06/09/2026
𝑺𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒔𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓, 𝒐𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒍𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒆𝒏 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒂𝒏𝒆𝒏𝒄𝒆. 𝑳𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒙 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒔, 𝒄𝒆𝒖𝒙 𝒒𝒖𝒆 𝒍'𝒐𝒏 𝒈𝒍𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒂𝒖 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅'𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒉𝒓𝒂𝒔𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒚 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆𝒓.
« 𝐽𝑒 𝑑𝑜𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟. »
« 𝐽𝑒 𝑛'𝑎𝑖 𝑗𝑎𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒́ 𝑚𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒. »
« 𝐽'𝑒́𝑡𝑜𝑢𝑓𝑓𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛. »
« 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑗𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒. »
« 𝐽𝑒 𝑚𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑏𝑎𝑡𝑡𝑢𝑒. »
Des expressions banales, parfois.
Elles sont tellement banales qu'on ne les entend même plus.
𝐸𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝑐𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠, 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑐𝑟𝑜𝑦𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠, 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑒, 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑠, 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠...
𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑠𝑖 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑣𝑜𝑐𝑎𝑏𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑚𝑒́𝑚𝑜𝑖𝑟𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑠𝑖 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑑'𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢'𝑜𝑛 𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒!
C'est quelque chose qui me fascine en séance, et à laquelle je suis très attentive.
Vous me racontez votre histoire et, pendant que j'écoute ce que vous voulez me dire, j'écoute aussi les mots que vous n'aviez pas spécialement prévu de me dire.
Un jour une dame m'a dit "ma fille m'a quittée" spontanément, puis s'est reprise en disant " elle est allée vivre avec son petit copain.
Parce qu'entre « ma fille est partie vivre avec son copain » et « ma fille m'a quittée », l'événement raconté est le même… mais le vécu raconté ne l'est pas.
J'écoute vos mots, et souvent, l'un d'eux m'arrête.
Je l'écris, je le garde. Souvent vous le redites plusieurs fois sans vous en rendre compte.
Puis, je le dépose entre nous.
« Vous venez de dire que vous aviez toujours dû vous battre… »
Parce que tout à coup, ce n'est plus tout à fait une expression.
Alors on regarde.
Où est-ce qu'on retrouve ce mot dans votre vie ?
À quoi vous fait-il penser ?
À qui appartient-il aussi ?
Depuis quand racontez-vous votre histoire avec ce vocabulaire-là ?
𝐏𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐜𝐞 𝐧'𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐪𝐮'𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐭, 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐮𝐢, 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐢𝐭.
𝐂'𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐜𝐞𝐥𝐚, 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐝𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐢.
𝐏𝐫𝐞̂𝐭𝐞𝐫 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐮𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐩𝐞𝐫𝐜̧𝐮𝐬… 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢, 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬, 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐦𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬. 🙏