22/03/2026
Les réseaux sociaux peuvent être un outil puissant… mais ils deviennent parfois un véritable tribunal.
Ces derniers temps, une dérive inquiète : des médecins spécialistes sont nommément critiqués, exposés, parfois harcelés publiquement — souvent par des personnes sans formation médicale, sans connaissance des contraintes du terrain, ni de la pression, de la fatigue et de la responsabilité que porte chaque praticien.
Exercer la médecine, en particulier dans les maladies rares comme le syndrome d’Ehlers-Danlos, demande des années de formation, une implication constante et une charge mentale considérable. Oui, il peut y avoir des désaccords, des limites, des expériences difficiles. Mais les attaques publiques n’aident ni les patients… ni les soignants.
Exprimer un vécu ? Bien sûr.Questionner une prise en charge ? Évidemment.Mais exposer, discréditer, harceler publiquement ? Non.
Un point essentiel : publier sous son propre nom des critiques virulentes pose aussi une question de cohérence. Peut-on espérer une relation de soin sereine après avoir attaqué publiquement un professionnel ? La confiance est fragile — et elle se construit dans les deux sens.
Dans des domaines où les spécialistes sont rares, les fragiliser, c’est fragiliser tout un système déjà précaire. Si ces médecins se retirent, s’épuisent ou évitent certaines prises en charge, c’est toute la communauté de patients qui en subit les conséquences.
Les réseaux devraient être un espace d’entraide, de partage d’expériences et de soutien — pas un lieu de mise en accusation.
Parce qu’au final, ce n’est pas “eux contre nous”.C’est soit on avance ensemble… soit on s’enfonce tous.