09/04/2026
𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐨𝐧 𝐯𝐚 𝐦𝐚𝐥, 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞.
Dans mon travail d'accompagnement, je vois souvent des gens annuler leur rdv au moment où ils en ont le plus besoin, et ce paradoxe est plus fréquent qu'on ne le croit.
Les raisons de ne pas venir sont nombreuses. Je les connais. Je les entends. Je les comprends… mais en voici cependant quelques-unes auxquelles j'aimerais répondre.
« 𝐉𝐞 𝐧'𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐜𝐞 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 »
Avec l'inflation, c'est une réalité. Toutefois, si vous en parlez à votre praticien, il trouvera certainement une solution financière avec vous car le coût d'un suivi interrompu est souvent plus élevé que celui d'une séance.
« 𝐂𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧, 𝐜̧𝐚 𝐯𝐚 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 »
Cette pensée soudaine, juste avant le rdv, est un mécanisme classique. Le connu, même douloureux, est toujours plus rassurant que le changement.
« 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐫𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐚 𝐦𝐚𝐥, 𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐬𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 »
La violence du monde ne relativise pas votre souffrance. Elle l'amplifie et c'est précisément pour cela qu'un espace pour la déposer est essentiel.
« 𝐉𝐞 𝐧'𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐝'𝐲 𝐚𝐥𝐥𝐞𝐫 »
C'est justement quand on n'a plus la force qu'on en a le plus besoin. Ce rdv n'est pas une dépense d'énergie mais une façon d'en retrouver.
𝐏𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐥𝐮𝐱𝐞, mais un acte de responsabilité envers soi et envers ceux qu'on aime.
💬 Et vous, qu'est-ce qui vous a déjà retenu d'honorer un suivi thérapeutique ?