02/04/2026
Aujourd’hui, on célèbre la Journée internationale de l’autisme.
L’autisme est entré dans ma vie il y a 9 ans.
Et il a tout chamboulé, comme j’aime appeler mon fils : l’enfant tornade, ou tempête.
Au-delà de l’amour infini que je porte à mon poulbot, il y a aussi la réalité.
Quand le mot autisme a été prononcé, il n’a pas été accompagné d’un manuel.
Il a fallu se débrouiller seul, apprendre, comprendre, aller chercher des spécialistes, experts, associations.
Et aussi utiliser nos privilèges : savoir chercher, se présenter, apprendre, convaincre, payer.
9 ans plus t**d, je n’aurais jamais cru parler génétique ou molécules, moi qui ai fait des études littéraires… mais c’est devenu ma 2e langue.
9 ans plus t**d, je me demande encore pourquoi on recule, pourquoi les pouvoirs publics n’allouent aucun budget à l’autisme.
Pourquoi les mêmes profils sont toujours mis en avant, pas ceux qui ont un ret**d de développement ou sont non verbaux. On aime parler de neuroatypie mais pas d’autisme sévère, il gêne.
Pourquoi on se réveille encore la nuit en pensant à l’après. Ou tremble dès que l’école nous demande un rendez-vous.
Pourquoi parler d’autisme sur les réseaux, c’est faire face à si peu de solidarité entre personnes concernées.
Quand on me demande quel est mon rêve absolu, je réponds toujours : « avoir une conversation avec mon fils ».
Alors, à toutes les personnes autistes, je vous envoie toute ma force, dans un monde toujours peu adapté et peu tolérant.
À tous les parents, on soulève des montagnes, et serrons-nous les coudes : unis, on avancera plus vite. ❤️