Clinique vétérinaire la bonne patte

Clinique vétérinaire la bonne patte Bonne visite !

Bienvenue sur la page Face Book de la Clinique Vétérinaire La Bonne Patte, vous trouverez l'actualité qui rythme notre quotidien sur ce site, ainsi que quelques conseils pour nos compagnons et les différents services que nous proposons.

Rien ne se crée, tout se transforme… surtout chez le chien.Lavoisier, grand savant du XVIIIe siècle, avait énoncé un pri...
19/06/2026

Rien ne se crée, tout se transforme… surtout chez le chien.

Lavoisier, grand savant du XVIIIe siècle, avait énoncé un principe simple :

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

À l’époque, il parlait de chimie.

S’il avait été vétérinaire, il aurait probablement ajouté :

« Et les à-côtés se transforment en bourrelets. »

Consultation nutrition.

J’observe un chien dont la silhouette évoque davantage un pouf de salon qu’un lévrier de course.

Je demande :

— « Que mange-t-il ? »

— « Presque rien docteur ! Trois quarts de gobelet de croquettes. »

Je regarde le chien.

Je regarde la gamelle.

Je regarde encore le chien.

Quelque chose ne colle pas.

Parce qu’à moins que ce chien fasse secrètement de la photosynthèse, son tour de taille doit bien venir de quelque part.

Je poursuis donc :

— « Et à côté ? »

— « Oh, presque rien. Juste 100 grammes de viande le matin et 100 grammes le soir. »

Ah.

Les fameux à-côtés.

Cette catégorie alimentaire extraordinaire dont les calories seraient visiblement exemptées des lois de la physique.

Le problème, c’est que chez le chien, les à-côtés ne restent pas à côté.

Ils vont dans le chien.

Oui.

Je sais.

C’est une découverte bouleversante.

Le morceau de jambon.

Le bout de fromage.

Le reste du poulet.

Le biscuit.

La friandise.

La récompense.

La récompense de la récompense.

La récompense parce qu’il a été sage.

La récompense parce qu’il n’a pas été sage mais qu’il est mignon quand même.

Tout cela ne disparaît pas dans un trou noir nutritionnel.

Tout cela finit dans le chien.

Et conformément à Lavoisier :

Rien ne se perd, tout se transforme.

Le poulet se transforme.

Le fromage se transforme.

Le biscuit se transforme.

Et, miracle de la biologie :

le tour de taille se transforme lui aussi.

J’ai parfois l’impression que certains propriétaires considèrent les croquettes comme de la nourriture et tout le reste comme de la décoration.

— « Il ne mange que ses croquettes docteur. »

— « Et le poulet ? »

— « Ah non, ça c’est à côté. »

— « Et le fromage ? »

— « À côté aussi. »

— « Et les biscuits ? »

— « Toujours à côté. »

À ce rythme-là, le chien pourrait manger une raclette complète tous les week-ends et rester officiellement au régime.

La bonne nouvelle, c’est que votre chien, lui, comprend parfaitement le principe de Lavoisier.

Quand vous lui donnez un morceau de saucisson, il ne se dit pas :

“Ceci est un à-côté.”

Il se dit :

“Ceci est de la nourriture.”

Et son ventre est entièrement d’accord avec lui. 🐶😄

La grande énigme de la colleretteChaque semaine, à la clinique, nous sommes confrontés à l’un des plus grands mystères d...
19/06/2026

La grande énigme de la collerette

Chaque semaine, à la clinique, nous sommes confrontés à l’un des plus grands mystères de l’humanité, juste après la disparition des dinosaures et l’origine des chaussettes orphelines :

— « Docteur, est-ce que je peux enlever la collerette avant la cicatrisation ? »

Alors reprenons ensemble.

Quand votre animal a des points de suture, il possède soudainement un super-pouvoir : il devient capable de retrouver sa cicatrice à plusieurs kilomètres, les yeux fermés, en plein sommeil et parfois même avant vous.

La collerette n’est pas un accessoire de mode.
Ce n’est pas non plus une punition.
Ce n’est pas un complot mondial des vétérinaires pour embêter les chiens, les chats et leurs propriétaires.

La collerette a une fonction révolutionnaire : empêcher l’animal de lécher ses points.

Oui, c’est tout.

Donc quand on me demande :

— « Je peux enlever la collerette à J+5 ? »

Ma réponse dépend d’une question très simple :

— « Votre animal a-t-il arrêté d’avoir envie de se lécher ? »

Et généralement la réponse est :

— « Ah non, dès qu’on l’enlève, il fonce sur la cicatrice comme un adolescent sur un buffet à volonté. »

Eh bien voilà.

Retirer la collerette à un animal qui veut se lécher, c’est un peu comme retirer le couvercle d’une casserole en espérant que les pâtes ne débordent plus. Ça ne marche pas comme ça.

Le chien ne se dit pas :
“Cette cicatrice est fragile, je vais respecter le travail du chirurgien.”

Le chat ne réfléchit pas :
“Je vais attendre encore quatre jours afin d’optimiser la qualité de la cicatrisation tissulaire.”

Non.

Ils se disent simplement :
“Oh ! Un truc bizarre sur mon ventre ! Il faut absolument que je m’en occupe maintenant !”

Et trois heures plus t**d :

— Plus de fils.
— Plus de cicatrice.
— Plus de sommeil pour le vétérinaire.

La règle est donc extrêmement compliquée :

La collerette reste tant que la plaie n’est pas cicatrisée.

Et quand la plaie est cicatrisée ?

On retire les fils.

Et quand on retire les fils ?

On retire la collerette.

Incroyable, je sais.

Finalement, la collerette est un peu comme la ceinture de sécurité : personne n’aime la porter, mais on est tous contents de l’avoir mise quand on évite la catastrophe.

Alors courage à nos patients, courage à leurs propriétaires, et souvenez-vous :

Si votre animal essaie encore de se lécher, c’est que la collerette a encore un travail à faire. 🐶🐱😄

Retrouver les couleursParfois, quand je ferme la porte de la clinique le soir, j’ai l’impression d’avoir passé la journé...
17/06/2026

Retrouver les couleurs

Parfois, quand je ferme la porte de la clinique le soir, j’ai l’impression d’avoir passé la journée dans une gare immense où les trains ne cessent d’arriver et de repartir.

Des urgences.
Des demandes.
Des exigences.
Des réclamations.
Des devis.
Des protocoles.
Des formulaires.
Des avis Google.

Tout roule de plus en plus vite.

Et pourtant, j’ai l’impression qu’on arrive de moins en moins quelque part.

Je me souviens d’un temps où ce métier sentait davantage la rencontre que la procédure. Où l’on regardait d’abord l’animal avant de regarder l’écran. Où l’on parlait de confiance avant de parler de satisfaction client.

Aujourd’hui, parfois, j’ai l’impression d’être devenu un prestataire parmi d’autres.

Un service.

Une ligne sur une facture.

Un bouton sur lequel on appuie pour obtenir immédiatement une réponse parfaite.

L’exigence n’a plus de plafond.

On demande l’impossible avec l’assurance tranquille de celui qui estime que tout s’achète.

Guérir ce qui ne peut pas l’être.

Prédire l’imprévisible.

Être disponible à toute heure.

Ne jamais se tromper.

Ne jamais coûter trop cher.

Ne jamais décevoir.

Jamais.

Alors le voyage continue.

Station après station.

Et parfois, je regarde le paysage défiler derrière la vitre et je me demande à quel moment nous avons perdu les couleurs.

À quel moment nous avons remplacé l’émerveillement par la consommation.

La gratitude par l’évaluation.

La confiance par la suspicion.

Le vivant par le rendement.

Je ne rêve pas d’un monde parfait.

Je rêve simplement d’un monde où l’on accepterait que les êtres humains restent des êtres humains.

Avec leurs limites.

Leurs erreurs.

Leurs doutes.

Et malgré tout leur envie de bien faire.

Alors certains soirs, je l’avoue, je suis fatigué du voyage.

Fatigué de cette course permanente où chacun réclame davantage sans toujours voir ce qui est déjà donné.

Fatigué de ce bruit de fond qui transforme chaque émotion en marchandise.

Et je me prends à espérer qu’au prochain arrêt, quelque part, il existe encore un endroit où les choses ont gardé leur couleur d’origine.

Un endroit où l’on s’émerveille encore devant un chiot qui ouvre les yeux.

Devant un vieux chien qui rentre chez lui après une opération.

Devant une famille qui retrouve le sourire.

Un endroit où l’on se souvient que la vie n’est pas un produit.

Qu’elle est fragile, imparfaite, précieuse.

Et que c’est justement pour cela qu’elle mérite qu’on la regarde autrement.

Alors je continue le voyage.

Mais je garde au fond de moi ce besoin obstiné de retrouver les couleurs.

Celles qui existaient avant que tout devienne si compliqué.

Celles qui nous rappellent pourquoi nous sommes montés dans le train au départ.

🐾 Il y a des moments dans notre métier qui nous rappellent pourquoi nous l’aimons tant… 🐾Cet après-midi, c’était séance ...
16/06/2026

🐾 Il y a des moments dans notre métier qui nous rappellent pourquoi nous l’aimons tant… 🐾

Cet après-midi, c’était séance d’identification et de vaccination pour une magnifique portée de chiots Labrador. Officiellement, nous étions là pour travailler. Officieusement, nous étions surtout deux grands enfants entourés de peluches vivantes ! 😄

Difficile de rester sérieux quand ces petites boules de poils vous regardent avec leurs grands yeux, remuent la queue à toute vitesse, vous mordillent les doigts, les manches… et tentent même de vous arracher les cheveux quand il en reste encore quelques-uns ! 🐶❤️

On parle souvent de chirurgie, de médecine, d’urgences et de situations compliquées, mais il y a aussi ces instants simples qui mettent du baume au cœur et nous rappellent que notre métier est un privilège.

Un grand bravo à cette superbe portée, aussi adorable que photogénique. Nous leur souhaitons une longue vie remplie de jeux, de câlins et de bêtises en tout genre !

Et entre nous… vacciner des chiots, c’est probablement l’un des rares actes médicaux où le risque principal est de craquer complètement avant la fin de la consultation. 😊🐾

🐕❤️

Dans mon métier, les gens pensent souvent que je soigne des animaux.C’est vrai.Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire...
13/06/2026

Dans mon métier, les gens pensent souvent que je soigne des animaux.

C’est vrai.

Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.

Car derrière chaque chien qui souffre, derrière chaque chat hospitalisé, derrière chaque animal que l’on opère, il y a un être humain qui tremble en silence.

Une femme qui a peur.

Un homme qui s’inquiète.

Un enfant qui retient ses larmes.

Et parfois, au milieu du tumulte d’une journée où tout va trop vite, je croise un regard qui me rappelle que la souffrance ne se mesure pas seulement avec des prises de sang, des radios ou des échographies.

Elle se cache aussi dans les silences.

Dans une voix qui hésite.

Dans une question posée deux fois parce qu’on espère une réponse différente.

Dans cette inquiétude que les gens essaient de dissimuler pour ne pas paraître faibles.

Je me souviens de cette cliente.

Ce n’était même pas son animal qui l’inquiétait le plus ce jour-là.

C’était elle.

Une intervention chirurgicale qui l’attendait.

Une peur qu’elle portait derrière un sourire poli.

Quelques mots échangés entre deux consultations.

Pas grand-chose.

Mais parfois, il ne faut pas grand-chose pour percevoir la fragilité de quelqu’un.

Je l’ai sentie.

Je l’ai comprise.

Peut-être parce que la vie m’a appris que chacun porte ses propres cicatrices.

Peut-être parce qu’on reconnaît plus facilement la peur chez les autres lorsqu’on a déjà rencontré la sienne.

J’aurais aimé avoir davantage de temps.

Le temps de m’asseoir.

Le temps d’écouter.

Le temps de dire que tout ira bien, même quand on ne peut pas le promettre.

Le temps d’être simplement présent.

Mais le téléphone sonnait.

Une urgence arrivait.

Une chirurgie attendait.

Une autre famille avait besoin d’aide.

Alors j’ai continué ma journée comme on le fait toujours.

Avec ce mélange étrange de professionnalisme et d’humanité.

En cachant un peu ce que cela remuait en moi.

Parce que dans nos métiers, on apprend vite à ne pas tout montrer.

Pourtant, certaines rencontres restent.

Elles s’accrochent quelque part.

Longtemps.

Bien après la fermeture des portes.

Bien après que les lumières se soient éteintes.

Je crois que nous passons une partie de notre existence à essayer de réparer ce qui peut l’être.

Un os cassé.

Une douleur.

Une maladie.

Une peur.

Et nous découvrons avec les années que nous ne pouvons pas toujours réparer.

Nous ne pouvons pas tout sauver.

Nous ne pouvons pas tout guérir.

Nous ne pouvons pas effacer les angoisses ni les chagrins.

Mais nous pouvons être là.

Quelques minutes.

Quelques mots.

Un regard.

Une main posée sur une épaule.

Une présence sincère.

Parfois, c’est moins qu’un traitement.

Mais c’est davantage qu’une ordonnance.

Et lorsque les gens traversent la nuit, lorsqu’ils ont peur pour leur animal, pour leur santé ou pour ceux qu’ils aiment, il arrive qu’ils ne cherchent pas quelqu’un capable de les réparer.

Ils cherchent simplement une lumière.

Une petite lumière.

Quelqu’un qui marche à leurs côtés un moment.

J’aimerais avoir plus souvent le temps d’être cette lumière.

Parce qu’au fond, derrière les diagnostics, les opérations et les dossiers médicaux, ce sont les êtres humains qui me touchent le plus.

Et peut-être que prendre soin, ce n’est pas toujours réparer.

Peut-être que prendre soin, c’est simplement ne pas laisser quelqu’un traverser sa peur complètement seul.

C’est ce qui me frappe souvent dans les métiers de soin : on croit que l’usure vient de la maladie ou de la mort. En réalité, elle vient souvent de l’accumulation de ces petites détresses croisées chaque jour, celles qu’on aperçoit quelques secondes avant de devoir repartir vers le patient suivant. C’est discret, mais cela laisse des traces.

À MarjorieIl y a des gens qui tombent en silence.Pas avec fracas. Pas avec colère.Juste un jour où le poids devient trop...
27/05/2026

À Marjorie

Il y a des gens qui tombent en silence.
Pas avec fracas. Pas avec colère.
Juste un jour où le poids devient trop lourd, où les nuits deviennent plus longues que les journées, où sourire demande déjà un effort immense.

On croit souvent que ceux qui craquent sont faibles.
Mais il faut parfois avoir traversé un véritable champ de ruines intérieur pour comprendre à quel point certains ont tenu longtemps avant de lâcher.

Il y a des douleurs qui ne font pas de bruit.
Des regards fatigués derrière des phrases normales.
Des mains qui tremblent un peu.
Des gens qui continuent à travailler, à aimer, à aider les autres… alors qu’ils sont eux-mêmes en train de se noyer.

Et pourtant, malgré ce que notre époque veut nous faire croire, personne ne traverse cette vie sans blessure.
Tout le monde souffre un jour.
Tout le monde doute.
Tout le monde finit par rencontrer ce moment où le cœur fatigue avant le corps.

Alors ce texte est pour ceux qui ont craqué.
Pour ceux qui sont partis trop tôt.
Pour ceux qui se battent encore contre leurs propres pensées à trois heures du matin.
Pour ceux qui avancent malgré les antidépresseurs, les angoisses, les insomnies, les souvenirs, les deuils et les silences.

Vous n’êtes pas seuls.
Vous ne l’avez jamais été.

Derrière les façades solides, derrière les réussites, derrière les réseaux sociaux et les sourires de circonstance, il y a une humanité entière qui tente simplement de tenir debout.

Quelquefois, la plus grande preuve de courage n’est pas de gagner.
C’est juste de rester là un jour de plus.
Respirer encore.
Essayer encore.
Tendre la main avant qu’il ne soit trop t**d.

Parce qu’au fond, nous sommes nombreux à porter des cicatrices invisibles.
Et peut-être qu’être humain, finalement, c’est ça : apprendre à reconnaître la douleur des autres sans les juger… et leur rappeler, même dans le noir, qu’une présence, une voix, une main tendue peuvent parfois empêcher quelqu’un de tomber.

RIP Marjorie .
Dr Labbé.

25/05/2026

La chirurgie vétérinaire évolue sans arrêt… et moi aussi.

Depuis toujours, je suis passionné par mon métier et animé par une envie permanente de progresser, d’apprendre et de perfectionner mes techniques au service de la santé animale.

À la clinique, nous travaillons depuis plusieurs années en chirurgie mini-invasive et en endoscopie, des techniques qui permettent de limiter les traumatismes chirurgicaux, la douleur et souvent d’améliorer la récupération de nos patients.

Mais aujourd’hui, une nouvelle étape est en train d’arriver : la cobotique.

La cobotique, ce sont des aides robotisées qui assistent le chirurgien dans son travail sans le remplacer. Dans mon cas, il s’agit d’un bras robotisé qui maintient et pilote la caméra de cœlioscopie, soit à la voix, soit grâce à une commande au pied.

Cela permet d’obtenir une image extrêmement stable, précise et réactive pendant les interventions.

Ce système est associé à une vision 3D, technologie encore très peu répandue en médecine vétérinaire.

La vision 3D fonctionne grâce au phénomène de parallaxe : chaque œil reçoit une image légèrement différente, ce qui permet au cerveau de reconstruire les volumes et la profondeur. Le chirurgien retrouve ainsi une véritable perception spatiale, essentielle pour les gestes de précision.

En chirurgie mini-invasive, cette profondeur de champ change énormément les choses : on perçoit mieux les distances, les reliefs anatomiques, l’orientation des instruments et des aiguilles, ce qui facilite les sutures et les gestes techniques complexes.

Très peu de structures vétérinaires sont aujourd’hui équipées de systèmes 3D, et encore moins pratiquent une chirurgie mini-invasive avancée associée à ce type d’assistance robotisée.

La cobotique ouvre probablement une voie d’avenir pour des chirurgies plus longues, plus complexes et toujours plus précises.

Nous sommes encore dans une phase de développement et d’expérimentation, mais c’est justement ce qui est passionnant : essayer d’améliorer constamment notre façon de travailler pour offrir le meilleur à nos patients.

Parce qu’au final, derrière toute cette technologie, il y a toujours la même chose : la passion du métier… et l’envie de soigner mieux.

Il y a des clients que l’on n’oublie pas.Pas parce qu’ils faisaient du bruit. Pas parce qu’ils étaient exigeants.Mais pa...
22/05/2026

Il y a des clients que l’on n’oublie pas.
Pas parce qu’ils faisaient du bruit. Pas parce qu’ils étaient exigeants.
Mais parce qu’ils portaient en eux une fragilité silencieuse qu’on percevait sans vraiment réussir à la mesurer.

Marjorie faisait partie de ces personnes-là.

Elle aimait profondément ses animaux. Peut-être même parfois plus qu’elle-même.
Comme beaucoup de gens blessés par la vie, elle savait prendre soin des autres, rassurer, protéger, surveiller le moindre détail pour ses chats, pour son chien… tout en laissant sa propre souffrance avancer dans l’ombre.

J’ai appris aujourd’hui son départ brutal.
Et comme souvent dans ces moments-là, on se sent un peu démuni, un peu idiot aussi. Parce qu’on repense à une phrase, à un regard, à une fatigue dans les yeux. On se demande si l’on aurait dû comprendre davantage. Si l’on aurait pu faire quelque chose.
Mais la détresse humaine est parfois un territoire caché, même pour ceux qui côtoient les gens au quotidien.

Ce qui me bouleverse ce soir, c’est ce dernier geste organisé autour de ses animaux.
Ses chats qui passeront une dernière fois par la clinique avant de rejoindre sa maman. Son chien confié à son frère. Comme si, jusque dans le chaos de son désespoir, elle avait encore essayé de protéger ceux qu’elle aimait.

Il existe chez certains propriétaires un amour immense pour leurs animaux. Un amour qui devient parfois refuge, parfois raison de tenir, parfois même une manière de s’oublier totalement soi-même.
Et quand cet équilibre se brise, il laisse derrière lui un vide terrible.

Alors ce soir, une pensée sincère pour Marjorie.
En espérant qu’elle ait enfin trouvé la paix qu’elle ne parvenait plus à trouver ici-bas.

Adresse

3 Boulevard Des Capelles
Plaisance-du-Touch
31830

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