22/08/2026
𝐕𝐎𝐒 𝐃𝐄́𝐅𝐔𝐍𝐓𝐒 𝐍𝐄 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐄𝐌𝐀𝐍𝐃𝐄𝐍𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐃𝐄 𝐌𝐎𝐔𝐑𝐈𝐑 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐄𝐔𝐗
Je sais que cette phrase peut paraître dure.
Mais je la dis avec beaucoup de douceur, parce que je sais à quel point le deuil peut fracasser une vie.
Quand quelqu’un qu’on aime meurt, nous, ici, on vit une fin.
La fin du corps.
La fin de la voix dans la pièce.
La fin des bras qu’on pouvait serrer.
La fin des messages, des habitudes, des repas, des petits réflexes du quotidien.
Nous, on se retrouve face à une absence immense.
Et forcément, ça fait mal.
Parce que notre amour, lui, n’a pas disparu.
Il est encore là, entier, vivant, brûlant parfois… mais il ne peut plus passer par les mêmes gestes.
Et c’est ça qui déchire.
Mais si, pendant quelques secondes, nous pouvions mettre des lunettes capables de voir l’invisible, les autres plans, la transition, ce qui se passe réellement après le départ du corps… je crois qu’on serait bouleversés.
Pas parce qu’on ne pleurerait plus.
Mais parce qu’on comprendrait que ce que nous appelons “la fin” n’est pas vécu de la même manière de l’autre côté.
Nous, nous voyons une disparition.
Eux vivent une continuité.
Nous voyons un corps qui s’arrête.
Eux découvrent une autre façon d’exister.
Nous restons devant une porte fermée.
Eux sont déjà en train de comprendre ce qu’il y a derrière.
Et non, ça ne veut pas dire que notre douleur est ridicule.
Elle est normale.
Elle est humaine.
Elle vient du manque physique, de l’absence, de tout ce qu’on ne peut plus faire comme avant.
Mais dans ce que je perçois, vos défunts ne sont pas restés figés dans le moment de leur mort.
Ils ne sont pas enfermés dans la chambre d’hôpital, dans l’accident, dans le dernier souffle, dans la dernière image que vous avez gardée.
Ça, c’est souvent nous qui les gardons là.
Parce que c’est là que notre monde s’est effondré.
Mais eux, ils continuent.
Autrement, oui.
Sans corps physique, oui.
Mais ils continuent d’exister, de ressentir, de comprendre, d’aimer, d’évoluer.
Et je crois que c’est cette idée-là qui peut vraiment apaiser quelque chose.
Nous avons le droit d’être tristes.
Nous avons le droit de pleurer.
Nous avons le droit d’avoir mal du manque.
Mais nous n’avons pas à gâcher toute notre existence terrestre pour prouver que l’amour était vrai.
Parce qu’à quoi bon s’incarner, si c’est pour s’interdire de vivre dès qu’une personne qu’on aime quitte son corps ?
Votre incarnation ne s’arrête pas parce que la sienne a changé de forme.
Vous êtes encore ici.
Avec un corps.
Avec un cœur.
Avec des choses à traverser.
Avec peut-être encore de la beauté à rencontrer.
Et continuer à vivre ne veut pas dire que vous l’oubliez.
Rire ne l’efface pas.
Sortir ne le trahit pas.
Voyager ne l’abandonne pas.
Aimer encore un jour ne le remplace pas.
On ne remplace pas une âme.
On ne remplace pas une histoire.
On continue simplement avec le lien autrement.
Et je crois profondément que nos défunts le comprennent bien mieux que nous.
Eux savent que la vie continue.
Eux savent que le lien ne s’est pas coupé.
Eux savent que ce n’est pas terminé comme nous l’imaginons ici.
C’est nous, dans notre corps, dans notre manque, dans notre chagrin, qui avons du mal à l’accepter.
Et c’est normal.
Parce que nous ne voyons pas encore toute la scène.
Nous ne voyons que le côté visible.
Le côté où quelqu’un manque.
Le côté où la chaise est vide.
Le côté où la voix ne répond plus.
Mais l’amour, lui, ne dépend pas uniquement de ce que nos yeux peuvent voir.
Alors pleurez quand ça vient.
Craquez quand ça remonte.
Parlez-lui si vous en avez besoin.
Mais ne confondez jamais l’amour avec l’interdiction d’être heureux.
Vous n’avez pas à rester dans l’absence pour rester fidèle.
Vous n’avez pas à transformer votre vie en mausolée.
Et vous n’avez pas à mourir intérieurement pour prouver que vous aimez quelqu’un qui est passé de l’autre côté.
Un jour, d’une manière ou d’une autre, nous comprendrons vraiment que ce n’était pas une disparition.
C’était un passage.
Et en attendant de se retrouver, peut-être que la plus belle chose à faire, ce n’est pas de rester figé à l’endroit où tout s’est arrêté.
C’est de continuer à vivre.
Pas sans eux.
Avec eux autrement. 🤍
Auteur Jordan
A tout ceux que j'accompagne en ces moments difficiles, je dis toujours c'est la vie après la vie qui démarre 🙏 ce texte dit tout 🙏😘
Nous sommes tous en union ici et de l' autre côté du rideau ✨
Restons unis dans l' amour immortel 💖