapeute. Où est la limite ?
Pour les médecins, le Conseil national de l’Ordre recommande notamment de refuser les sollicitations de patients souhaitant intégrer leur réseau social personnel. Le Code de déontologie des psychologues place l’autonomie, la liberté de jugement et de décision parmi ses principes fondamentaux.

Sources :
- Code de déontologie médicale - Légifrance
https://www.legifrance.gouv.fr/.../LEGISCTA000006178609/
- Conseil national de l’Ordre des médecins — Déontologie médicale et numérique
https://www.conseil-national.medecin.fr/
- Code de déontologie des psychologues — CNCDP (version 2021)
https://www.cncdp.fr/.../code-de.../code-de-deontologie-2021
- Avis de la CNCDP
https://www.cncdp.fr/index.php/avis
- Code de la santé publique — Article R4127-4 (secret professionnel du médecin)
https://www.legifrance.gouv.fr/.../LEGIARTI000006912862

TÉMOIGNAGE « De l’auto repérage au diagnostic et l’après Des années pour me reconnaître »Il y a des moments dans une vie...
30/09/2026

TÉMOIGNAGE

« De l’auto repérage au diagnostic et l’après
Des années pour me reconnaître »

Il y a des moments dans une vie où l’on ne choisit pas vraiment de s’arrêter. Le corps s’arrête pour nous. Pour moi, tout a commencé après un énorme burnout. Un épuisement profond, celui qui ne ressemble pas à une simple fatigue et que le sommeil ne suffit pas à réparer. Je n’arrivais plus à fonctionner comme avant. Les choses que je faisais jusque-là sans trop y penser devenaient difficiles, parfois impossibles.

Et puis, dans cette période où tout semblait s’effondrer, il y a eu le diagnostic de mon enfant. Son diagnostic d’autisme a ouvert une porte que je n’avais jamais pensé franchir pour moi. En découvrant son fonctionnement, en lisant, en échangeant avec les professionnels, en observant certaines choses chez lui, je me suis mise à reconnaître des morceaux de moi. Des choses que je n’avais jamais reliées entre elles. Des réactions que je pensais simplement être les miennes, des difficultés que j’avais appris à contourner, des particularités que j’avais passées ma vie à normaliser. Et une question a commencé à grandir en moi : « Et si moi aussi, j’étais autiste ? »

Je ne me suis pas précipitée vers cette idée. Au contraire, j’ai douté, énormément. Pendant presque deux années, j’ai cherché sérieusement. Je lisais de nombreux livres, des études scientifiques, des articles, des témoignages. Je cherchais à comprendre l’autisme au-delà des représentations que j’en avais. J’ai découvert le camouflage, les stratégies de compensation, les particularités sensorielles, les différentes présentations de l’autisme, notamment chez les femmes. Plus je lisais, plus je faisais des liens avec mon enfance, ma manière de vivre les relations, mes sensibilités, mon besoin de contrôle et de prévisibilité, cette fatigue immense après certaines situations sociales et cette sensation d’être constamment en train de m’adapter.

Mais plus je me reconnaissais, plus je doutais aussi. Parce qu’une petite voix me disait : « Tu ne peux pas être autiste. » Je savais parler. Je savais travailler. Je pouvais sourire, avoir une conversation, m’adapter. Alors peut-être que je me trompais. Peut-être que je cherchais simplement une explication à mon burnout. Peut-être que je voulais tellement comprendre ce qui m’arrivait que je finissais par me reconnaître dans quelque chose qui ne me concernait pas.

Et puis, au milieu de ce cheminement, il y a eu d’autres burnouts. Parce que comprendre que l’on fonctionne différemment ne signifie pas savoir immédiatement comment se protéger. Je continuais à avancer, à m’adapter, à repousser mes limites, parfois même sans m’en rendre compte. Jusqu’au moment où le corps et le cerveau disaient à nouveau stop. Ces épisodes d’épuisement sont devenus eux aussi des éléments de compréhension. Ils m’ont obligée à regarder autrement ce que je vivais, mes limites, mes besoins et le prix que pouvait avoir, pour moi, le fait de constamment compenser.

Mon entourage a eu une place importante dans cette histoire. Ma famille, mon conjoint, ceux qui me connaissaient depuis longtemps ont participé à ce cheminement. Ils ont apporté leurs souvenirs, leurs observations, leur regard sur mon enfance, mes habitudes, mes réactions, sur ces petites choses que je ne voyais plus parce qu’elles faisaient partie de moi depuis toujours. Parfois, ils se souvenaient de choses que j’avais complètement oubliées. Parfois, ils confirmaient des éléments que je pensais être uniquement dans ma tête. Cela m’a permis de comprendre que je n’étais pas seule à raconter mon histoire. Mon histoire existait aussi dans le regard de ceux qui m’avaient connue avant que je commence à chercher des réponses.

Pendant ces deux années, j’ai traversé différentes émotions : le doute, la colère, la tristesse, le soulagement, l’espoir et parfois la peur. La colère de ne pas avoir compris plus tôt. La tristesse de repenser à certaines périodes de ma vie avec ce nouveau regard. Et surtout cette question douloureuse : « Comment ai-je pu passer autant d’années sans comprendre ? »

Puis le parcours diagnostique a réellement commencé. Les rendez-vous, les évaluations, les questions, l’histoire développementale, l’enfance, le fonctionnement actuel, les stratégies de compensation, tout ce que je faisais pour paraître fonctionner comme tout le monde. Et puis, après presque deux années de questionnements et de cheminement, le diagnostic est finalement tombé : autiste.

Ce mot, je l’avais tellement lu, tellement étudié, tellement questionné. Et pourtant, lorsqu’il a été officiellement posé sur moi, il a eu une force particulière. Il y a eu du soulagement, parce qu’enfin quelqu’un venait confirmer ce que j’essayais de comprendre depuis des mois. Mais il y avait aussi quelque chose d’autre : le doute. Parce que le diagnostic n’a pas fait disparaître cette petite voix qui me disait : « Et si on s’était trompé ? »

C’est peut-être cela qui m’a le plus surprise. Je pensais qu’une fois le diagnostic posé, tout deviendrait évident. Mais non. Le syndrome de l’imposteur s’est installé. Et il est resté. Même plusieurs années après mon diagnostic officiel, il peut encore revenir. Lorsque je vais bien, lorsque je réussis à gérer une situation difficile, lorsque je socialise ou lorsque je donne l’impression d’être parfaitement à l’aise, cette petite voix revient parfois : « Tu vois, tu n’es peut-être pas vraiment autiste. »

Alors je dois me rappeler tout le chemin parcouru. Le burnout. Le diagnostic de mon enfant. Les centaines de pages lues, les livres, les études, les recherches, les souvenirs de ma famille, le regard de mon conjoint, les évaluations, les professionnels, les autres burnouts, les deux années de doute et surtout tout ce que je vivais bien avant que quelqu’un mette un mot dessus.

Parce que je n’ai pas commencé à être autiste le jour où mon diagnostic a été posé. Je l’étais déjà. Je l’étais pendant mon enfance. Je l’étais pendant toutes ces années où je cherchais à comprendre les autres. Je l’étais lorsque je compensais, lorsque je m’épuisais, lorsque je pensais simplement être trop sensible, trop différente ou trop compliquée. Le diagnostic n’a pas créé mon autisme. Il m’a permis de mettre un nom sur une réalité qui existait depuis toujours.

Avec le recul, je comprends que ces deux années n’ont pas seulement été deux années pour obtenir un diagnostic. Elles ont été deux années pour apprendre à me reconnaître. À regarder mon histoire autrement. À comprendre mes besoins. À accepter mes limites. À cesser, petit à petit, de me reprocher de ne pas fonctionner comme les autres.

Et peut-être que le plus difficile n’a finalement pas été d’obtenir le diagnostic. Le plus difficile, c’est parfois encore aujourd’hui de croire en mon propre diagnostic. De ne plus chercher à le prouver. De ne plus comparer mon autisme à celui des autres. De ne plus penser que je dois être en difficulté en permanence pour être légitime.

Alors aujourd’hui, lorsque le syndrome de l’imposteur revient, j’essaie de me rappeler une chose simple : je n’ai rien à prouver. Je n’ai pas besoin d’être « suffisamment autiste ». Je n’ai pas besoin de correspondre à l’image que les autres se font de l’autisme. Je n’ai pas besoin de justifier chaque difficulté. Je n’ai pas besoin de mériter mon diagnostic.

Il fait partie de mon histoire. Une histoire qui a commencé bien avant le jour où il a été officiellement écrit sur un compte rendu.

Et peut-être qu’au fond, mon véritable chemin n’a jamais été d’aller vers le diagnostic. Il a été d’aller vers moi. De retrouver celle que j’avais passée tant d’années à essayer de cacher, de corriger, de faire taire.

Aujourd’hui encore, j’apprends. Avec encore des doutes parfois, mais avec beaucoup plus de douceur. Parce que je sais maintenant que derrière ce diagnostic, il n’y a pas une étiquette.

Il y a une vie entière. La mienne.

Et pour la première fois, j’essaie de ne plus la vivre contre moi.

Une nouvelle étape pour CUB3 !Nous sommes heureux de vous annoncer que l’ARS Normandie vient de nommer notre représentan...
29/09/2026

Une nouvelle étape pour CUB3 !

Nous sommes heureux de vous annoncer que l’ARS Normandie vient de nommer notre représentante Marlène, au Conseil d’Orientation Stratégique (COS) du Centre de Ressources Autisme (CRA) Normandie Seine-Eure.

Cette nomination permet à CUB3 et à la parole des personnes autistes de participer directement aux réflexions qui concernent l’évolution des politiques et des actions du CRA.

Pour une association entièrement portée par des personnes autistes, cette représentation est particulièrement importante : les personnes concernées doivent pouvoir prendre part aux décisions qui les concernent, faire entendre leur expérience et contribuer à construire des réponses adaptées à la diversité des parcours autistiques.

La parole des personnes concernées ne doit pas être seulement recueillie. Elle doit aussi être représentée.

Agence Régionale de Santé Normandie, Centre Ressources Autisme Normandie Seine Eure Cranse

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