14/06/2026
Une nouvelle cliente mâa tĂ©lĂ©phonĂ© pour me dire quâelle aurait 30 minutes de re**rd Ă la derniĂšre minute : elle devait dĂ©poser sa belle-maman chez le mĂ©decin.
Puis elle mâa rappelĂ©e et sâest excusĂ©e pour me dire quâelle aurait encore 15 minutes de re**rd.
Et Ă chaque fois, elle sâexcusait.
Comme si elle devait mériter un moment pour elle.
Quand elle est enfin venue, elle était déjà fatiguée en entrant.
Sac sur lâĂ©paule.
Téléphone qui vibre.
Regard encore pris dans mille choses.
Elle sâest assise et elle mâa dit :
« Jâai failli ne pas venir⊠jâai encore dĂ» gĂ©rer quelque chose au dernier moment. »
Puis elle a souri, un peu gĂȘnĂ©e :
« Je ne suis pas malade⊠mais je suis vidée. »
Et lĂ , jâai reconnu quelque chose de trĂšs rĂ©el.
Elle ne sâĂ©tait mĂȘme pas posĂ©e depuis le matin.
Pas un vrai repas assis.
Pas 5 minutes sans ĂȘtre interrompue.
MĂȘme dans sa tĂȘte, elle Ă©tait encore en train de gĂ©rer.
Elle mâa dit :
« Si jâĂ©tais un tĂ©lĂ©phone⊠je serais Ă 5 % de batterie. »
Puis elle a soufflé :
« MĂȘme allongĂ©e, je pense Ă ce que je dois faire aprĂšs. »
Silence.
Câest ça que les femmes ne disent pas.
đ Leur corps est là ⊠mais leur esprit ne sâarrĂȘte jamais.
đ Et mĂȘme quand elles se reposent, elles continuent de porter la journĂ©e dans leur tĂȘte.
Je ne fais pas juste un massage.
Je coupe le bruit.
Je ralentis le trop-plein.
Je leur redonne un endroit oĂč elles ne doivent rien gĂ©rer.
Et quand elle est partieâŠ
elle avait enfin déposé un peu de ce poids.
Et ce qui mâa vraiment touchĂ©e, câest quâelle mâa serrĂ©e trĂšs fort dans ses bras, pendant un long moment.
CâĂ©tait un moment de pure bienveillance, dâhumanitĂ© et de reconnaissance entre deux femmes ..cheres femmes qui lisez ce mots peut-ĂȘtre que vous vous reconnaissez vous un peu dedans?et franchement quand avez pris un vrai moment pour vous..?