16/05/2026
En pédopsychiatrie, un diagnostic devrait ouvrir une réflexion. Pas la fermer.
Aujourd'hui, combien d'enfants deviennent "le TDAH", "le TSA", avant même d'être encore regardés comme des sujets ?
Le risque existe:
qu'une fois le diagnostic posé, toute lecture psychopathologique s'arrête.
Comme si tout comportement, toute difficulté, toute souffrance trouvait automatiquement son explication dans une étiquette.
Un enfant agité n'est pas toujours uniquement un TDAH. Un enfant en retrait n'est pas toujours uniquement un TSA.
Et si certains symptômes parlaient aussi:
→d'un contexte familial complexe
d'une anxiété massive
→d'un vécu traumatique
d'un environnement scolaire inadapté
d'une souffrance relationnelle ou affective
Le problème n'est pas le diagnostic. Le problème, c'est quand il devient une fin de pensée clinique.
La psychopathologie ne devrait jamais disparaître derrière les classifications.
Parce qu'un enfant reste un sujet en construction, pas un acronyme.
Poser un diagnostic peut aider.
Réduire un enfant à ce diagnostic peut appauvrir notre compréhension de lui.
Notre rôle clinique n'est pas seulement de nommer. Il est de continuer à penser.
Repris du mur LinkedIn de Pierre Etienne