23/03/2026
Assis au bord du monde, il était là à penser à sa vie. En lui, tout était tristesse, ou du moins, il le pensait. Peu à peu, il est entré dans sa respiration, son dos s'est redressé, le poids des jours à fondu.
Comme une main tendre semblait l'entourer. Sa respiration s'est faite lente, plus lente encore, les yeux se sont fermés. Plus rien ne vibrait en lui, si ce n'est le souffle de l'air qui le faisait vivre.
Plus rien de la vie, si ce n'est la vie. Et c'est à ce moment qu'il commença à se trouver enfin...
Et vous les verrez, assis au bord d'un ruisseau, au coeur du monde vivant, en travail harassant, léger sourire sur le visage, le regard baissé, la respiration tranquille.
Rien ne les dérange, rien ne les trouble, le monde bouge et ils sont dans le monde ; et pourtant, en eux, les voilà méditant.
(Extrait du livre : Méditer un art de vivre. Selim Aïssel )