26/08/2026
Conduire un entretien de façon trauma-sensible n’est pas uniquement réservé aux professionnels de santé. Cela nous concerne tous.
Communication non violente et communication trauma-sensible : quelle différence ?
La communication non violente nous apprend principalement à mieux exprimer ce que nous observons, ressentons et demandons, tout en tenant compte de nos besoins et de ceux de l’autre. Elle cherche à limiter les jugements, les accusations et l’escalade du conflit.
La communication trauma-sensible ajoute une dimension essentielle : celle du système nerveux et des réactions de survie.
Elle se demande aussi:
« Dans quel état se trouve la personne face à moi, et se sent-elle suffisamment en sécurité pour pouvoir entendre, réfléchir et répondre ? »
Lorsqu’une personne est submergée, sidérée, dissociée ou en état d’alerte, elle peut momentanément ne plus avoir accès à ses mots, à ses besoins ou à sa capacité de faire un choix. Même une phrase formulée selon les principes de la communication non violente peut alors être vécue comme intrusive ou menaçante si le rythme, le ton, le moment ou le rapport de pouvoir ne sont pas pris en compte.
Être trauma-sensible, c’est apprendre à :
• reconnaître les signes de stress, de figement, de fuite ou de dissociation ;
• adapter sa voix, son rythme et ses questions ;
• ne pas forcer la parole ni la recherche d’une réponse immédiate ;
• prendre en compte les rapports de pouvoir et les vulnérabilités ;
• respecter les limites et le consentement de la personne ;
• redonner du choix, de la prévisibilité et du pouvoir d’agir.
La communication trauma-sensible cherche donc à créer les conditions de sécurité nécessaires pour qu'un échange redevienne réellement possible.