27/08/2026
Le deuil périnatal.
Une douleur qui mérite d’être reconnue.
C’est une épreuve sur laquelle il est parfois difficile de mettre des mots.
On parle de v***e, d'orphelin mais pas d'une femme qui perd son enfant, ce mot n'existe pas dans le dictionnaire, on les appelle mamange, maman en deuil, femme ayant vécu une perte.
Perdre un bébé pendant la grossesse, quelle que soit la semaine, c’est perdre bien plus qu’une grossesse.
C’est perdre un bébé imaginé, attendu, parfois déjà aimé bien avant de pouvoir le tenir dans ses bras. C’est aussi perdre une partie de l’avenir que l’on avait commencé à construire autour de lui.
Et cette douleur ne devrait jamais être mesurée au nombre de semaines de grossesse.
Il n’existe pas de stade « trop précoce » pour avoir le droit d’être bouleversée.
Il n’existe pas d’âge auquel une femme devrait mieux supporter cette perte.
Il n’existe pas non plus une seule bonne manière de vivre son deuil.
Chaque femme, chaque histoire, chaque lien est différent.
Le corps, lui aussi, traverse cette épreuve.
Il peut continuer à porter les traces physiques de la grossesse alors que celle-ci s’est arrêtée. Les changements hormonaux, la fatigue, les douleurs, les saignements, les tensions ou simplement cette sensation étrange d’un corps qui avait commencé à se préparer à accueillir la vie peuvent rendre la perte encore plus difficile.
Et puis il y a ce que l’on ne voit pas.
🤍 Le vide.
🤍 La tristesse.
🤍 La colère parfois.
🤍 L’incompréhension.
🤍 La culpabilité.
Les questions qui restent sans réponse.
La difficulté de voir d’autres grossesses ou d’entendre parler de bébés.
Ou, parfois, le besoin de continuer à vivre normalement alors que quelque chose, à l’intérieur, a profondément changé.
Aucune de ces émotions ne doit être minimisée.
Une fausse couche précoce, une interruption médicale de grossesse, la perte d’un bébé plus t**d dans la grossesse ou autour de la naissance sont des histoires différentes, mais chacune peut laisser une blessure profonde.
Il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance.
Certaines femmes auront besoin de parler.
D’autres de silence.
Certaines auront besoin de pleurer longtemps, d’autres beaucoup moins.
Certaines ressentiront le besoin de marquer symboliquement l’existence de ce bébé, tandis que d’autres préféreront ne pas le faire.
Tout cela mérite d’être respecté.
Parce que derrière le terme « deuil périnatal », il y a avant tout une femme qui traverse une perte.
Et parfois, la chose la plus importante que nous puissions lui offrir n’est pas de chercher les bons mots.
C’est simplement de reconnaître sa douleur, de lui laisser le temps dont elle a besoin et de lui rappeler qu’elle a le droit de vivre cette épreuve à sa manière. 🤍