Liliana Henriques Diététicienne-Nutritionniste

Liliana Henriques Diététicienne-Nutritionniste ✨ Fini le yo-yo, maigrir en mangeant ce qu'on aime🧁
+ de 200 femmes libérées des régimes 💜

Un mantra, ici, est une phrase qui crée un peu d’espace entre l’émotion et l’action.Quand l’envie de manger arrive, ton ...
19/06/2026

Un mantra, ici, est une phrase qui crée un peu d’espace entre l’émotion et l’action.
Quand l’envie de manger arrive, ton cerveau ne cherche pas toujours une grande analyse. Il cherche une sortie rapide : couper, remplir, calmer, occuper les mains, la bouche, la tête.

Et dans ces moments-là, se dire “arrête” fonctionne rarement. Souvent, ça ajoute de la tension, comme si tu étais face à toi-même en train de te gronder.

J’aime mieux les phrases qui ouvrent une porte.
“Je pourrai toujours en remanger demain” rappelle à ton cerveau que cet aliment n’est pas une dernière chance, ni une urgence, ni quelque chose qu’il faut engloutir avant de redevenir “sage”.
“Manger en excès ne va pas résoudre mon problème” ne sert pas à culpabiliser. Ça remet simplement les choses à leur place. Si je me sens seule, débordée, triste, anxieuse ou épuisée, la nourriture peut soulager quelques minutes, mais elle ne répondra pas vraiment à ce qui se passe dessous.

Et peut-être que la question la plus intéressante est : “si la nourriture n’existait pas, qu’est-ce que j’essaierais de ressentir ?”

Parce qu’elle déplace le regard. On sort un peu de l’obsession de l’aliment, de la quantité, de la faute, et on commence à écouter ce que le comportement essaie de dire.

Parfois, la réponse sera : j’ai besoin de repos.
Parfois : j’ai besoin qu’on me fiche la paix.
Ou qu’on me prenne dans les bras, ou de pleurer, ou de mettre une limite, ou simplement de rester en silence, sans écran, sans bruit, sans devoir être disponible.

La nourriture peut faire partie du plaisir et du réconfort. Le problème commence quand elle devient le seul langage disponible pour traduire tout ce qui te traverse.

Ces phrases ne vont pas supprimer l’envie de manger.

Mais elles peuvent t’aider à ralentir assez pour choisir avec un peu plus de conscience. Et parfois, quelques secondes d’espace intérieur, c’est déjà beaucoup.

Toute « mauvaise action » part d’une «mauvaise pensée ». Pourquoi ne pas faire reset sur ces pensées? Tu te reconnais da...
13/06/2026

Toute « mauvaise action » part d’une «mauvaise pensée ». Pourquoi ne pas faire reset sur ces pensées?

Tu te reconnais dans ces pensées ?

03/06/2026

Je connaissais les calories par cœur. Je savais exactement ce qu’il fallait manger, quand, en quelle quantité.
Et pourtant… c’est précisément quand j’apprenais tout ça que je craquais le plus. Que les crises duraient des semaines. Que la honte était la plus forte.
Ce paradoxe-là m’a appris quelque chose que les livres de nutrition ne nous disent pas : savoir ne suffit pas. Le problème n’est jamais là où on pense qu’il est.
Ce n’est pas un manque d’informations qui fait échouer les gens. C’est que personne ne s’est jamais intéressé à ce qu’il y a derrière: l’histoire, les émotions, les croyances, ce qui se passe dans la tête à 22h quand la journée a été trop lourde.
C’est pour ça que je travaille autrement. Et c’est pour ça que ça fonctionne autrement.

Je suis Liliana, diététicienne, thérapeute nutritionnelle, et quelqu’un qui a traversé ce que tu traverses.

Mai, en désordre.Il y a des choses que je ne dis pas souvent parce qu’elles ont l’air trop simples pour être intéressant...
31/05/2026

Mai, en désordre.
Il y a des choses que je ne dis pas souvent parce qu’elles ont l’air trop simples pour être intéressantes. Je parle rarement de cette liberté. Je l’ai choisie à plusieurs reprises dans des moments où choisir coûtait quelque chose — quitter un travail stable, recommencer dans un domaine différent, partir vivre seule dans un pays que je ne connaissais pas, quitter des relations qui ne me ressemblaient plus. À chaque fois, il y avait une version raisonnable de la situation qui me conseillait de rester et de choisir la sécurité (ou peut-être la résignation?). Et à chaque fois, j’ai fini par comprendre que “plus sûr” était souvent un autre mot pour “trop petit”.

Ce mois-ci j’ai protégé mes matins, étudié des choses qui m’intéressent vraiment, mangé avec plaisir, eu des journées longues et d’autres très douces. Une vie qui est entièrement la mienne.

Je dis ça parce que beaucoup de femmes qui viennent me voir ont mis leur vie en suspens en attendant de peser moins, d’être prêtes, d’être “mieux”. Elles repoussent le voyage, la discussion, la décision, la robe. Comme si la liberté était une récompense réservée à celles qui ont d’abord réglé le « problème » du corps. Ce n’est pas comme ça que ça marche. La liberté ne vient pas après. Elle s’apprend en la pratiquant maintenant, avec le corps et la vie qu’on a déjà.

Je perds des abonnées chaque fois que je publie ce genre de contenu. L’algorithme préfère les listes de recettes et les ...
30/05/2026

Je perds des abonnées chaque fois que je publie ce genre de contenu. L’algorithme préfère les listes de recettes et les “5 aliments à bannir”. Je le sais.

Mais il y a quelque chose que la diététique classique ne dit pas, et que je ne peux plus taire.

La suppression de ces 4 signaux n’est pas accidentelle. Elle s’est construite méthodiquement, sur des générations. La petite fille qui observe sa mère sauter le déjeuner “pour compenser le weekend”, refuser le dessert en public tout en le mangeant en cachette, se lever de table avant d’avoir fini parce que “ça suffit”… cette petite fille apprend quelque chose pour la vie : que les désirs alimentaires sont quelque chose à surveiller, à contenir, dont il faut avoir honte.

Elle n’apprend pas à avoir faim. Elle apprend à « gérer » sa faim.

Ce n’est pas de la psychologie de comptoir. Carl Jung appelait ça la transmission de la persona: cette structure psychique qui s’organise non pas autour de ce qu’on est, mais autour de ce qu’on doit paraître pour être acceptée. Chez les femmes, la persona alimentaire s’est construite autour d’une idée très simple : prendre peu de place, vouloir peu, ne pas réclamer.

Ce que je vois généralement, ce sont les héritières de cette transmission. Des femmes qui ne savent plus si elles ont faim parce qu’on ne leur a jamais appris que cette question méritait une réponse honnête. Qui confondent satisfaction et excès parce qu’on leur a appris que se faire plaisir est dangereux. Qui mangent vite, debout, sans s’asseoir vraiment, comme si le fait de prendre le temps de manger était en soi quelque chose d’un peu coupable.

Réapprendre ces 4 signaux, ce n’est pas juste une compétence nutritionnelle. C’est un acte de réappropriation. Et comme tous les actes de réappropriation, il demande de traverser quelque chose d’inconfortable: le moment où tu réalises combien de temps tu as passé à te nourrir sans vraiment t’écouter.

Mais de l’autre côté, il y a une relation à ton corps et à la nourriture qui n’a plus besoin de règles externes parce qu’elle est construite sur quelque chose de plus solide : ta propre capacité à te lire.

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Villacoublay
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