16/07/2026
Je suis rentrée de ma dernière retraite avant l’arrivée de notre petit garçon. Honnêtement, je ne sais toujours pas comment elle a eu lieu.
Deux baby-sitters qui annulent. Une vague de chaleur hors norme. Quatre participants qui se désistent. Une voiture emboutie quelques jours avant le départ.
Huit mois de grossesse. Quinze kilos en plus. Essoufflée. Des traces de colostrum sur mes tee-shirts. Des trous de mémoire. Des vagues d’émotion.
Il y a quelques années, j’aurais été horrifiée. J’aurais vu chacun de ces détails comme la preuve que quelque chose n’allait pas.
Aujourd’hui, je les vois autrement.
J’ai longtemps cru que la qualité d’une retraite dépendait de ma capacité à tout maîtriser. Aujourd’hui, je découvre que tenir l’espace n’a rien à voir avec une performance, c’est la vibration et la présence qui compte. Non pas arriver au sommet de ma forme, mais arriver entière. Telle que je suis.
La chaleur nous a invités à ralentir et nous a emmenés un peu plus profondément dans le silence. La présence des enfants a apporté de la joie et renforcé cet esprit de tribu qui fait l’âme de Silence. Mon corps, avec ses limites, m’a invitée à enseigner autrement. Plus lentement. Plus simplement.
Pendant cinq jours, des personnes venues des quatre coins du monde ont ri, pleuré, médité, dansé et pris soin les unes des autres.
Plus je renonce à vouloir tout contrôler, plus je fais confiance à l’intelligence de la vie.
Obstacles are doorways.
Dans ta vie aussi, il y a peut-être aujourd’hui quelque chose qui ressemble à un échec, un contretemps ou à une porte qui se ferme. Et si c’était justement un passage ?