Psychologue clinicienne Asma hamzaoui

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Psychologue clinicienne Asma hamzaoui L'origine des névroses est à chercher dans des traumatismes apparus durant l'enfance.
- FREUD

13/06/2026

NE PAS DISCUTER AVEC LES ÂNES

L'âne dit au tigre :
"L'herbe est bleue."

Le tigre répondit :
"Non, l'herbe est verte."

La discussion s'enflamma et tous deux décidèrent d'aller voir le lion, le roi de la jungle.

Déjà avant d'atteindre la forêt, où le lion était assis sur son trône, l'âne se mit à crier :
« Son Altesse, est-il vrai que l'herbe est bleue ?

Le lion répondit :
"C'est vrai, l'herbe est bleue."

L'âne se dépêcha et continua :
"Le tigre n'est pas d'accord avec moi, me contredit et m'énerve, s'il vous plaît, punissez-le."

Le roi déclara alors :
"Le tigre sera puni de 5 ans de silence."

L'âne sauta gaiement et reprit son chemin, content et répétant :
"L'herbe est bleue !"

Le tigre accepta sa punition, mais il demanda au lion :
"Votre Majesté, pourquoi m'avez-vous puni ? Après tout, l'herbe est verte."

Le lion répondit :
"En fait, l'herbe est verte."

Le tigre demanda :
"Alors pourquoi me punis-tu ?"

Le lion répondit :
"Cela n'a rien à voir avec la question de savoir si l'herbe est bleue ou verte. La punition est qu'il n'est pas possible pour une créature courageuse et intelligente comme toi de perdre son temps à se disputer avec un âne, et en plus de venir m'embêter avec cette question."

La pire perte de temps est de discuter avec l'imbécile et le fanatique qui ne se soucie pas de la vérité ou de la réalité, mais seulement de la victoire de ses croyances et de ses illusions. Ne perdez jamais de temps avec des arguments qui n'ont aucun sens... Il y a des gens qui, peu importe la quantité de preuves et de preuves que nous leur présentons, ne sont pas dans la capacité de comprendre, et d'autres sont aveuglés par l'ego, la haine et le ressentiment, et tout ce qu’ils veulent, c’est avoir raison même s’ils n’ont pas raison. Quand l’ignorance crie, l’intelligence se tait.

Votre paix et votre tranquillité valent plus.

Psychologie - l'amour de soi ( FB )

01/04/2026

*LA DÉPRESSION CHEZ LE NOIR AFRICAIN*

La dépression chez le Noir africain présente des particularités culturelles, cliniques et sociales importantes. Elle existe bien sûr avec les mêmes bases psychopathologiques universelles, mais son expression, sa compréhension et sa prise en charge diffèrent souvent du modèle occidental classique.

Voici une présentation clinique adaptée au contexte africain

*1. Une dépression souvent non reconnue*

Dans de nombreux contextes africains la dépression est rarement nommée comme une maladie psychique. Elle est souvent interprétée comme : un problème spirituel,

une attaque mystique,

un envoûtement,

une épreuve sociale ou familiale.

Ce qui amène le patient à consulte donc d’abord :
un tradi-praticien,

un guide religieux,

la famille élargie.

*2. Une dépression somatisée (caractéristique majeure)*

Chez beaucoup de patients africains, la souffrance psychique passe par le corps. Les symptômes fréquemment exprimés :

Maux de tête persistants

Douleurs diffuses du corps

Sensation de chaleur interne

Fatigue intense

Insomnie

Palpitations

Oppression thoracique

Troubles digestifs

Le patient dit rarement :

« Je suis déprimé »
mais plutôt : « Mon corps est lourd »

« Mon cœur est fatigué »

« Je n’ai plus la force ».

*3. Expression émotionnelle différente*

Dans plusieurs cultures africaines :
L’expression directe de la tristesse est limitée. La plainte morale est remplacée par : irritabilité, colère, retrait social, silence prolongé. La dépression peut alors ressembler à un problème de caractère,
de la paresse, ou de la désobéissance sociale.

*4. Poids du contexte socio-culturel*

Facteurs déclencheurs fréquents :

Difficultés économiques

Pression familiale forte

Infertilité ou absence d’enfant

Échec social ou professionnel

Conflits conjugaux

Migration ou chômage

Perte du statut social

*5. Risques spécifiques*:

Re**rd de consultation de psychopathologue clinicien ou psychiatre

Automédication traditionnelle ou religieuse exclusive

Consommation d’alcool ou substances

Tentatives de su***de silencieuses (souvent cachées)

*6. Particularités de la prise en charge en contexte africain*

Une approche efficace doit être culturellement intégrative :

✅ Écoute du sens culturel de la souffrance

✅ Respect des croyances spirituelles du patient

✅ Psychoéducation adaptée

✅ Implication familiale prudente

✅ Collaboration possible avec acteurs traditionnels (si non nocifs)

*IMPORTANT*

La dépression africaine n’est pas différente dans sa nature, mais elle est : plus corporelle, plus silencieuse, plus socialisée, plus spiritualisée.

28/03/2026

Cas psychologique — Avortement, culpabilité et surmoi persécuteur

Lecture psychanalytique : entre mélancolie freudienne, position dépressive kleinienne et sacrifice narcissique

Introduction clinique

Il s’agit d’une patiente de 26 ans présentant un retrait social progressif, des troubles du sommeil, une irritabilité généralisée, des conduites auto-agressives et la perception de voix internes, apparus après deux interruptions volontaires de grossesse vécues comme contraires à ses convictions morales.

La patiente rapporte avoir toujours considéré l’avortement comme inacceptable sauf dans des circonstances extrêmes.
Elle indique avoir néanmoins accepté ces interruptions afin de préserver la relation avec son partenaire, qu’elle percevait comme psychologiquement fragile.

Depuis ces événements, elle présente un sentiment intense de remords, associé à l’impression que de nombreux éléments du quotidien lui rappellent l’acte posé.
Elle décrit également des conduites d’auto-punition, une colère dirigée contre elle-même, ainsi qu’une difficulté à maintenir des relations sociales.

L’histoire personnelle est marquée par une relation conflictuelle avec la figure paternelle et par une relation amoureuse actuelle caractérisée par une forte ambivalence et une absence de définition claire du lien.

La question clinique se pose alors :
s’agit-il d’un épisode dépressif, d’un état traumatique, ou d’un conflit intrapsychique plus profond impliquant le surmoi, l’idéal du moi et les identifications parentales ?

1 — Lecture freudienne : culpabilité, mélancolie et surmoi

Dans Deuil et mélancolie (Freud, 1917), la culpabilité excessive est décrite comme le résultat d’un retournement de l’agressivité contre le moi.

Dans ce cas, l’avortement peut être vécu comme la perte d’un objet investi, mais aussi comme une faute morale.
L’objet perdu n’est pas seulement l’enfant, mais aussi l’image idéale de soi.

La patiente ne se reproche pas seulement un acte, elle se reproche d’être devenue quelqu’un capable de cet acte.

Le surmoi devient alors accusateur et persécuteur.

Les voix internes peuvent être comprises comme l’expression de ce surmoi :
• reproche
• condamnation
• auto-jugement
• besoin de punition

Les conduites auto-agressives peuvent avoir une fonction expiatoire.
Souffrir permet de réparer symboliquement la faute.

Nous sommes ici proches d’une configuration mélancolique, où le sujet s’identifie à l’objet perdu et dirige contre lui-même l’agressivité.

2 — Lecture kleinienne : position dépressive et culpabilité réparatrice

Dans la théorie de Mélanie Klein, la culpabilité apparaît lorsque le sujet accède à la position dépressive, c’est-à-dire lorsqu’il reconnaît que l’objet aimé est aussi l’objet qu’il a attaqué.

Dans ce cas, la patiente peut vivre l’avortement comme une destruction de l’objet interne.

L’enfant imaginaire peut représenter :
• un objet aimé
• un objet narcissique
• un objet réparateur
• un objet maternel

L’interruption de grossesse peut alors être vécue comme une attaque contre cet objet.

La culpabilité devient une tentative de réparation.

Les conduites auto-agressives peuvent être comprises comme :
• punition
• réparation
• tentative de restaurer l’objet interne

La surcharge de sens observée (dates, lieux, sensations) peut correspondre à une difficulté à élaborer la perte.

Lorsque la symbolisation échoue, la réalité se charge de significations.

3 — Winnicott : sacrifice du vrai self et faux self relationnel

Chez Winnicott, certaines souffrances apparaissent lorsque le sujet renonce à son vrai self pour maintenir le lien avec l’objet.

La patiente indique avoir accepté l’avortement pour préserver son partenaire.

Cela peut correspondre à une position de faux self :
• je fais ce que l’autre attend
• je renonce à mon désir
• je me conforme pour ne pas perdre le lien

Mais lorsque le vrai self est sacrifié, une dépression peut apparaître.

La souffrance ne vient pas seulement de l’acte, mais du sentiment de s’être trahie.

Le retrait social peut alors être compris comme une tentative de protection du vrai self.

L’auto-agression peut traduire la haine dirigée contre le faux self.

4 — Lecture lacanienne : désir de l’Autre, faute et jouissance de la culpabilité

Dans une perspective lacanienne, la question centrale est celle du désir de l’Autre.

La patiente semble avoir agi pour répondre au désir du partenaire.

Elle n’a pas agi selon son désir propre.

Le sujet peut alors éprouver une faute subjective : « J’ai trahi mon désir »

La culpabilité ne vient pas seulement de l’acte, mais du fait d’avoir cédé sur son désir.

Lacan parle de la culpabilité comme liée au renoncement au désir.

Les phénomènes de répétition et de surcharge de sens peuvent être compris comme une tentative de symboliser un réel resté sans signification.

Les voix peuvent représenter la parole du surmoi : «Tu as cédé » «Tu as fauté »«Tu dois payer »

La jouissance de la culpabilité peut maintenir le symptôme.

Le sujet souffre, mais cette souffrance donne une cohérence à son histoire.

5 — Hypothèse structurale

Ce tableau peut correspondre à :
• organisation névrotique avec culpabilité sévère
• fonctionnement borderline avec auto-punition
• état dépressif mélancolique
• désorganisation sous conflit moral intense

La présence de voix ne suffit pas à conclure à une psychose.

Dans certaines configurations, le surmoi peut devenir persécuteur sans rupture avec la réalité.

6 — Orientation thérapeutique psychanalytique

Le travail ne consiste pas à supprimer la culpabilité,
mais à en comprendre la logique.

Axes possibles :
• élaboration du rapport au père
• analyse du choix amoureux
• exploration du sacrifice
• travail sur l’idéal moral
• mise en mots de la perte
• différenciation entre désir propre et désir de l’autre

L’objectif est que la patiente puisse passer de : « Je dois être punie » à « J’ai été prise dans un conflit que je ne pouvais pas résoudre autrement »

Lorsque le conflit devient pensable,
le besoin de se punir diminue.

Conclusion

Dans ce cas, la souffrance ne peut être comprise uniquement en termes diagnostiques.

Elle s’inscrit dans un conflit entre idéal, désir, amour et culpabilité.

L’avortement n’est pas seulement un événement, mais un point de rupture dans l’histoire subjective.

Lorsque le sujet ne peut pas symboliser ce qu’il a vécu, le surmoi parle à sa place, et la culpabilité devient la forme que prend la vérité intérieure.

La psychanalyse permet alors de lire le symptôme non comme une erreur, mais comme une tentative du psychisme de rester fidèle à

28/10/2025

Je suis actuellement en direct à la radio, où j’interviens en tant que psychologue pour aborder la question de la transidentité et offrir un éclairage clinique sur les enjeux psychologiques qui y sont liés.

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