29/03/2026
L’usage rationnel des médicaments suppose que les patients reçoivent des médicaments adaptés à leur état clinique, dans des doses qui conviennent à leurs besoins individuels, pendant une période adéquate et au coût le plus bas pour eux-mêmes et pour leur collectivité. L’usage cliniquement inadapté et économiquement non rentable des médicaments pose un problème très grave partout dans le monde : on estime en effet que plus de la moitié des médicaments sont prescrits, délivrés ou vendus de façon inappropriée. En outre, près de la moitié des patients qui se voient prescrire des médicaments ne les prennent pas correctement et environ un tiers de la population mondiale est dépourvue d’accès
aux médicaments essentiels.
Ce manque d’accès est aggravé par l’usage rationnel des médicaments,
c’est-à-dire souvent : la consommation d’un plus grand nombre de médicaments que nécessaire cliniquement (polypharmacie) ; l’usage inadapté des antimicrobiens contre des infections non bactériennes ; le choix ou la posologie inadaptés des antibiotiques contre les infections bactériennes ;
la surutilisation des injections alors que la voie orale serait plus indiquée ; le non-respect des directives cliniques lors de la prescription ; et une automédication inappropriée, souvent au moyen de médicaments normalement délivrés uniquement sur ordonnance. Ces abus ont souvent des répercussions graves sur la morbidité et la mortalité, en particulier s’agissant des infections de l’enfant
comme la pneumonie, et des maladies chroniques telles que l’hypertension, lediabète, l’épilepsie et les troubles mentaux. L’utilisation superflue ou excessive de médicaments aboutit à un gaspillage de ressources, souvent sous la forme de paiements directs par les patients, et entraîne des dommages non
négligeables pour ceux-ci en raison des mauvais résultats obtenus ou de réactions indésirables.
Source: OMS