Mujōkan - Association Shiatsu

Mujōkan - Association Shiatsu Mujokan est une association de loi 1901 basée à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines.

🌿 Merci pour votre visite au Forum des Associations ! 🌿Un immense merci à toutes les personnes qui sont venues nous renc...
06/09/2026

🌿 Merci pour votre visite au Forum des Associations ! 🌿

Un immense merci à toutes les personnes qui sont venues nous rencontrer sur le stand de Mujokan lors du Forum des Associations. Nous avons été ravis d’échanger avec vous, de répondre à vos questions et de vous faire découvrir notre approche du shiatsu. Votre curiosité et votre enthousiasme nous donnent encore plus envie de partager cette pratique tout au long de l’année !

✨ Rendez-vous pour notre premier atelier de découverte !

📅 dimanche 13 septembre
🕚 De 11h à 14h
📍 Centre Yoga 78
4 rue de la Procession, Saint-Germain-en-Laye

Infos pratiques

* Venez avec une tenue ample et confortable.
* Des tapis sont disponibles sur place (vous pouvez aussi apporter le vôtre si vous préférez).
* Pensez à apporter une bouteille d’eau.
* Si vous avez une fragilité particulière (cervicales, nuque, dos…), merci de nous en informer en début de séance afin que nous puissions adapter certains exercices.

Participation

* 🌱 Cycle annuel : 300 € (adhésion comprise).
* 🌱 Atelier ponctuel : 35 € + 20 € d’adhésion (adhésion à régler une seule fois pour l’année).

Nous avons hâte de vous retrouver pour ce premier atelier et de vous faire découvrir les bienfaits du shiatsu dans une ambiance conviviale et bienveillante. À très bientôt ! 🙏

🌿 Retrouvez-nous demain au Forum des Associations de Saint-Germain-en-Laye ! 🌿L’association Mujokan sera présente demain...
04/09/2026

🌿 Retrouvez-nous demain au Forum des Associations de Saint-Germain-en-Laye ! 🌿

L’association Mujokan sera présente demain au Forum des Associations de Saint-Germain-en-Laye, et nous serons ravis de vous rencontrer !

Vous êtes curieux de découvrir le shiatsu ? C’est l’occasion idéale d’échanger avec nous et d’en apprendre plus sur cette pratique japonaise de bien-être qui aide à relâcher les tensions, retrouver de l’énergie et prendre soin de soi naturellement.

Que vous connaissiez déjà le shiatsu ou que ce soit une première, passez nous voir ! Nous serons heureux de partager ce moment avec vous.

📍 Forum des Associations de Saint-Germain-en-Laye
📅 Demain
🧘 Stand de l’association Mujokan

À demain ! 🌸

Ami(e)s praticien(nes)!Nous aurons le plaisir de recevoir Bernard Bouheret à Verneuil sur Seine pour la deuxième fois  à...
28/08/2026

Ami(e)s praticien(nes)!

Nous aurons le plaisir de recevoir Bernard Bouheret à Verneuil sur Seine pour la deuxième fois à Verneuil sur Seine, en partenariat avec le club Okinawa Budō Kyōkai - OBK pour un stage de Shiatsu Martial le dimanche 29/11/26 (une erreur s’est glissée sur le précédent post il s’agit bien du 29/11 et non 29/10!)

Ce sera l'occasion de continuer sur la lancée de 2025 lors du précédent passage de Bernard qui n'est plus à présenter.

Que vous soyez élève, praticien ou simplement curieux vous êtes bienvenu!

Voici le lien google form à remplir pour vous inscrire:
https://forms.gle/Q7PWaBFA1A4LgqYv7

Pour toute info ou renseignements tout est sur l'affiche.

Nous vous attendons nombreux!

Et voici notre dernière partie sur l’épisode :SHIATSU ET SCIENCE(Retrouvez les articles scientifiques que nous avons con...
27/08/2026

Et voici notre dernière partie sur l’épisode :

SHIATSU ET SCIENCE

(Retrouvez les articles scientifiques que nous avons consulté pour notre recherche en bas du post!)

Partie 3 — Que se passe-t-il lorsque l’on appuie sur un tsubo ?

Dans les deux premières parties, nous avons vu deux choses importantes.

Premièrement, les tissus vivants sont mécanosensibles : ils détectent les contraintes mécaniques et peuvent y répondre biologiquement par mécanotransduction.

Deuxièmement, une pression manuelle déforme plusieurs tissus simultanément et constitue donc un véritable stimulus mécanique et sensoriel.

Mais cela pose une question essentielle pour le shiatsu :

si appuyer sur les tissus produit déjà des effets physiologiques, pourquoi appuyer précisément sur un tsubo ?

Un tsubo possède-t-il réellement quelque chose de particulier ?

Qu’est-ce qu’un tsubo ?

Dans la tradition japonaise, le terme tsubo (壺) évoque littéralement un récipient, une cavité, un creux.

Dans la pratique, le tsubo n’est d’ailleurs pas toujours vécu comme un point géométrique posé sur la peau. Il est recherché par la palpation : creux, changement de consistance, sensibilité, zone répondant différemment à la pression…

La médecine traditionnelle décrit ces points dans le cadre du réseau des méridiens.

Mais si nous changeons de référentiel et regardons maintenant sous le doigt avec les outils de l’anatomie et de la physiologie contemporaines, nous ne trouvons pas un « organe tsubo ».

Nous trouvons :

peau → tissu conjonctif → fascia → muscle → vaisseaux → structures nerveuses, selon la région et la profondeur.

La question scientifique n’est donc peut-être pas :

« De quoi est constitué un tsubo ? »

mais plutôt :

« Certaines localisations traditionnellement décrites comme des points correspondent-elles plus fréquemment à des configurations anatomiques particulières ? »

Et là, les choses deviennent intéressantes.

Tsubo et tissu conjonctif : l’hypothèse de Langevin

En 2002, Hélène Langevin et Jason Yandow ont cherché à savoir si les points et méridiens d’acupuncture pouvaient présenter une relation particulière avec l’organisation du tissu conjonctif.

En étudiant des coupes anatomiques du bras humain, ils ont rapporté qu’environ 80 % des points étudiés correspondaient à des plans de tissu conjonctif intermusculaires ou intramusculaires.

Leur hypothèse était alors que certains points d’acupuncture pourraient correspondre à des zones de convergence ou d’accès privilégié à ces plans conjonctifs. (Wiley Online Library)

C’est fascinant.

Mais attention à ce que cette étude ne dit pas.

Elle ne démontre pas que 80 % des tsubo sont des fascias, ni que les méridiens sont anatomiquement les chaînes fasciales.

L’étude concernait une région anatomique limitée et proposait explicitement une hypothèse anatomique et mécanistique qui demandait à être étendue et confirmée. (doi.org)

La formulation raisonnable est donc :

Certains points traditionnellement décrits pourraient coïncider avec des interfaces ou des plans conjonctifs anatomiquement intéressants.

Pas davantage.

Et les nerfs ?

Le tissu conjonctif n’est probablement qu’une partie de l’histoire.

La littérature anatomique consacrée aux points d’acupuncture a proposé des associations avec différentes structures :

* branches nerveuses périphériques ;
* terminaisons nerveuses ;
* mécanorécepteurs ;
* points moteurs ;
* jonctions neuromusculaires ;
* faisceaux neurovasculaires ;
* interfaces entre muscles, fascias, tendons et os.

Il n’existe donc pas nécessairement une structure anatomique unique caractérisant tous les tsubo. (PubMed Central (PMC))

Et c’est finalement assez logique.

Appuyer sur GI4 entre les métacarpiens, sur E36 à proximité du tibia ou sur un point paravertébral ne signifie pas comprimer exactement les mêmes structures.

La localisation et surtout la profondeur de la pression déterminent ce qui est mécaniquement stimulé.

Sous le doigt : plusieurs phénomènes se produisent simultanément

Imaginons maintenant le pouce du praticien posé sur un tsubo.

1. Les tissus se déforment

La pression comprime la peau et le tissu sous-cutané et entraîne des déformations, tensions et cisaillements dans les structures plus profondes.

Nous retrouvons alors les mécanismes décrits dans les parties précédentes :

PRESSION → DÉFORMATION → MÉCANOTRANSDUCTION

Les cellules du tissu conjonctif peuvent détecter cette modification mécanique de leur environnement.

2. Le système nerveux reçoit une information

La pression stimule également les structures sensorielles présentes dans la peau et les tissus profonds.

Les mécanorécepteurs et autres terminaisons sensitives transforment eux aussi une déformation mécanique en signal électrique.

Ce signal remonte ensuite par les nerfs périphériques vers la moelle épinière et le cerveau.

La sensation produite par le shiatsu n’est donc pas simplement « locale ».

Le praticien appuie localement, mais le système nerveux traite l’information à plusieurs niveaux.

3. La perception dépend du contexte

Une même pression ne produit pas nécessairement la même expérience selon la personne ou le moment.

L’état du tissu, la sensibilité de la région, l’attention portée au stimulus, les attentes, le contexte thérapeutique et l’état général du système nerveux participent à la perception.

Cela explique en partie quelque chose que connaissent très bien les praticiens :

deux zones anatomiquement proches peuvent être ressenties très différemment sous une pression comparable.

Cela ne prouve pas pour autant qu’un méridien vient d’être identifié sous le pouce.

Cela montre simplement que la réponse à une stimulation mécanique dépend du tissu stimulé et du système qui reçoit l’information.

4. La circulation locale peut également être modifiée

Une pression comprime temporairement les petits vaisseaux présents dans les tissus.

Lorsque la pression est relâchée, la perfusion locale peut se modifier. Les cellules vasculaires sont elles-mêmes mécanosensibles et répondent notamment aux variations de pression et de cisaillement.

Nous avons donc déjà plusieurs phénomènes superposés :

MÉCANIQUE + CELLULAIRE + SENSORIEL + NERVEUX + VASCULAIRE

Le tsubo ne doit donc probablement pas être envisagé comme un « bouton » déclenchant une fonction unique, mais comme une zone dans laquelle une stimulation donnée rencontre une configuration anatomique et sensorielle particulière.

Un tsubo est-il réellement différent du point voisin ?

C’est la question décisive.

Et actuellement, la réponse scientifique la plus rigoureuse est :

nous ne le savons pas de manière suffisamment générale pour l’affirmer.

La spécificité des points d’acupuncture reste débattue.

Certaines études neurophysiologiques ou d’imagerie rapportent des réponses différentes selon les points stimulés. Mais les résultats sont hétérogènes et fortement dépendants des protocoles. Une r***e consacrée à cette question souligne précisément cette coexistence de résultats favorables et défavorables à une véritable spécificité des points. (Springer)

Une r***e de neuro-imagerie publiée en 2020 rapporte de nombreux résultats favorables à une certaine spécificité, mais avec des limites importantes : études principalement réalisées chez des sujets sains, petits effectifs, effets immédiats et forte hétérogénéité méthodologique. (PubMed)

Et surtout :

la majorité de ces recherches portent sur l’acupuncture, pas sur la pression utilisée en shiatsu.

Nous devons donc résister une nouvelle fois à la tentation de transformer une hypothèse intéressante en fait établi.

Alors, le tsubo existe-t-il ?

Tout dépend de ce que l’on entend par « exister ».

🔴 Si l’on cherche une structure anatomique spécifique et universelle appelée tsubo, identifiable comme un organe ou une structure histologique particulière :

elle n’a pas été démontrée.

🟠 Si l’on demande si certains points traditionnels peuvent correspondre à des zones anatomiquement particulières, par exemple des interfaces fasciales, passages neurovasculaires ou régions possédant une configuration sensorielle spécifique :

c’est plausible et certaines données vont dans cette direction, mais elles ne permettent pas d’en faire une règle générale. (Wiley Online Library)

🟢 Enfin, si l’on demande si appuyer à différents endroits du corps peut produire des réponses différentes :

évidemment.

Le corps n’est pas anatomiquement homogène.

Appuyer sur une zone richement innervée, sur un ventre musculaire, près d’un nerf, contre un plan osseux ou sur une interface conjonctive ne produit ni la même déformation mécanique ni la même information sensorielle.

Une autre manière de penser le tsubo

C’est peut-être ici que tradition et science peuvent dialoguer sans chercher artificiellement à se confondre.

Plutôt que d’imaginer le tsubo comme un mystérieux interrupteur énergétique auquel il faudrait absolument trouver une structure anatomique correspondante, nous pouvons provisoirement le considérer comme une zone fonctionnelle de stimulation.

Une région où plusieurs dimensions peuvent se rencontrer :

**architecture anatomique

* propriétés mécaniques du tissu
* innervation
* vascularisation
* sensibilité individuelle
* réponse à la pression.**

Cette définition n’est pas celle de la médecine traditionnelle chinoise.

Elle ne prétend donc pas la remplacer.

Elle constitue simplement une hypothèse contemporaine permettant d’étudier scientifiquement ce que le praticien ressent sous ses doigts et ce que le receveur ressent dans son corps.

Ce que nous pouvons retenir

🟢 ÉTABLI

Une pression déforme les tissus et stimule des structures mécanosensibles.

Cette stimulation produit des réponses cellulaires, sensorielles, nerveuses et vasculaires.

La localisation et la profondeur de la pression déterminent en partie les structures stimulées.

🟠 PLAUSIBLE / EN COURS D’ÉTUDE

Certains points traditionnels pourraient correspondre préférentiellement à des interfaces conjonctives, neurovasculaires ou neuromusculaires particulières.

Une certaine spécificité physiologique de certains points est possible, mais reste difficile à caractériser.

🔴 NON DÉMONTRÉ

Les tsubo ne correspondent pas à une structure anatomique spécifique identifiée.

Les méridiens n’ont pas été démontrés comme des structures anatomiques correspondant aux chaînes fasciales.

Les données issues de l’acupuncture ne peuvent pas être directement transposées au shiatsu.

Et surtout, aucun de ces mécanismes ne permet actuellement d’affirmer que stimuler un tsubo produit systématiquement l’effet thérapeutique spécifique que lui attribue la théorie traditionnelle.

Finalement, que se passe-t-il sous notre pouce ?

Probablement beaucoup de choses à la fois.

Le tissu se déforme.
Les cellules perçoivent cette déformation.
Les récepteurs sensoriels sont stimulés.
Le système nerveux reçoit et interprète cette information.
La circulation locale peut être modifiée.

Et peut-être certaines régions anatomiques se prêtent-elles particulièrement bien à cette interaction.

La science ne nous permet pas encore d’affirmer que le tsubo est une structure biologique spécifique.

Mais elle nous permet déjà de comprendre quelque chose d’essentiel :

appuyer sur le corps, ce n’est jamais simplement appuyer sur le corps.

Sous le doigt se trouve un tissu vivant, innervé, vascularisé, mécanosensible et continuellement capable de répondre à ce qu’on lui fait.

Et c’est probablement un point de départ beaucoup plus intéressant pour comprendre le shiatsu que de chercher à tout prix à transformer une tradition en anatomie.

Pour aller plus loin :

Cette série s’appuie principalement sur la littérature scientifique consacrée à la mécanotransduction, aux travaux d’Hélène Langevin sur le tissu conjonctif et les fibroblastes, ainsi qu’aux recherches sur les mécanismes physiologiques des stimulations manuelles et des points d’acupuncture. Ces travaux ne constituent pas une démonstration scientifique du modèle traditionnel du shiatsu ; ils permettent d’en explorer certains mécanismes biologiquement plausibles.

Références scientifiques:

1. Mécanotransduction générale

* Jaalouk DE, Lammerding J. (2009). Mechanotransduction gone awry. Nature Reviews Molecular Cell Biology, 10, 63–73.
Article Nature⁠
* Humphrey JD, Dufresne ER, Schwartz MA. (2014). Mechanotransduction and extracellular matrix homeostasis. Nature Reviews Molecular Cell Biology, 15, 802–812.
Article Nature⁠
* Kechagia JZ, Ivaska J, Roca-Cusachs P. (2019). Integrins as biomechanical sensors of the microenvironment. Nature Reviews Molecular Cell Biology, 20, 457–473.
Article Nature⁠
* Xiao B. (2024). Mechanisms of mechanotransduction and physiological roles of PIEZO channels. Nature Reviews Molecular Cell Biology.
Article Nature⁠

2. Hélène Langevin : tissu conjonctif, fibroblastes et mécanotransduction

* Langevin HM, Churchill DL, Cipolla MJ. (2001). Mechanical signaling through connective tissue: a mechanism for the therapeutic effect of acupuncture. FASEB Journal, 15, 2275–2282.
PubMed⁠
* Langevin HM et al. (2005). Dynamic fibroblast cytoskeletal response to subcutaneous tissue stretch ex vivo and in vivo. American Journal of Physiology – Cell Physiology, 288, C747–C756.
PubMed⁠
* Langevin HM et al. (2006). Fibroblast spreading induced by connective tissue stretch involves intracellular redistribution of alpha- and beta-actin. Histochemistry and Cell Biology, 125, 487–495.
PubMed⁠
* Langevin HM et al. (2011). Fibroblast cytoskeletal remodeling contributes to connective tissue tension. Journal of Cellular Physiology, 226, 1166–1175.
PubMed⁠

3. Intervention manuelle et signalisation cellulaire

* Crane JD et al. (2012). Massage therapy attenuates inflammatory signaling after exercise-induced muscle damage. Science Translational Medicine, 4, 119ra13.
PubMed⁠

C’est une étude particulièrement utile pour notre raisonnement : intervention manuelle chez l’humain, biopsies musculaires et modifications de voies de signalisation dont FAK/ERK1/2. Elle soutient la plausibilité biologique d’une action manuelle, pas spécifiquement celle du shiatsu.

4. Tsubo, points d’acupuncture et anatomie

* Langevin HM, Yandow JA. (2002). Relationship of acupuncture points and meridians to connective tissue planes. The Anatomical Record, 269, 257–265.
Article Wiley⁠

C’est notamment cette étude qui rapporte la correspondance d’environ 80 % des points étudiés avec des plans de tissu conjonctif inter- ou intramusculaires. À présenter comme une observation soutenant une hypothèse anatomique, pas comme la preuve que « les méridiens sont les fascias ».

* Langevin HM et al. (2006). Subcutaneous tissue fibroblast cytoskeletal remodeling induced by acupuncture: evidence for a mechanotransduction-based mechanism. Journal of Cellular Physiology, 207, 767–774.
PubMed⁠

5. La question de la spécificité des points

* Choi EM, Jiang F, Longhurst JC. (2012). Point specificity in acupuncture. Chinese Medicine, 7, 4.
Article en accès libre⁠
* Qiu K et al. (2020). Does the Acupoint Specificity Exist? Evidence from Functional Neuroimaging Studies. Current Medical Imaging, 16, 629–642.
PubMed⁠

SHIATSU ET SCIENCEPartie 2 — Mécanotransduction et shiatsu : que devient une pression manuelle ?Dans la première partie,...
20/08/2026

SHIATSU ET SCIENCE

Partie 2 — Mécanotransduction et shiatsu : que devient une pression manuelle ?

Dans la première partie, nous avons vu qu’une contrainte mécanique appliquée à un tissu vivant n’est pas nécessairement un simple phénomène physique.

Les cellules sont capables de détecter certaines contraintes mécaniques et de les convertir en réponses biologiques : c’est la mécanotransduction.

Mais quel rapport avec le shiatsu ?

Commençons par oublier quelques instants méridiens, Ki et tsubo pour observer simplement ce que fait la main du praticien.

Lors d’une pression de shiatsu, le pouce ou la paume exerce une force mécanique sur les tissus du receveur.

Cette évidence constitue finalement notre meilleur point de départ.

De la pression du pouce à la déformation des tissus

Une pression de shiatsu ne s’arrête évidemment pas à la surface de la peau.

Selon son intensité, sa direction, sa durée, la surface de contact et les caractéristiques de la région sollicitée, elle entraîne une déformation mécanique de plusieurs tissus : peau, tissu sous-cutané et conjonctif, structures musculaires, vasculaires et nerveuses.

Cette pression peut produire différentes contraintes :

compression • tension • cisaillement • déplacement relatif des tissus

La force appliquée par le praticien se distribue donc progressivement dans les tissus.

Et, comme nous l’avons vu dans la première partie, ces tissus sont mécanosensibles.

On peut ainsi proposer une première chaîne :

PRESSION MANUELLE

DÉFORMATION DES TISSUS

STIMULATION MÉCANIQUE DES CELLULES ET DES RÉCEPTEURS SENSORIELS

RÉPONSES BIOLOGIQUES

Mais attention : cette chaîne générale est biologiquement crédible. Elle ne signifie pas encore que nous connaissons précisément les effets d’une pression de shiatsu.

C’est ici que les travaux d’Hélène Langevin deviennent particulièrement intéressants.

Hélène Langevin : quand le tissu conjonctif répond à la contrainte

Hélène Langevin, médecin et chercheuse, a consacré une partie importante de ses travaux aux interactions entre tissu conjonctif, contraintes mécaniques et réponses cellulaires, notamment dans le contexte de l’acupuncture.

Ses recherches se sont particulièrement intéressées aux fibroblastes.

Ces cellules sont très présentes dans les tissus conjonctifs et jouent un rôle important dans la production, l’organisation et le remodelage de la matrice extracellulaire.

On pourrait les imaginer comme de simples cellules « installées » entre les fibres de collagène.

C’est beaucoup plus intéressant que cela.

Étirer le tissu modifie les fibroblastes

Langevin et ses collaborateurs ont montré, sur des modèles expérimentaux ex vivo et in vivo, que lorsqu’un tissu conjonctif sous-cutané est maintenu en étirement, les fibroblastes modifient leur forme en quelques minutes.

Ils s’étalent et leur cytosquelette se réorganise.

La cellule a donc détecté la modification mécanique de son environnement et y a répondu.

C’est de la mécanotransduction.

Plus intéressant encore : cette réponse n’est pas uniquement mécanique.

Des travaux ultérieurs de l’équipe ont montré que l’étirement du tissu pouvait entraîner une augmentation de l’ATP extracellulaire, molécule pouvant jouer ici le rôle de signal entre les cellules.

Nous retrouvons donc exactement le phénomène décrit dans la première partie :

DÉFORMATION MÉCANIQUE

MODIFICATION DU CYTOSQUELETTE

SIGNALISATION CELLULAIRE

La frontière entre mécanique et biochimie devient alors beaucoup moins nette qu’elle n’en a l’air.

Et avec une stimulation externe ?

Les travaux de Langevin sur l’acupuncture apportent un autre élément particulièrement intéressant.

Lorsqu’une aiguille d’acupuncture est tournée dans les tissus, les fibres de tissu conjonctif peuvent s’enrouler autour de l’aiguille. Cette interaction transmet une contrainte mécanique au tissu environnant.

Dans des modèles expérimentaux, l’équipe de Langevin a observé après cette stimulation un étalement des fibroblastes et la formation de prolongements cellulaires, compatibles avec une réponse de mécanotransduction.

Ce résultat est important pour notre réflexion.

Il montre qu’une stimulation mécanique provenant de l’extérieur peut être transmise au tissu conjonctif et entraîner une réponse cellulaire mesurable.

Mais il faut immédiatement poser une limite :

une aiguille d’acupuncture que l’on fait tourner n’est pas un pouce de shiatsu.

On ne peut donc pas transposer directement ces résultats au shiatsu.

Ils montrent un mécanisme possible. Ils ne démontrent pas que la pression shiatsu produit exactement la même réponse.

Et la pression manuelle elle-même ?

Nous disposons néanmoins d’indices expérimentaux intéressants concernant les techniques manuelles.

Une étude publiée en 2012 par Crane et ses collaborateurs a étudié les effets de dix minutes de massage sur le quadriceps après un exercice intense chez onze hommes.

Des biopsies musculaires réalisées avant et après l’intervention ont montré notamment une activation de voies de signalisation associées à la mécanotransduction, en particulier FAK et ERK1/2.

Les chercheurs ont également observé des modifications de certains marqueurs associés à l’inflammation et à la biogenèse mitochondriale.

Cette expérience est particulièrement intéressante car elle montre chez l’humain qu’une intervention mécanique réalisée manuellement peut être associée à des modifications mesurables de la signalisation cellulaire.

Mais, là encore :

massage ≠ shiatsu.

Ce serait donc une erreur de présenter cette étude comme une preuve des effets cellulaires du shiatsu.

Elle renforce en revanche la plausibilité d’un principe beaucoup plus général :

Une pression ou manipulation manuelle peut constituer un stimulus mécanique biologiquement actif.

La main agit-elle uniquement sur les cellules ?

Non. Et c’est probablement l’un des points les plus importants.

Réduire les effets d’une pression manuelle à la seule mécanotransduction des fibroblastes serait aussi excessif que vouloir tout expliquer par les méridiens.

Lorsque nous appuyons sur les tissus, nous stimulons simultanément plusieurs systèmes.

La peau et les tissus profonds contiennent de nombreuses terminaisons nerveuses et récepteurs sensoriels sensibles aux stimulations mécaniques.

La pression produit donc également une information nerveuse transmise vers la moelle épinière et le cerveau.

Elle peut également influencer localement les tissus musculaires et la circulation.

Une pression de shiatsu doit donc plutôt être envisagée comme un stimulus multimodal :

PRESSION

┌ MÉCANOTRANSDUCTION CELLULAIRE
├ STIMULATION SENSORIELLE
├ RÉPONSES NEUROPHYSIOLOGIQUES
├ EFFETS MÉCANIQUES LOCAUX
└ RÉPONSES VASCULAIRES

Ces différents phénomènes ne fonctionnent d’ailleurs probablement pas indépendamment les uns des autres.

Une grande r***e récente consacrée aux mécanismes des thérapies manuelles va précisément dans ce sens : les données disponibles suggèrent des réponses complexes impliquant plusieurs niveaux, notamment périphériques, spinaux, supraspinaux et neurovasculaires. En revanche, le lien entre ces mécanismes et les bénéfices cliniques observés reste encore imparfaitement établi.

C’est une nuance essentielle.

Alors, que peut-on réellement affirmer sur le shiatsu ?

Dans une démarche fondée sur les preuves, il faut distinguer plusieurs niveaux.

🟢 ÉTABLI

Les cellules et les tissus sont mécanosensibles.

Une contrainte mécanique peut déclencher des phénomènes de mécanotransduction.

Les fibroblastes du tissu conjonctif peuvent répondre à une déformation mécanique par une réorganisation de leur cytosquelette et des phénomènes de signalisation cellulaire.

Une intervention manuelle peut provoquer des réponses biologiques et neurophysiologiques mesurables.

🟠 PLAUSIBLE

Une pression de shiatsu déforme les tissus et constitue donc un stimulus mécanique susceptible d’engager certains de ces mécanismes.

La nature de la pression, son intensité, sa durée, sa direction et la région anatomique stimulée pourraient influencer la réponse obtenue.

🔴 NON DÉMONTRÉ

Nous ne pouvons pas actuellement affirmer que la mécanotransduction explique à elle seule les effets thérapeutiques du shiatsu.

Nous ne pouvons pas non plus utiliser ces travaux pour démontrer scientifiquement l’existence des méridiens ou la spécificité biologique des tsubo.

Et cette dernière question est justement la plus intéressante.

Car si tous les tissus sont capables de répondre à une stimulation mécanique, pourquoi le shiatsu accorde-t-il une importance particulière à certains endroits du corps ?

Existe-t-il quelque chose de physiologiquement particulier sous un tsubo ?

Ou appuyer sur un tsubo mobilise-t-il simplement des mécanismes généraux de réponse à la pression ?

C’est ce que nous essaierons d’examiner dans la troisième partie :

Que se passe-t-il réellement lorsque l’on appuie sur un tsubo ?

Bonjour Ami(e)s praticiens et praticiennes!A l'heure ou la science et l'EBP (evidence based practice) sont à l'honneur d...
14/08/2026

Bonjour Ami(e)s praticiens et praticiennes!

A l'heure ou la science et l'EBP (evidence based practice) sont à l'honneur dans le monde des professions de santé, qu'en est-il concernant le shiatsu?

Nous vous proposons d'en savoir plus dans cet article en trois parties!

SHIATSU ET SCIENCE

Partie 1 — La mécanotransduction : comment les tissus répondent aux contraintes mécaniques

Lorsque nous bougeons, courons, soulevons une charge, nous étirons ou recevons une pression, nos tissus sont soumis à des forces mécaniques.
On pourrait imaginer qu'ils ne font que subir passivement ces contraintes. En réalité, le vivant possède une capacité remarquable : les cellules peuvent détecter les forces mécaniques qui s'exercent sur elles et modifier leur fonctionnement en conséquence.
C'est ce phénomène que l'on appelle mécanotransduction.

Qu'est-ce que la mécanotransduction ?

La mécanotransduction désigne l'ensemble des mécanismes par lesquels une cellule détecte une information mécanique et la transforme en signal biologique.
Cette information mécanique peut prendre différentes formes :

- compression : une force qui tend à comprimer un tissu
- traction ou tension : une force qui tend à l'étirer
- cisaillement : deux forces parallèles qui tendent à faire glisser différentes couches l'une par rapport à l'autre
- torsion : une déformation produite par une rotation
- pression et variations de pression
- forces liées aux fluides, comme le cisaillement exercé par le sang sur la paroi des vaisseaux.

La cellule dispose de plusieurs systèmes capables de détecter ces modifications de son environnement : intégrines et complexes d'adhésion, cytosquelette, canaux ioniques mécanosensibles comme les canaux PIEZO, entre autres.

La contrainte mécanique peut ainsi être convertie en signalisation intracellulaire et influencer le comportement de la cellule : métabolisme, expression de certains gènes, synthèse de protéines, organisation du cytosquelette, prolifération, différenciation ou remodelage de la matrice extracellulaire.
On peut donc résumer le principe ainsi :

CONTRAINTE MÉCANIQUE

DÉFORMATION DU TISSU

DÉTECTION PAR LA CELLULE

SIGNALISATION CELLULAIRE

RÉPONSE ET, SI LE STIMULUS SE RÉPÈTE, ADAPTATION DU TISSU

C'est cette conversion du mécanique vers le biologique qui constitue la mécanotransduction.L’ idée est ancienne, et les mécanismes ont été découverts progressivement. La mécanotransduction n'a pas été « découverte » par une seule personne. L'idée que les tissus s'adaptent aux contraintes mécaniques est ancienne. Dès le XIXe siècle, les travaux associés à Julius Wolff montrent notamment que l'architecture osseuse se modifie en fonction des charges auxquelles l'os est soumis.
Mais ce sont surtout les progrès de la biologie cellulaire au XXe siècle qui ont permis de comprendre progressivement comment une cellule pouvait percevoir son environnement mécanique.
La découverte et l'étude de la matrice extracellulaire, des intégrines, du cytosquelette, des adhésions cellulaires puis des canaux mécanosensibles ont profondément modifié notre représentation de la cellule.
La cellule n'est pas simplement une petite unité biologique posée dans un tissu. Elle est physiquement connectée à son environnement, notamment à travers la matrice extracellulaire, et capable d'en percevoir les propriétés mécaniques. Les travaux contemporains sur les canaux PIEZO ont encore considérablement enrichi cette compréhension. Leur importance dans la perception des stimuli mécaniques a notamment conduit à l'attribution du prix Nobel de physiologie ou médecine 2021 à David Julius et Ardem Patapoutian, pour leurs découvertes concernant les récepteurs de la température et du toucher.
Tous les tissus sont concernés, mais ils ne répondent pas de la même manière
La mécanotransduction est un mécanisme fondamental du vivant. Mais la réponse dépend du type de tissu, de la nature de la contrainte, de son intensité, de sa durée et de sa répétition.
C'est un point essentiel : une contrainte mécanique n'est pas intrinsèquement « bonne » ou « mauvaise ».
Une contrainte adaptée peut constituer un stimulus nécessaire à l'entretien ou à l'adaptation du tissu. Une contrainte excessive, insuffisante ou répétée dans de mauvaises conditions peut au contraire contribuer à sa dégradation.

🦴 L'os : charge et remodelage

L'os est probablement l'exemple le plus intuitif.
Les contraintes mécaniques générées par la gravité, les impacts et les contractions musculaires produisent de petites déformations du tissu osseux. Celles-ci sont détectées notamment par les ostéocytes, cellules jouant un rôle majeur dans la régulation du remodelage osseux.
La charge mécanique peut ainsi favoriser le maintien ou l'augmentation de la masse osseuse, tandis qu'une diminution importante des contraintes, lors d'une immobilisation prolongée ou en microgravité par exemple, favorise sa perte.
L'os est donc une structure vivante qui adapte en permanence son architecture aux contraintes qu'elle rencontre.

💪 Le muscle : la tension comme signal d'adaptation

Le muscle squelettique est lui aussi extrêmement sensible à son environnement mécanique. Lorsqu'il produit ou résiste à une force, ses fibres subissent une tension mécanique. Cette tension est détectée par différents mécanismes cellulaires et participe à l'activation de voies de signalisation impliquées dans l'adaptation musculaire, notamment autour de mTORC1.
Lorsque le stimulus est suffisamment important, répété et accompagné des conditions nécessaires à la récupération, ces mécanismes participent notamment à l'augmentation de la synthèse protéique et à l'hypertrophie musculaire.
L'excentrique constitue un stimulus mécanique particulièrement intéressant, mais il serait réducteur d'affirmer que le muscle « répond à l'excentrique » : c'est plus largement la tension mécanique et la manière dont elle est appliquée qui constituent des déterminants majeurs de l'adaptation.

🪢 Tendons et ligaments : transmettre la force... et s'y adapter

Les tendons transmettent les forces produites par les muscles vers le squelette.
Leur matrice extracellulaire, très riche en collagène, est donc régulièrement soumise à des contraintes de traction.
Les cellules tendineuses détectent ces contraintes mécaniques et peuvent modifier leur activité, notamment la synthèse et l'organisation des composants de la matrice extracellulaire.
La charge mécanique participe ainsi au maintien et à l'adaptation du tendon.
Mais ici encore, la dose compte : absence de charge, charge adaptée et surcharge chronique ne produisent pas les mêmes réponses biologiques.

🕸️ Le tissu conjonctif ou fascia : les fibroblastes ne sont pas passifs

C'est un domaine particulièrement intéressant pour la suite de notre réflexion sur le shiatsu.
Les fibroblastes, cellules majeures des tissus conjonctifs, sont capables de détecter les propriétés mécaniques de la matrice extracellulaire et d'y répondre.
Les travaux d'Hélène Langevin et de ses collaborateurs ont notamment montré expérimentalement qu'un étirement du tissu conjonctif pouvait entraîner, en quelques minutes, une modification de la forme des fibroblastes et une réorganisation de leur cytosquelette.
D'autres travaux de son équipe ont montré que ces modifications peuvent participer aux propriétés mécaniques du tissu lui-même et faire intervenir des mécanismes de signalisation cellulaire.
Nous reviendrons largement sur ces travaux dans la deuxième partie.

🖐️ La peau : pression, friction et adaptation

La peau constitue elle aussi un tissu mécanosensible.
Les kératinocytes peuvent détecter des contraintes mécaniques et participer à différentes réponses adaptatives.
L'exemple le plus visible est celui des callosités : lorsqu'une zone est soumise de manière répétée à des pressions et des frictions, l'épiderme peut s'épaissir, notamment par augmentation de la couche cornée.
C'est ce que l'on observe sur les mains d'un travailleur manuel, les pieds d'un coureur ou les zones régulièrement sollicitées chez un pratiquant d'arts martiaux.
Là encore, l'adaptation dépend de la dose : une sollicitation progressive peut entraîner une adaptation ; une contrainte excessive produit une lésion.

🩸 Les vaisseaux sanguins : le sang exerce lui aussi une force

La mécanotransduction ne concerne pas seulement les contraintes provenant de l'extérieur.
Lorsque le sang circule dans un vaisseau, il exerce une force de cisaillement, ou shear stress, sur les cellules endothéliales qui tapissent sa paroi interne.
Ces cellules détectent cette contrainte et adaptent leur fonctionnement.
Une des réponses les mieux connues est la production de monoxyde d'azote (NO), qui participe à la régulation du diamètre vasculaire.
À plus long terme, les contraintes hémodynamiques participent également au remodelage et à l'adaptation du réseau vasculaire

🧠 Et le tissu nerveux ?

Le système nerveux périphérique est lui aussi soumis aux contraintes mécaniques produites par nos mouvements.
Un nerf doit pouvoir glisser, se déformer et tolérer une certaine mise en tension lorsque nous mobilisons nos membres.
Compression, tension et cisaillement peuvent influencer sa microcirculation et son fonctionnement.
Mais contrairement à une formulation parfois rencontrée, il serait hasardeux de dire que « le nerf aime être étiré ». Une contrainte excessive ou prolongée peut au contraire altérer la conduction et la vascularisation nerveuses.
Le tissu nerveux illustre parfaitement un principe général :
ce n'est pas la contrainte seule qui détermine la réponse, mais sa nature, son intensité, sa durée et la capacité du tissu à la tolérer. Un organisme construit par les contraintes: Os, muscles, tendons, tissu conjonctif, peau, vaisseaux, nerfs...
À des degrés différents et par des mécanismes différents, notre organisme perçoit constamment son environnement mécanique et s'y adapte. La mécanotransduction constitue l'un des processus fondamentaux permettant cette adaptation.
Elle nous conduit alors directement à la question qui nous intéresse.

Une pression exercée avec le pouce lors d'un shiatsu est elle aussi une contrainte mécanique appliquée à un tissu vivant.
Cette pression déforme la peau et les tissus sous-jacents.
Alors que devient cette force ? Comment est-elle transmise dans les tissus ? Quelles cellules peuvent la détecter ? Et quelles réponses peut-elle provoquer ?
C'est ce que nous examinerons dans la deuxième partie :

« Mécanotransduction et shiatsu : de la pression manuelle à la réponse biologique. »

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