Ecole de l'Unité

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LUNDI ÉMOTIONNEL IIIÀ qui appartient réellement ce que nous ressentons ?Hier, je vous ai laissés avec cette question :À ...
02/09/2026

LUNDI ÉMOTIONNEL III
À qui appartient réellement ce que nous ressentons ?

Hier, je vous ai laissés avec cette question :
À qui appartient réellement ce que nous ressentons ?

Et voilà que Krishnamurti revient encore aujourd’hui. Non pas parce qu’il serait le seul autour duquel ces histoires pourraient être racontées. Nous pourrions probablement en raconter des milliers à propos de ceux que nous avons appelés sages, maîtres ou êtres éveillés.

Mais peut-être parce que mon voyage en Inde, et particulièrement mon passage à Varanasi, est encore très présent en moi, c’est lui qui me revient spontanément. Cette fois, l’histoire raconte presque le mouvement inverse de celle de la cravate.

Un homme avait lu que lorsque Krishnamurti entrait dans une pièce, les gens ressentaient immédiatement quelque chose. L’énergie aurait changé et certains auraient eu la chair de poule.

Puis il rencontra un homme âgé de quatre-vingt-huit ans, qui avait connu cet univers, et lui demanda si cela était vraiment ainsi. Le vieux monsieur rit. Pour lui, Krishnamurti était aussi un être humain comme les autres. Il avait une présence, une prestance certainement.

Et cette histoire me renvoie aussi à quelque chose que je connais. La première fois que j’ai entendu Christiane Singer parler, je me souviens avoir pensé : Mais c’est un ange.

Plus t**d, j’ai connu une femme qui avait été très proche d’elle. Et dans les récits qu’elle pouvait partager, je découvrais aussi une femme profondément humaine.

Cela n’enlevait rien à ce que j’avais ressenti. Et c’est peut-être justement là que quelque chose devient intéressant. Le ressenti appartient aussi à celui qui ressent.

Nous aimons tellement rencontrer le divin dans la matière. Nous aimons tellement voir Dieu prendre forme devant nous.

Et parfois, nous rencontrons réellement quelque chose d’immense à travers un être. Ce que nous ressentons peut être profondément vrai. Mais parce que cette expérience est vraie en nous, nous pouvons en conclure que cet être est en permanence ce que nous avons ressenti à travers lui.

Et peut-être est-ce là que nous confondons parfois deux choses : la vérité de notre expérience et la vérité définitive de l’autre.
Je peux avoir rencontré quelque chose d’angélique à travers Christiane Singer sans que Christiane Singer ait à devenir un ange.

Je peux avoir ressenti quelque chose d’immense au contact d’un être sans que cet être ait à demeurer, à chaque instant de son existence, à la hauteur de ce que j’ai ressenti.

Le sacré était vrai. L’être était humain. Et les deux peuvent être vrais en même temps. Mais alors, si l’humain reste humain après avoir touché ces espaces, une autre question apparaît : Pourquoi avons-nous fait de la persistance de son ego la preuve qu’il ne serait pas suffisamment éveillé ?

L’ego n’est peut-être pas l’ennemi. Peut-être que l’éveil n’est pas la disparition de l’ego. Tant que ce corps existe, il faut bien quelqu’un pour conduire la voiture. Le mental est peut-être simplement ce conducteur. On peut s’asseoir dans une voiture, même sur le siège passager, et espérer très fort qu’elle avance… il faudra bien un conducteur.

Alors la question n’est peut-être plus de réussir à s’en débarrasser.
Elle devient :
Est-il mature ou immature ?

Est-ce que je peux entendre mon propre mental raconter son histoire ?

Entendre mes croyances, ma culture, mes peurs, mes doutes et mes concepts sortir de ma bouche et, parfois, avoir ce sourire intérieur : Ah… regarde-moi encore.

Regarde comme je suis en train de fabriquer quelque chose.
Regarde comme je crois à mon histoire.
Regarde comme, pendant quelques instants, je me prends terriblement au sérieux.

Et rire doucement de cette extraordinaire humanité.

Parce qu’à cet endroit, quelque chose change. Je n’ai plus nécessairement besoin de supprimer ce qui apparaît. Je peux être l’humaine qui traverse l’expérience et, en même temps, quelque chose peut la regarder traverser.

Je suis cela. Et en même temps : je suis cela qui observe. Et c’est peut-être là que notre rapport à l’illusion peut lui aussi changer. Parce que si je peux voir l’illusion, pourquoi faudrait-il nécessairement que je la bannisse ?

Peut-être puis-je même me surprendre en train d’y croire, de m’y attacher, de me prendre terriblement au sérieux… et soudain me voir.

Et sourire.

Parce qu’à cet endroit, quelque chose en moi commence à soupçonner que toute cette histoire d’éveil est peut-être beaucoup moins sérieuse que nous ne l’avons imaginé.

Et c’est précisément là que je vous retrouverai demain pour le dernier mouvement ou pas…

Avec amour et humanité,
Saphire Shanipriya

LUNDI ÉMOTIONNEL II - bLorsque le sans-forme reprend forme — suiteHier, je vous ai laissés avec cette idée : ce qui m’ou...
01/09/2026

LUNDI ÉMOTIONNEL II - b
Lorsque le sans-forme reprend forme — suite

Hier, je vous ai laissés avec cette idée : ce qui m’ouvre ne sera peut-être pas ce qui vous ouvre. Ce qui conduit l’un vers le silence peut conduire l’autre vers le mouvement. Ce qui rapproche l’un de l’ascèse peut rapprocher l’autre davantage encore de son corps.

Et peut-être que tout cela peut exister en même temps.

Une histoire qu’un ami m’a racontée à propos de Jiddu Krishnamurti me revient ici. Elle est notamment racontée par Osho dans The Book of Wisdom, puis par Sadhguru dans Mystic’s Musings, avec quelques différences dans la manière dont elle est rapportée.

Une femme qui suivait Krishnamurti depuis longtemps l’aurait aperçu dans un magasin en train de choisir une cravate. Il regardait les cravates, hésitait, semblait extrêmement attentif à son choix.

Dans la version rapportée par Sadhguru, il aurait passé près de quatre heures à choisir cette cravate. Et il donne une image qui me fait particulièrement sourire : à mesure que le temps passait, l’éveil de Krishnamurti semblait reculer dans l’esprit de cette femme.

Je ne sais évidemment pas ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Je n’y étais pas, et les récits eux-mêmes diffèrent dans certains détails. Mais ce qui m’intéresse dans cette histoire n’est finalement pas de savoir combien de temps Krishnamurti a réellement passé devant ces cravates.

C’est la question qu’elle fait apparaître :
Qu’est-ce qui, dans le fait de choisir minutieusement une cravate, venait soudain contredire l’image qu’elle avait de l’éveil ?
Et peut-être que cette histoire me fait autant sourire parce que je connais très bien cette question.

Je l’ai souvent rencontrée dans ma propre vie.
J’ai agacé des personnes et j’en agace probablement encore par mon goût du détail, des belles robes, du maquillage, des bijoux. Je peux passer un temps considérable à choisir une paire de boucles d’oreilles simplement parce que j’aime cela.

Et parfois, je reçois la question derrière le regard :
Mais si tu es éveillée, pourquoi as-tu encore besoin de tout cela ?

Comme si une expérience de conscience devait nécessairement me conduire à me détacher progressivement de tout ce qui appartient à la forme. Et cette question m’amuse de plus en plus. Parce qu’au fond, même celui qui choisit de renoncer à tout cela choisit encore une forme.

Pourquoi certains moines se rasent-ils la tête ? Pourquoi portent-ils une robe particulière, parfois orange, safran ou d’une autre couleur selon leur tradition ?

Eux aussi deviennent immédiatement reconnaissables.
Une forme apparaît.
Une identité apparaît.
Même le renoncement peut prendre forme.

Est-ce le moment où nous oublions qu’elle est une forme et que nous commençons à croire qu’elle dit quelque chose de définitif sur ce que nous sommes ?

Parce que si je dois enlever mes boucles d’oreilles, cesser de me maquiller et porter certains vêtements pour avoir l’air détachée, je peux peut-être fabriquer une nouvelle identité tout aussi facilement : celle de la femme détachée. Et je peux m’y attacher avec autant de force qu’à mes boucles d’oreilles. Peut-être même davantage.

Alors le saguṇa n’est peut-être pas une dégradation du nirguṇa. Il est peut-être simplement ce qui arrive lorsque le sans-forme accepte de devenir visible.

Et peut-être que derrière toutes ces questions se cache toujours la même phrase :
« Si tu étais vraiment éveillée, tu… »
Si tu étais vraiment éveillée, tu serais détachée.
Si tu étais vraiment éveillée, tu n’aurais plus besoin de ceci.
Si tu étais vraiment éveillée, tu ne ressentirais plus cela.
Mais tout ce qui vient après ce « tu » appartient peut-être davantage à notre représentation de l’éveil qu’à l’éveil lui-même.

Et même nos pratiques spirituelles n’échappent pas à cette question. J’aime les rituels. J’aime parfois allumer quelque chose, utiliser une plante, poser un objet, créer un espace.

Mais ai-je besoin du palo santo pour purifier ma maison ?
Si je considère que je suis en relation avec quelque chose d’invisible, pourquoi ne pourrais-je pas simplement m’adresser à cet invisible ?

Peut-être que j’aime simplement le geste, l’odeur, la fumée, le rituel, la matière. Et peut-être que demain je pourrai faire exactement la même chose sans rien tenir dans mes mains.

Peut-être que ce n’est pas la forme qui nous enferme, mais ce que nous lui faisons signifier.
Lorsque la robe orange prouverait le détachement.
Lorsque mes boucles d’oreilles prouveraient mon attachement.
Lorsque le palo santo prouverait ma spiritualité.
Et lorsque ne plus en avoir besoin deviendrait, à son tour, la preuve que je suis plus avancée.

Et voilà que l’échelle spirituelle réapparaît.

Et peut-être qu’au fond, le saguṇa est simplement cela : le sans-forme qui joue à prendre forme.
Une cravate longuement choisie.
Une paire de boucles d’oreilles choisie pendant une heure.
Une robe orange.
Une fumée de palo santo.

Pourquoi faudrait-il que l’un soit plus proche du sacré que l’autre ?

Peut-être avons-nous rencontré le nirguṇa à travers une forme. Et immédiatement, notre cœur voudrait faire de cette forme le saguṇa permanent de ce que nous avons rencontré.

L’illusion n’est donc pas nécessairement d’avoir vu le divin dans l’humain. L’illusion commence peut-être lorsque nous demandons à l’humain de devenir définitivement ce que le divin nous a laissé entrevoir à travers lui.

Le sacré était vrai, l’être était humain, et les deux peuvent être vrais en même temps. Et peut-être est-ce précisément ici que la projection devient intéressante. Parce que quelque chose s’est passé en nous au contact d’un être, nous pouvons facilement confondre ce que nous avons ressenti avec ce qu’il est.

Et c’est là qu’une autre question s’ouvre pour moi :
À qui appartient réellement ce que nous ressentons ?

C’est là que je vous laisserai aujourd’hui...

Avec amour et humanité,
Saphire Shanipriya

LUNDI EMOTIONNEL II - a Lorsque le sans-forme reprend formeSamedi, je vous ai laissé avec cette question :Qu’est-ce qui ...
31/08/2026

LUNDI EMOTIONNEL II - a
Lorsque le sans-forme reprend forme

Samedi, je vous ai laissé avec cette question :
Qu’est-ce qui reste de cette expérience lorsque l’humain revient ?

Lorsque la vie ordinaire reprend son mouvement. Lorsque le mental recommence à parler. Lorsque le corps désire et lorsque l’autre se tient à nouveau devant nous.

Peut-être que pour aller plus loin, j’aimerais vous parler de ce qui se passe lorsque le sans-forme prend forme. Dans certaines traditions indiennes, il existe cette distinction magnifique entre nirguṇa et saguṇa.
Nirguṇa : le sans-forme, le sans-attribut.
Saguṇa : ce qui prend forme, ce qui devient perceptible, incarné, manifesté.

Nous pouvons rencontrer l’immensité sans forme. Nous pouvons rencontrer Dieu, Shiva, l’Univers, Allah, la conscience, le silence — quel que soit le mot que nous choisissons.

Mais ensuite ?
Comment le nirguṇa devient-il saguṇa dans ma manière d’aimer, de parler, d’écouter, de toucher, de relationner ?
Comment cette présence devient-elle humaine ?

Et peut-être que c’est justement là que nos chemins commencent à se différencier. Parce que dès que le sans-forme reprend forme dans une incarnation, il passe à travers une histoire, un corps, une sensibilité, une culture, des désirs, une manière singulière d’être au monde.

Alors pourquoi le résultat devrait-il être identique pour tout le monde ?

Peut-être avons-nous parfois tellement voulu devenir spirituels que nous avons essayé de nous détacher de notre propre humanité : du corps, du désir, de la sexualité, des contradictions, des mouvements du mental. Alors que nous sommes peut-être venus précisément pour danser avec tout cela.

L’un dira :
« Depuis que je m’éveille, je me détache de ma sexualité. Je deviens ascète. »
Et quelque chose en lui s’ouvre réellement à travers cette voie.

Un autre dira :
« Plus je m’éveille, plus je ressens mon corps, ma sensualité, ma sexualité, mon incarnation. »
Et quelque chose en lui s’ouvre réellement aussi.

Alors qui possède le bon éveil ? Qui possède la bonne initiation ?
Peut-être personne ou tout le monde à la fois. Peut-être que l’expérience spirituelle est beaucoup plus intime que tout ce que nous avons essayé d’en faire.

Ce qui m’ouvre ne sera peut-être pas ce qui t’ouvre. Ce qui me conduit vers davantage de silence peut te conduire vers davantage de mouvement. Ce qui m’appelle vers la solitude peut t’appeler vers la relation. Ce qui me rapproche de l’ascèse peut te rapprocher davantage encore de ton corps. Et peut-être que tout cela peut exister en même temps.

La suite demain ....

Avec amour et humanité,
Saphire Shanipriya

LUNDI EMOTIONNEL Cette semaine, le Lundi émotionnel commencera exceptionnellement un samedi. J’ai beaucoup écrit autour ...
29/08/2026

LUNDI EMOTIONNEL
Cette semaine, le Lundi émotionnel commencera exceptionnellement un samedi. J’ai beaucoup écrit autour d’une question qui me traverse profondément en ce moment : qu’avons-nous fait de l’éveil ?

En écrivant, je me suis rendu compte que ce texte contenait plusieurs mouvements, plusieurs questions qui méritaient chacune leur propre espace. Je pourrais tout publier d’un seul coup. Mais certaines réflexions ont peut-être besoin d’un peu de silence autour d’elles.

Alors cette semaine, je vous proposerai ce texte en quatre mouvements, tous les deux jours. Non pas quatre textes différents, mais une seule réflexion qui avancera, se déplacera, se questionnera elle-même. Et peut-être qu’entre deux publications, quelque chose continuera aussi à cheminer en vous.
Voici le premier mouvement.

________________________________________
I — L’illusion de l’éveil
Et si nous cessions de transformer chaque mouvement de l’existence en examen spirituel ?

Il y a quelque chose qui me questionne profondément dans notre manière de parler de spiritualité. Nous parlons d’éveil, de samādhi, de maîtres, d’initiations, de niveaux de conscience, de passages.

J’entends parfois parler de vraies et de fausses initiations. De personnes qui seraient arrivées quelque part et d’autres qui n’y seraient pas encore.

Et j’entends parfois certaines personnes affirmer :
« C’est chez moi que tu recevras la véritable initiation. »
« C’est par ce chemin que tu atteindras l’éveil. »

Et quelque chose en moi s’interroge : Mais qui dit cela ?
Et surtout : qui peut authentifier l’éveil d’un autre être humain ?

Je me demande aujourd’hui si une partie de notre recherche spirituelle ne contient pas elle-même une immense illusion : celle de croire qu’il existe quelque part une échelle invisible sur laquelle nous devrions monter.

Comme si l’existence était devenue un examen spirituel. Comme s’il fallait réussir son incarnation. Comme s’il existait des êtres plus avancés que d’autres, détenteurs d’un endroit définitif de la conscience.

Et pourtant…
Un être humain peut vivre une expérience profondément vraie de samādhi. Il peut rencontrer, pendant quelques secondes, quelques minutes ou quelques heures, une dimension de conscience dans laquelle le mental se tait, l’ego s’incline et quelque chose d’immense apparaît.

L’expérience peut être absolument réelle, mais l’illusion peut commencer juste après.
Lorsque :
« J’ai vécu un état de samādhi » devient silencieusement : « Je suis désormais cet état. »
Lorsque :
« J’ai traversé un état de conscience extraordinaire » devient : « Je ne suis plus soumis aux mouvements de l’humain ordinaire. »

Pourtant, quelques heures plus t**d, celui qui vient d’offrir une parole d’une immense sagesse peut réagir depuis sa peur. Celui qui vient de traverser une expérience d’unité peut retrouver ses blessures, ses désirs, ses contradictions et ses conditionnements.
Et cela n’annule absolument pas ce qu’il a vécu. Parce qu’après l’ouverture, l’humain revient. Et peut-être même qu’il n’est jamais parti.

Et si l’une des plus grandes illusions autour de l’éveil était justement celle-ci : croire qu’il existe quelque part un endroit où l’humain pourrait arriver et ne plus jamais en repartir.
Un endroit définitif, une conscience qui ne se contracterait plus. Un être qui ne serait plus traversé par la peur, le doute, le désir, la colère, l’attachement ou ses propres contradictions.

Et peut-être qu’à force de chercher cet endroit, nous finissons par observer chacun de nos mouvements comme la preuve de quelque chose.
- Je suis en paix : je suis aligné.
- Je me contracte : j’ai régressé.
- Je ressens de la colère : mon ego a repris le dessus.
- Je vis une ouverture immense : j’ai franchi un niveau.

Et voilà que la vie elle-même devient une sorte de bulletin spirituel.
Chaque émotion nous classe, chaque expérience semble confirmer ou invalider notre évolution et chaque contraction devient quelque chose à résoudre.

Si une ouverture était une ouverture.
Une peur, une peur.
Une contraction, une contraction.
Un instant de grâce, un instant de grâce.

Sans avoir besoin d’en faire immédiatement la preuve que nous sommes arrivés quelque part - ou que nous en sommes redescendus.

Peut-être que l’illusion de l’éveil commence précisément lorsque nous cessons de vivre ce qui nous traverse pour commencer à nous évaluer à travers ce qui nous traverse.

Et c’est précisément ici que la question de l’éveil devient, pour moi, beaucoup plus intéressante.

Parce que si l’expérience ne fait pas disparaître l’humain, alors la véritable question n’est peut-être plus : Qu’ai-je atteint ?

Mais peut-être simplement :
Qu’est-ce qui reste de cette expérience lorsque l’humain revient ?

Lorsque le mental recommence à parler. Lorsque le corps désire.
Lorsque la peur revient, lorsque l’autre se tient à nouveau devant nous.
Lorsque la vie ordinaire reprend son mouvement.

Peut-être que c’est justement là que quelque chose commence. Non plus dans ce que nous avons atteint, mais dans ce que cette expérience va devenir en reprenant forme à travers nous.

Et c’est là que je vous emmènerai lundi dans le deuxième mouvement.

Avec amour et humanité,
Saphire Shanipriya

🌕 MÉDITATION DE PLEINE LUNE — L’ÂME ÉCLAIRE LA PERSONNALITÉ📅 Vendredi 28 août à 20h💻 En direct via Zoom — ouvert à tous ...
27/08/2026

🌕 MÉDITATION DE PLEINE LUNE — L’ÂME ÉCLAIRE LA PERSONNALITÉ
📅 Vendredi 28 août à 20h
💻 En direct via Zoom — ouvert à tous et offert.

Je reviens d’un long voyage initiatique en Inde.
Un voyage qui m’a conduite dans des espaces de silence, de dépouillement, de rencontres et de profonde remise en question. J’en reviens avec quelque chose de différent dans ma manière de transmettre : moins de choses à expliquer, davantage d’espace à ouvrir pour que chacun puisse rencontrer ce qui est déjà là.

C’est depuis cet endroit que j’ai envie de vous retrouver pour cette pleine lune. Dans l’approche de l’astrologie initiatique qui nourrit mon travail, je ne considère pas la pleine lune uniquement depuis la Lune. Je regarde d’abord le Soleil, car lors d’une pleine lune, le Soleil et la Lune se font parfaitement face.

Symboliquement, nous pouvons alors laisser : l’âme éclairer la personnalité.

Cette fois, le Soleil est en Vierge, face à la Lune en Poissons. La Vierge nous invite au discernement, à l’épuration et à l’incarnation : que faisons-nous concrètement de ce que nous avons compris ?

Les Poissons nous ouvrent à l’intuition, à la sensibilité et à l’invisible, mais aussi à tout ce qui peut rester flou, idéalisé ou sans forme.

Cette méditation sera un espace pour laisser la lumière se poser exactement là où quelque chose demande aujourd’hui à être vu.

Qu’est-ce que je sais désormais que je ne peux plus faire semblant de ne pas savoir ?
Qu’est-ce qui demande à être clarifié ?
Qu’est-ce qui demande à être laissé derrière ?

Et surtout :
Qu’est-ce qui demande maintenant à être incarné dans ma vie ?
Je ne vous propose pas de venir chercher une réponse à l’extérieur.
Je vous propose de créer suffisamment de silence pour entendre celle qui existe peut-être déjà à l’intérieur.

Après l’Inde, c’est depuis cet espace que j’ai envie de reprendre doucement le chemin de la transmission avec vous.

L’âme éclaire.
La personnalité reçoit.
Et la conscience devient matière.

🤍 Vendredi 28 août — 20h
En direct via Zoom — ouvert à tous et offert.
Méditation de la plein Lune

Time: Aug 28, 2026 08:00 PM Paris
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Meeting ID: 884 1754 6030
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Aujourd'hui, je suis partie lire mon ciel avec Saphire.Et finalement, mon ciel m'a emmenée ailleurs.Nous avons commencé ...
21/08/2026

Aujourd'hui, je suis partie lire mon ciel avec Saphire.

Et finalement, mon ciel m'a emmenée ailleurs.

Nous avons commencé par ma Lune de naissance. Nous l'avons regardée, ressentie, explorée. J'ai fermé les yeux et posé mon attention sur elle.

Et quelque chose s'est ouvert.

C'est peut-être cela, la magie de certains accompagnements : nous arrivons avec une intention, nous pensons savoir où nous allons… et puis la vie ouvre une autre porte.

La consultation astrologique s'est alors transformée naturellement en un soin profond de libération et de récupération d'âme.

Je n'étais pas venue pour cela.
Nous ne l'avions pas programmé.

Mais quelque chose en moi était prêt.

Et j'ai été profondément touchée par la capacité de Saphire à ne pas rester enfermée dans ce qui était prévu. À écouter ce qui se présente, à naviguer entre les différents espaces de son accompagnement et à suivre ce qui devient vivant chez la personne qu'elle accompagne.

Le soin m'a amenée à laisser partir des énergies et des empreintes qui n'avaient plus lieu de rester en moi, mais aussi à rappeler à moi ce que j'avais laissé dans certaines relations et certaines histoires de ma vie.

Rendre ce qui ne m'appartient pas.
Récupérer ce qui est à moi.

L'expérience a été tellement intense que je me suis sentie complètement chamboulée dans mon corps, jusque dans mes cellules.

Et derrière cette intensité, quelque chose revenait vers moi.

Ma présence.
Mon énergie.
Ma place.

Je suis venue lire mon ciel.

Je suis repartie avec cette sensation profonde d'avoir récupéré une part de moi-même.

Aujourd'hui, je comprends encore davantage que nous pouvons avoir une intention, préparer une direction, imaginer ce dont nous avons besoin…

Et puis il y a ce que la vie décide d'ouvrir lorsque nous acceptons de l'écouter.

Merci du fond du cœur, Saphire, d'avoir su entendre et accompagner ce qui demandait à émerger.

Eliane Quewet

✨ COMMUNICATION CONSCIENTE ET SUBTILE – La Conscience Relationnelle✨️Et si nos relations devenaient un véritable chemin ...
16/08/2026

✨ COMMUNICATION CONSCIENTE ET SUBTILE – La Conscience Relationnelle✨️

Et si nos relations devenaient un véritable chemin de conscience et de transformation ?

C’est dans la rencontre avec l’autre que nous découvrons souvent les parts les plus profondes de nous-mêmes.

Nos élans, nos peurs, nos attentes, nos blessures… mais aussi notre capacité à aimer, à nous ouvrir, à poser nos limites et à créer des liens authentiques.

Cette deuxième année de Communication Consciente et Subtile est une invitation à explorer autrement notre manière d’être en relation.

🌿 8 week-ends pour apprendre à mieux se comprendre dans la relation, rester soi-même sans se couper de l’autre et construire des liens plus conscients, plus libres et plus profonds.

Un parcours vivant, expérientiel et transformateur pour celles et ceux qui souhaitent faire de leurs relations un espace de conscience, de présence et d’évolution.

Parce que mieux communiquer, ce n’est pas seulement trouver les bons mots.

C’est apprendre à se rencontrer autrement.

Les inscriptions pour le cursus 2026–2027 sont ouvertes.

📅 Dates

• 7 & 8 novembre 2026
• 5 & 6 décembre 2026
• 9 & 10 janvier 2027
• 13 & 14 février 2027
• 6 & 7 mars 2027
• 3 & 4 avril 2027
• 8 & 9 mai 2027
• 5 & 6 juin 2027

🕐 De 9h30 à 18h

📍 École de l’Unité - Bruxelles

📩 Informations & inscriptions
[email protected]

Avec amour et humour, au service d’une communication plus consciente, plus subtile et profondément humaine.

Saphir Shanipriya

TEXTE OFFRANDE La plus grande libertéPendant longtemps, j'ai cru que la liberté consistait à suivre ma propre voie, à éc...
04/08/2026

TEXTE OFFRANDE
La plus grande liberté

Pendant longtemps, j'ai cru que la liberté consistait à suivre ma propre voie, à écouter mes intuitions et à aller de l'avant, parce que cela venait d'un espace sacré en moi et que je le ressentais profondément.

Et c'était vrai.

Mais je découvre aujourd'hui que, sans m'en rendre compte, une partie de moi protégeait aussi quelque chose. Elle croyait qu'en m'arrêtant pour écouter profondément l'autre, je risquais de perdre ma liberté. Comme si accueillir son monde allait forcément m'éloigner du mien.

Alors je voulais rester fidèle à moi-même, même si, parfois, cela signifiait fermer mon cœur à l'autre pour ne pas perdre mon chemin.

Aujourd'hui, je découvre autre chose. Je découvre que la plus grande liberté n'est pas de pouvoir faire ce que je veux quand je le veux.

La plus grande liberté est de pouvoir rester le cœur ouvert, même lorsque nos chemins deviennent différents.

Pendant longtemps, une partie de moi croyait qu'écouter profondément l'autre signifiait perdre sa liberté.

Comme si entendre son besoin allait m'obliger à renoncer au mien.
Comme si accueillir sa douleur allait m'enfermer.
Comme si aimer signifiait se trahir.

Aujourd'hui, je découvre que c'était une illusion. Écouter ne signifie pas renoncer à soi. Comprendre ce que l'autre traverse ne signifie pas devoir faire ce qu'il attend.

Cela signifie simplement avoir le courage de monter un instant sur sa montagne, regarder le monde depuis l'endroit où il se trouve, prendre sa main avec douceur, puis redescendre librement sur son propre chemin.

Je peux entendre ce que tu vis sans porter ce qui t'appartient.
Je peux accueillir tes besoins sans les confondre avec les miens.
Je peux choisir un chemin différent sans refermer la porte de mon cœur.

Aujourd'hui, je sens en moi une présence capable de dire :
« Je t'entends. Je comprends ce que tu vis. Et pourtant, mon chemin reste celui-ci. Je ne suis pas en train de te dire non à toi. Je suis en train de dire non à tes attentes et oui à mes besoins. »

Et, paradoxalement, c'est peut-être la première fois que je me sens vraiment libre.

Je découvre aussi que l'amour n'efface pas nos différences. Il nous invite à les rencontrer. À cesser de vouloir que l'autre nous ressemble. À lui laisser le droit d'être pleinement lui, tout en ayant le courage d'être pleinement moi.

Finalement, l'amour ne m'a pas seulement appris à être aimée. Il m'a appris comment, moi, je souhaite aimer.

Une manière d'aimer où je peux rester fidèle à mon intuition sans perdre le cœur de l'autre.

Une manière d'aimer où la liberté n'a plus besoin de se protéger de l'amour. Parce que je découvre aujourd'hui que la véritable liberté ne naît pas de la distance entre les cœurs.

Elle naît de la présence. Du lien que nous choisissons de garder, même lorsque nos chemins deviennent différents.

Et peut-être que la plus grande liberté est là.

Choisir son propre chemin., sans jamais refermer son cœur.

Saphir Shanipriya

✨ LA CONSCIENCE CRÉATRICE - Bruxelles ✨️Il existe en chacun de nous une œuvre qui attend de naître.Une vision. Une parol...
29/07/2026

✨ LA CONSCIENCE CRÉATRICE - Bruxelles ✨️

Il existe en chacun de nous une œuvre qui attend de naître.
Une vision. Une parole. Un projet. Une manière d'aimer. Une façon d'être au monde.

Et pourtant, combien de fois avons-nous laissé la peur prendre la place de notre élan ?
Aujourd'hui, le ciel nous offre une opportunité rare.

Jupiter en Lion ouvre un portail d'expansion et nous invite à une seule question :
Qui serais-je si je n'avais plus peur de rayonner ?
Mais avant de créer une nouvelle réalité, il est essentiel de rencontrer ce qui, en nous, résiste encore à la Vie.

Les gardiens intérieurs… Ces voix silencieuses qui murmurent : « Tu n'es pas prêt. Tu n'es pas assez. Tu risques d'échouer. »

Au cours de ce week-end initiatique, nous irons à leur rencontre avec douceur et conscience afin de libérer l'énergie créatrice qui sommeille en chacun.

À travers la sagesse de l'astrologie, la profondeur du CCS, les quatre piliers de l'estime de soi et la puissance transformatrice de la PNL, nous ouvrirons un chemin vers une création plus libre, plus alignée et plus vivante.

Car la véritable création ne naît pas de l'effort.
Elle naît lorsque la conscience cesse de lutter contre elle-même.

Lorsque le cœur retrouve sa juste place.
Lorsque l'âme se souvient de ce qu'elle est venue offrir.

Le Feu du Lion ne cherche pas à briller pour être vu.

Il éclaire pour révéler la lumière qui existe déjà en chacun.

Et si ce week-end était le moment où tu cessais de retenir ta lumière…
…pour commencer à créer à partir de ton être profond ?

✨ 3 & 4 octobre 2026La Conscience CréatriceQuand le Feu du Lion rencontre le Maître intérieur.

Où: Bruxelles

Infos et inscriptions : [email protected]

L'agenda des rendez-vous est ouvert 🗓Vous ressentez le besoin d'être accompagné(e), d'éclaircir une situation ou de vivr...
28/07/2026

L'agenda des rendez-vous est ouvert 🗓

Vous ressentez le besoin d'être accompagné(e), d'éclaircir une situation ou de vivre un temps d'écoute et de transformation en profondeur ?

Les rendez-vous individuels avec moi sont désormais ouverts.

Actuellement en Inde, terre de spiritualité, de sagesse millénaire et de profonde intériorité, je vous propose des accompagnements imprégnés de l'énergie unique de ce pays. Cette immersion nourrit mes perceptions, ma présence et la qualité de l'accompagnement que je vous offre.

Chaque séance est un espace confidentiel où vous pourrez :
✨ retrouver de la clarté face à une situation,
✨ dépasser des blocages,
✨ vous reconnecter à votre essence,
✨ recevoir un accompagnement personnalisé, dans la bienveillance et le respect de votre chemin.

Si vous souhaitez réserver une session privée, il vous suffit d'envoyer un e-mail en précisant votre demande et vos disponibilités.

Mail: [email protected]

Avec Amour et Humour

Saphir Shanipriya

Adresse

Route De Lennik 278A Boite 3
Anderlecht
1070

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