01/09/2026
𝐐𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐚𝐮 : 𝐥𝐚 𝐃𝐆𝐒𝐇𝐏 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐞 𝟒𝟖 𝐀𝐒𝐂 à 𝐊𝐨𝐮𝐥𝐢𝐤𝐨𝐫𝐨, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐀𝐑𝐈𝐒𝐄/𝐊𝐄𝐍𝐄𝐘𝐀 𝐘𝐈𝐑𝐈𝐖𝐀𝐋𝐈
Face aux risques sanitaires accrus par les inondations dans certaines zones du pays, la Direction Générale de la Santé et de l'Hygiène Publique (DGSHP) a engagé un cycle de formation des Agents de Santé Communautaire (ASC) au contrôle et au traitement de la qualité de l'eau de boisson en milieu communautaire, dans les régions de Koulikoro et de Mopti.
Du 24 au 29 août 2026, la salle de réunion de la Maison des Légitimités Traditionnelles de Koulikoro a accueilli la première étape de ce cycle, organisée par la DGSHP à travers la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro.
Cette étape a bénéficié de l'appui financier et technique du Projet ARISE/KENEYA YIRIWALI, dont une équipe a pris part à la session.
Dans les zones touchées par les inondations, la qualité de l'eau consommée devient un enjeu majeur de santé publique et de protection des communautés, d'où l'objectif de cette formation : donner aux ASC, acteurs de proximité au contact direct des communautés, les compétences nécessaires pour surveiller, contrôler et traiter l'eau de boisson à l'échelle communautaire.
Le cycle est organisé en deux sessions successives de trois jours chacune : la première, du 24 au 26 août, pour les districts sanitaires de Banamba, Dioïla, Fana, Kangaba et Koulikoro ; la seconde, du 27 au 29 août, pour Kalabancoro, Kati, Kolokani, Ouélessébougou et Nara. Cette étape de Koulikoro a permis de renforcer les capacités de 48 ASC sur le rôle de l'eau dans la transmission des maladies, les moments critiques de sa contamination (source, transport, stockage), l'utilisation du comparateur de chlore ainsi que les techniques de traitement de l'eau à l'échelle familiale.
Alternant enseignement théorique, travaux de groupe et exercices pratiques, les sessions ont donné lieu à des échanges denses entre facilitateurs et participants sur des questions très concrètes du quotidien communautaire : le traitement d'un puits après l'introduction d'un corps étranger, les risques liés à l'implantation de points d'eau à proximité des cimetières, ou encore l'usage de la pierre d'alun dans le traitement de l'eau.
Au terme de l'atelier, les acteurs formés identifient déjà les conditions nécessaires pour prolonger et élargir la démarche : ils recommandent de doter les ASC en matériel de contrôle du chlore résiduel (Pool-Tester) et d'étendre la formation à davantage d'agents communautaires.
À travers cet appui, le Projet ARISE/KENEYA YIRIWALI contribue à renforcer les capacités des acteurs de proximité afin de favoriser, en situation de crise, une réponse sanitaire plus précoce et mieux adaptée aux risques liés à l'eau. Le cycle national de formation se poursuivra dans la région de Mopti.
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