09/01/2026
Les préjugés en ergothérapie : dépasser les idées reçues
L’ergothérapie est encore trop souvent entourée de préjugés. Pour beaucoup, l’ergothérapeute serait un professionnel qui « fait faire des activités », qui « occupe les patients » ou qui intervient uniquement auprès des personnes âgées ou en situation de handicap lourd. Ces visions réductrices ne reflètent ni la richesse ni la technicité de ce métier.
En réalité, l’ergothérapie vise à permettre à chacun de réaliser les activités qui donnent du sens à sa vie : se laver, travailler, étudier, conduire, cuisiner, jouer, s’occuper de ses proches ou pratiquer ses loisirs. L’ergothérapeute évalue les capacités, l’environnement et les habitudes de vie afin de proposer des solutions concrètes, personnalisées et durables.
Un autre préjugé fréquent est de penser que l’ergothérapie se limite aux aides techniques. Si celles-ci font partie des outils possibles, le cœur du métier repose avant tout sur l’analyse de l’activité, l’adaptation de l’environnement, la prévention des risques et l’accompagnement au changement. Il ne s’agit pas seulement de compenser une difficulté, mais de favoriser l’autonomie, la participation et la qualité de vie.
L’ergothérapie ne s’adresse pas non plus à un public unique. Elle concerne les enfants, les adultes et les personnes âgées, dans des contextes très variés : santé mentale, rééducation, pédiatrie, gériatrie, maintien à domicile, travail, école ou encore prévention.
Déconstruire les préjugés sur l’ergothérapie, c’est reconnaître un métier essentiel, centré sur la personne et son quotidien. C’est aussi mieux comprendre que l’autonomie ne se résume pas à ce que l’on peut faire seul, mais à ce que l’on peut faire avec les bons moyens, au bon moment, dans un environnement adapté.