03/09/2026
Vous est-il déjà arrivé, après une grosse frayeur ou une crise d'anxiété, de ressentir des tremblements, les jambes en coton ou une immense agitation intérieure ? 😱
Un peu de vulgarisation...
Ce que vous ressentez à ce moment-là n'est pas "dans votre tête". C'est la réaction normale d'un organisme qui s'est préparé à faire face à un danger. Face à une menace, réelle ou perçue, notre cerveau active très rapidement les systèmes de survie. En quelques instants, des hormones comme l'adrénaline sont libérées pour préparer le corps à agir : le cœur bat plus vite, la respiration s'accélère, les muscles se mettent en tension et davantage d'énergie est mobilisée. À l'origine, cette réaction était très utile : elle nous permettait de fuir un prédateur ou de nous défendre.
Aujourd'hui, le "danger" est souvent différent : une mauvaise nouvelle, une prise de parole, une crise d'angoisse, un conflit ou une accumulation de stress. Pourtant, le corps réagit parfois comme s'il devait courir ou se battre... alors qu'il reste immobile.
Cette activation du système nerveux peut alors se traduire par des tremblements, une sensation d'agitation, des tensions musculaires, des nausées, une impression d'être "sous pression" ou d'avoir une énergie impossible à canaliser.
C'est pourquoi, dans certaines situations, remettre doucement le corps en mouvement peut être utile. Marcher d'un bon pas, monter quelques escaliers, danser quelques minutes, secouer les bras ou les jambes, s'étirer... Ces mouvements peuvent aider le système nerveux à retrouver progressivement un état de sécurité.
Bien sûr, cela ne fait pas disparaître la cause de l'anxiété. Mais cela peut aider le corps à sortir plus facilement de son état d'alerte.
La prochaine fois que l'angoisse monte, demandez-vous peut-être moins : "Comment arrêter de ressentir ça ?" et un peu plus : "De quoi mon corps a-t-il besoin en ce moment ?" ☺
Anne-France