20/06/2026
👉 « Il y a praticien… et praticien. »
C'est une phrase qu'une de mes clientes m'a dite récemment, alors que nous parlions de formation continue.
Et cette phrase m'est restée en tête...
Parce qu'au-delà du diplôme, il y a aussi la pratique, l'expérience, la remise en question et l'envie d'apprendre encore.
Pour ma part, ma formation en shiatsu équin s'est déroulée sur trois cycles, soit environ deux ans et demi. Et ce qui surprend souvent, c'est qu'un cycle entier a été consacré au développement du ressenti. Parce que le shiatsu, ce n'est pas seulement connaître des points et des méridiens par cœur. C'est apprendre à écouter, à sentir, à observer.
Et pourtant, je peux vous assurer d'une chose : depuis que je suis diplômée, ma pratique a énormément évolué. Chaque séance, chaque cheval rencontré, chaque problématique m'a permis d'affiner mon ressenti. Plus je pratique, plus j'apprends. Plus j'apprends, plus je réalise qu'il me reste encore à découvrir.
C'est aussi pour cela que j'ai choisi de présenter mon examen devant un membre de la fédération et de m'y affilier. Non pas pour afficher un titre de plus, mais parce que cela m'engage à continuer à me former et vous offre la garantie que je ne considère jamais que j'ai « fini d'apprendre ».
Dans ma promotion, nous étions une dizaine. La plupart d'entre nous ont obtenu leur diplôme. Certains se sont même lancés comme indépendants complémentaires. Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux ou trois à pratiquer régulièrement.
Et je ne dis absolument pas que les autres sont de mauvais praticiens. Mais comme dans n'importe quel domaine, lorsqu'on ne pratique plus, certaines choses s'estompent. On oublie parfois le tracé précis d'un méridien, certains détails techniques… et je suis convaincue que le ressenti lui-même s'entretient. C'est quelque chose qui se travaille, qui se développe, et qui a besoin d'être nourri régulièrement.
Au fil de mon parcours, j'ai rencontré des praticiens en shiatsu équin remarquables. Des personnes passionnées, compétentes, qui continuent à se former et à se remettre en question.
Mais j'ai aussi croisé des personnes ayant suivi des formations très courtes, parfois quelques mois seulement, voire entièrement en ligne. Et cela m'interrogera toujours.🫣🙄 Parce que le shiatsu est avant tout un art du toucher et du ressenti. Peut-on réellement développer cela derrière un écran ?
J'ai également échangé avec certains praticiens incapables d'expliquer pourquoi ils choisissaient de travailler tel ou tel méridien. Pourtant, à mes yeux, comprendre ce que l'on fait est aussi important que savoir le faire.
Alors oui, il y a praticien et praticien.
Et lorsqu'on confie son cheval à quelqu'un, il ne faut pas hésiter à poser des questions :
👉Quelle est sa formation ?
👉 Depuis combien de temps pratique-t-il ?
👉Continue-t-il à se former ?
👉 Dans quels domaines ?
👉 Peut-il expliquer sa démarche et ses choix ?
Parce qu'un diplôme n'est qu'un début. Ce qui fait réellement un praticien, c'est sa pratique quotidienne, son expérience, sa capacité à se remettre en question et son envie de progresser encore et toujours.
Et finalement, je crois que le plus beau signe de professionnalisme, c'est peut-être de ne jamais prétendre tout savoir. 🥰