24/08/2026
➡️ Il y a une idée reçue qui a la dent dure, lorsqu’il s’agit du poids tout serait bon pour faire réagir et provoquer un « déclic », quitte à être irrespectueux, moqueur, culpabilisant ou stigmatisant. Après tout, si cela peut pousser la personne à changer, pourquoi s’en priver ?
Pourtant, faire honte ne fait pas « maigrir ». Bien au contraire.
Nous le savons depuis longtemps, et les témoignages recueillis chaque jour sur la ligne d’écoute de la Ligue nationale Contre l’Obésité, ne cessent de le confirmer.
Des personnes nous racontent les remarques humiliantes quotidiennes, les moqueries ou les paroles culpabilisantes qui viennent bien souvent de proches, de collègues ou parfois même de professionnels persuadés de « faire ça pour leur bien », de les aider à réagir ou de provoquer ce fameux « déclic ».
Une intention supposée bienveillante qui n’efface pourtant ni la violence des mots, ni leurs conséquences.
La stigmatisation n’est pas seulement blessante, ce qui est déjà loin d’être anodin. Elle peut aussi avoir de véritables conséquences sur la santé : davantage de stress et de détresse psychologique, certains comportements alimentaires perturbés, mais aussi re**rd ou renoncement aux soins.
L’obésité est une maladie chronique, complexe et multifactorielle. La réduire à un manque de volonté ou penser qu’il suffirait de provoquer ne permet ni de mieux la comprendre, ni de mieux la prendre en charge.
Lutter contre la grossophobie ne signifie pas nier les conséquences de l’obésité. Au contraire, lutter contre la stigmatisation fait pleinement partie d’une meilleure prévention et d’une meilleure prise en charge de la maladie.
Et si une personne concernée par l’obésité se confie à vous et que vous souhaitez l’aider, mais que vous ne savez pas comment aborder le sujet ou trouver les bons mots, n’hésitez pas à contacter Obécoute ( 📞 04 48 206 206 ) . Nos équipes sont aussi là pour vous accompagner et vous aider à trouver la manière la plus juste d’en parler, sans jugement ni culpabilisation.