Eveline Jacques - Psychologue / Psychothérapeute

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Eveline Jacques - Psychologue / Psychothérapeute Psychologue et psychothérapeute enfants, ados et adultes. Thérapeute EMDR. Sexotherapeute

PENSER« Mais pourquoi m'a-t-il/elle fait ça ? »Cette question, je l'entends régulièrement en consultation.Elle revient, ...
10/10/2026

PENSER
« Mais pourquoi m'a-t-il/elle fait ça ? »

Cette question, je l'entends régulièrement en consultation.
Elle revient, encore et encore, parfois jusqu'à l'épuisement.
Lorsqu'une personne nous blesse, nous trahit ou nous abandonne, nous cherchons à comprendre.

Qu'est-ce qui l'a poussée à agir ainsi ?
Qu'ai-je fait pour mériter cela ?
Qu'aurais-je pu faire autrement ?
Comme si trouver la bonne explication pouvait enfin apaiser notre douleur.
Mais prenons un instant pour réfléchir…
Existe-t-il vraiment une explication qui puisse nous satisfaire lorsque nous avons profondément souffert ?
Imaginons une personne qui nous trahit et qui nous explique pourquoi elle l'a fait. Son explication peut nous aider à comprendre son comportement. Mais effacera-t-elle la trahison ?
Imaginons qu'une personne nous abandonne et nous donne ses raisons. Cela rendra-t-il nécessairement l'abandon moins douloureux ?
Et face à certaines atrocités commises dans l'histoire de l'humanité, quelle explication pourrait véritablement nous satisfaire ?
Nous pouvons étudier les mécanismes qui conduisent les êtres humains à commettre des actes terribles. Nous pouvons chercher à comprendre. Mais comprendre ne signifie ni justifier ni rendre acceptable.
Nous avons parfois besoin de réponses pour donner du sens à notre histoire. C'est profondément humain.
Mais nous ne trouverons pas toujours ces réponses. Et lorsque nous les trouvons, elles ne correspondent pas nécessairement à ce que nous avions besoin d'entendre.
Alors, peut-être pouvons-nous, progressivement, déplacer notre regard.
Au lieu de nous demander sans cesse :
« Pourquoi m'a-t-il fait ça ? »
Nous pouvons commencer à nous demander :
« Qu'est-ce que cette situation a provoqué en moi ? »
« Qu'est-ce qui a été blessé ? »
« De quoi ai-je besoin aujourd'hui pour avancer ? »
Il ne s'agit ni d'oublier ni d'excuser ni pardonner à tout prix.
Il s'agit simplement d'accepter que nous ne pouvons pas toujours obtenir de l'autre la réponse que nous attendons.
Et que notre reconstruction ne doit pas nécessairement dépendre de cette réponse.
Car à force de chercher à comprendre l'autre, nous finissons par ne plus nous écouter nous-mêmes.
Nous ne pouvons pas toujours comprendre les raisons des autres. Mais nous pouvons apprendre à écouter ce que notre propre souffrance nous dit.
Et peut-être qu'un jour, sans avoir obtenu toutes les réponses, nous pourrons malgré tout avancer.
PENSER, c'est aussi apprendre à vivre avec les questions qui n'ont pas de réponse.
Projet Eva — Penser, Panser, Grandir.

Nouvelle réflexion à venir, sur cette question que je me pose souvent les patients « pourquoi ? »Penser: prendre conscie...
09/10/2026

Nouvelle réflexion à venir, sur cette question que je me pose souvent les patients « pourquoi ? »
Penser: prendre conscience et questionner.
Panser: accueillir ses blessures et prendre soin de soi.
Grandir : se retrouver, se transformer et devenir.

ENTRE NOUS – L’araignéeVous m’avez posé la question…« Mais Eva, pourquoi est-ce que tu parles si souvent des araignées ?...
06/10/2026

ENTRE NOUS – L’araignée
Vous m’avez posé la question…
« Mais Eva, pourquoi est-ce que tu parles si souvent des araignées ?
Pourquoi est-ce que tu les protèges ?
Pourquoi est-ce que tu ne les tues pas ? »
Alors… il y a plusieurs réponses.
La première, elle est très simple :
je respecte profondément tous les êtres vivants.
Ça, pour moi, c’est non négociable.
Surtout lorsqu’ils ne sont pas nocifs 😉
Mais l’araignée a aussi pris, au fil de ma vie, une place un peu particulière.
À plusieurs reprises, une araignée est apparue à des moments où quelque chose était en train de changer dans ma vie.
Des moments de solitude, parfois difficiles, où elle m’a comme obligée à regarder en moi et à me demander :
« De quelles ressources est-ce que je dispose ?
Qu’est-ce que je peux trouver en moi pour traverser ce moment ? »
Et puis il faut quand même que je vous avoue quelque chose…
J’ai peur des araignées. 😂 Et chez moi, il y en a parfois des fameuses !
Alors, puisque je ne pouvais pas toujours éviter leur présence, j’ai dû apprendre à apprivoiser… au moins ma peur.
Et j’ai commencé à leur donner des prénoms : Aglaé, Madeleine, Marie-Clotilde…
Et quelque chose s’est passé. Le fait de leur donner un prénom les a rendues moins étrangères, moins inquiétantes.
Et, petit à petit, ma peur a diminué.
Je ne vais pas vous mentir :
je ne suis toujours pas prête à prendre une araignée dans ma main ou à lui faire un petit câlin.
Mais aujourd’hui, nous cohabitons.
Et lorsqu’une araignée apparaît sur mon chemin, j’essaie parfois de me demander :
« Pourquoi maintenant ?
Qu’est-ce que ça vient réveiller chez moi ?
Qu’est-ce que je pourrais avoir besoin de regarder ? »
Je ne prétends pas avoir la réponse.
Je crois simplement que certains événements arrivent à des moments qui nous parlent.
Et pour moi, l’araignée est devenue l’un de ces petits signes que l’univers a placés sur mon chemin à plusieurs tournants de ma vie.
Peut-être qu’elle ne vient pas me dire quelque chose.
Peut-être que c’est moi qui ai appris à écouter quelque chose lorsque je la vois.
Finalement, peu importe…
Parce qu’au fond, ce qui compte, ce n’est peut-être pas tellement le signe.
C’est ce que nous choisissons d’en faire.

Et vous, est-ce qu’il y a un animal, un objet ou un petit signe qui revient régulièrement dans votre vie et auquel vous attribuez une symbolique particulière ?

05/10/2026

Et si l’angoisse avait quelque chose à nous dire ? Et si elle avait un visage, à quoi ressemblerait votre angoisse?

03/10/2026

Grandir - Apprendre à se faire confiance
Se faire confiance. Cela paraît simple quand on le dit. Mais dans la réalité…ce n’est pas toujours facile.
Pour certaines personnes, se faire confiance peut même être le travail de toute une vie.
Parce que la confiance en soi ne tombe pas du ciel. Elle se construit, et parfois sur des fondations fragiles.
Dans l’enfance, nous apprenons peu à peu si le monde est suffisamment sécurisant pour nous permettre d’explorer.
Nous apprenons à travers le regard de nos parents, leurs encouragements, leurs limites, leur disponibilité, leur manière de nous rassurer…
Ou parfois leur absence, leurs propres blessures, leurs exigences, leurs critiques.
Tout cela peut laisser des traces.
Quand on a grandi en doutant de soi, en ayant peur de décevoir, en cherchant constamment l’approbation… Ou quand les adultes viennent nier le monde interne de l'enfant : non tu n'as pas mal non tu n'es pas triste…
Il n’est pas étonnant qu’à l’âge adulte, prendre une décision puisse devenir difficile.
Mais rien n’est figé, car si notre histoire explique parfois certaines de nos difficultés, elle ne décide pas de tout notre avenir.
En effet, nous pouvons apprendre, évoluer.
Et parfois, cela commence très simplement : par apprendre à reconnaître les signes, écouter ce que notre corps nous dit, identifier ce qui ne nous convient plus.
Ensuite, nous essayons de nous adapter, de faire un choix, de poser une limite, d’oser quelque chose qui nous fait peur.
Et enfin, nous pouvons constater : « Je l’ai fait ». C’est là que quelque chose peut commencer à changer.
Parce que la confiance en soi se nourrit de nos expériences.
Je me fais confiance. J’essaie. Je découvre que j’en suis capable. Je reconnais ce que j’ai réussi. Je renforce l’image que j’ai de moi. Et, petit à petit… J’ose davantage.
C’est un cercle vertueux.
Et dans ce cercle, il y a aussi quelque chose d’essentiel : Apprendre à moins se juger.
Nous sommes souvent beaucoup plus sévères avec nous-mêmes que nous ne le serions avec quelqu’un d’autre.
Nous acceptons difficilement nos erreurs. Nous minimisons nos réussites. Nous retenons ce que nous avons raté plutôt que tout ce que nous avons traversé.
Alors peut-être pouvons-nous apprendre à nous parler autrement.
Avec davantage de tolérance et de douceur, pour reconnaître que nous sommes humains.
Que nous pouvons nous tromper et continuer à avoir de la valeur.
Et puis il y a cette autre étape, celle où nous cessons progressivement d’attendre que notre valeur nous soit confirmée par les autres.
Bien sûr que nous avons besoin du regard des autres. Nous sommes des êtres humains, nous avons besoin de liens, d'amour, de reconnaissance.
Mais si toute notre confiance dépend de cette validation extérieure…alors elle devient fragile. Parce qu'elle peut disparaître au premier reproche, refus, abandon, regard qui nous déçoit.
Alors, petit à petit, il s'agit peut-être de pouvoir se dire :
« Je sais qui je suis.
Je connais mes valeurs.
Je connais mes qualités.
Je connais aussi mes fragilités.
Et je n'ai pas besoin d'être parfait pour me respecter. »
Se faire confiance, ce n'est donc pas être certain de réussir. C'est savoir que, quoi qu'il arrive, on pourra essayer de faire face.
C'est peut-être cela, finalement, la vraie confiance.
Pas croire que l'on ne tombera jamais.
Mais savoir que si l'on tombe… on pourra se relever.
Alors, la prochaine fois que vous repérez un signe : écoutez-le.
Et lorsque vous constaterez que vous avez réussi à vous écouter, à vous protéger, à choisir…
N’oubliez pas de vous dire :
« Là, j'ai bien fait. »
Parce que c'est aussi comme cela que l'on apprend à s'aimer.
Et que, petit à petit, on apprend à se faire confiance.

02/10/2026
PENSER - Et si l’araignée avait quelque chose à nous dire ?Il y a parfois des signes.Une araignée qui apparaît toujours ...
29/09/2026

PENSER - Et si l’araignée avait quelque chose à nous dire ?
Il y a parfois des signes.
Une araignée qui apparaît toujours au mauvais endroit.
Une chanson qui revient.
Une phrase entendue presque par hasard.
Un prénom qui surgit plusieurs fois dans la même journée.
Un rendez-vous qui nous noue le ventre.
Une fatigue que l’on traîne sans vraiment savoir pourquoi.
Et puis il y a notre corps…
Cette boule dans la gorge. Cette oppression. Ce ventre qui se serre. Ce sommeil qui disparaît. Cette migraine qui revient. Cette tension dans les épaules.
Cette envie de pleurer que l’on repousse encore…
Est-ce que ce sont des signes ?
Peut-être…
Ce sont des choses que nous voyons, ressentons ou remarquons et qui viennent toucher quelque chose que nous savons déjà, quelque part en nous.
Et l’araignée, justement, me fait penser à ça.
Elle tisse sa toile avec patience.
Elle relie des fils entre eux.
Elle crée des chemins.
Elle attend.
Et nous aussi, parfois, nous tissons.
Nous tissons des habitudes, des relations, des compromis, des silences, des « ça va aller », des « ce n’est pas si grave », des « je vais encore faire un effort ».
Jusqu'au jour où quelque chose accroche.
Un fil qui casse. Une sensation qui devient trop présente.
Un malaise que l’on ne parvient plus à faire taire.
Alors, peut-être que le signe n’est pas nécessairement à l’extérieur.
Peut-être qu’il est aussi dans ce que nous faisons de ce que nous observons.
Parce qu’il y a des moments où nous savons. Nous savons que quelque chose ne va pas.
Mais nous ne voulons pas le voir.
Et nous avons le droit.
Le droit de ne pas être prêts.
Le droit de détourner les yeux.
Le droit de nous raconter encore un peu que tout va bien.
Parfois, ne pas voir est une façon de survivre.
Mais vient peut-être un moment où la question change.
Ce n’est plus :
« Est-ce que c’est vraiment un signe ? »
C’est :
« Qu’est-ce que je fais de ce que je ressens ? »
Parce que notre corps peut parfois remarquer avant notre tête.
Alors, la prochaine fois qu’une petite chose vous interpelle…
Arrêtez-vous quelques secondes.
Pas pour chercher absolument une signification.
Pas pour transformer chaque coïncidence en message de l’univers.
Simplement pour écouter.
Qu’est-ce que cela fait naître en moi ?
Qu’est-ce que mon corps me raconte ?
Qu’est-ce que je sais déjà mais que je n’ai peut-être pas envie de regarder ?
Parce que parfois, le signe le plus important n’est pas celui que l’univers nous envoie.
C’est celui que nous sommes enfin prêts à entendre.

28/09/2026

Et si nous commencions par nous accepter…❤️✨✨✨

ENTRE NOUS - MES PAILLETTESJe vais vous faire une petite confidence…Je sais que je peux parfois être un peu agaçante ave...
27/09/2026

ENTRE NOUS - MES PAILLETTES
Je vais vous faire une petite confidence…
Je sais que je peux parfois être un peu agaçante avec mon optimisme.
Je suis de celles qui cherchent la petite lumière.
Pas parce que je pense que tout va bien.
Pas parce que je ne connais pas les blessures, les pertes ou les moments où la vie fait mal.
Mais parce que, malgré tout ça, j’ai gardé cette capacité à m’émerveiller.
Je peux m’arrêter devant un papillon et rester quelques secondes à admirer ses couleurs.
M’émerveiller devant un flocon de neige.
Sentir un rayon de soleil caresser ma nuque et me dire simplement :
« C’est bon, ça»
Et je peux aussi passer quelques minutes à sauver une guêpe tombée dans la piscine…
La prendre délicatement. Souffler sur ses ailes. Attendre qu’elle sèche. Et être sincèrement heureuse lorsqu’elle repart.
Ça peut sembler dérisoire. Pour moi, ça ne l’est pas.
Parce que je crois que ce sont aussi ces petits instants qui donnent de la couleur à une journée.
Le soir, avant de dormir, j’aime d’ailleurs faire mon petit exercice des 3 kifs du jour.
Trois moments qui m’ont fait sourire.
Un rire.
Une rencontre.
Une musique.
Une odeur.
Un message.
Un animal.
Un rayon de soleil.
Parfois, c’est minuscule. Et c’est justement ce que j’aime.
Cultiver ses paillettes, ce n’est pas se raconter que la vie est belle. C’est apprendre à laisser aussi une place à ce qui fait du bien.
Et je crois que cette manière de regarder le monde nourrit profondément ma pratique professionnelle.
Quand je rencontre quelqu’un qui souffre, je ne vais pas lui demander de voir le positif. J’écoute d’abord ce qui fait mal. J’accueille car on a tous le droit d’aller mal !
Puis, lorsque c’est possible, j’aime chercher avec lui ce qui est encore vivant :
Une envie, une curiosité, un lien, un plaisir, un rire, une petite étincelle.
Parce que parfois, avancer commence par retrouver cela.
Et peut-être même par recommencer, doucement, à s’émerveiller.
Alors oui…
Je continuerai à sauver les guêpes, à m’arrêter devant les papillons et à sourire quand un rayon de soleil vient me caresser la nuque.
Parce que mes paillettes ne changent pas la réalité.
Elles changent la manière dont je l’habite.
Et vous ?
Quelle est votre petite paillette d’aujourd’hui ?

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