03/06/2026
Lundi, une page s’est officiellement tournée.
Avec beaucoup d’émotion, j’ai quitté le métier dont je rêvais depuis l’âge de 11 ans.
Mais cette décision n’a pas été prise lundi. Elle a commencé il y a un an et demi, lorsque les médecins ont suspecté un AVC.
Je me souviens encore du moment où la médecin m’a annoncé qu’il fallait faire des examens complémentaires. Je me suis effondrée. Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvée seule face à la possibilité de mourir.
Et je me suis sentie bête.
Je me suis demandé comment j’avais pu ignorer autant de signaux, accumuler autant de responsabilités et attendre que mon corps s’écroule pour enfin l’écouter.
À cet instant, j’ai compris quelque chose qui a changé ma vie : sans notre corps, tout ce que nous construisons peut disparaître. Nos projets, notre indépendance, nos voyages, notre liberté.
C’est ce jour-là que j’ai compris que le corps n’était pas un simple outil. C’était le véhicule de toute ma vie.
Alors en janvier 2025, j’ai pris une décision : construire une nouvelle voie qui me permettrait d’aider les autres sans me perdre moi-même.
Le plus difficile n’a pas été de quitter un métier.
Le plus difficile a été de renoncer à une partie de mon identité : au rêve de la petite fille de 11 ans que j’étais, mais aussi à la femme que j’étais devenue grâce à ce métier, aux sacrifices consentis, aux années investies, aux souvenirs créés et aux relations construites au fil du temps.
Parce qu’on ne quitte pas seulement un métier. On quitte aussi une partie de son histoire.
Mais j’ai compris que prendre soin de soi n’est pas égoïste. C’est ce qui nous permet d’être présents pour les autres sur la durée.
Aujourd’hui, c’est cette prise de conscience qui m’amène à accompagner les personnes autour du métabolisme, du stress et du corps.
Parce que lorsqu’on perd sa santé, ce n’est pas seulement son corps que l’on risque de perdre.
C’est aussi sa liberté.
Et parfois, le plus grand acte de courage n’est pas de tenir.
C’est d’oser lâcher.
Et changer de direction.