25/08/2026
Merveilleux je vous le partage aussi
A-t-on encore besoin qu’on nous dise quoi penser ?
L’être humain a longtemps appris à vivre en recevant sa loi de l’extérieur. Il lui fallait une autorité pour lui dire ce qui était vrai, ce qui était faux, ce qui était bien, ce qui était mal, ce qu’il devait croire, ce qu’il devait faire, ce qu’il devait devenir. La famille, la religion, la tradition, la morale, l’État, la société, le groupe, puis, de manière plus subtile, l’opinion collective et les systèmes de pensée ont constitué autant de repères auxquels l’individu pouvait remettre le soin de déterminer sa conduite et ses choix.
Cela correspond à une étape du développement d'une humanité. L’hétéronomie est une enfance de la conscience.
Mais l’hétéronomie peut être beaucoup plus discrète. Je peux croire que je décide librement alors que mon action est déterminée par la peur, l’habitude, l’éducation, la recherche de reconnaissance, une norme morale ou une image de ce que je pense devoir être.
Je peux même avoir intériorisé tellement profondément cette norme que plus personne n’a besoin de me donner d’ordre.
La voix extérieure est devenue une voix intérieure. Et ça, c'est l'aveuglement.
L'humain est désormais englué dans une hétéronomie intérieure qu'il scande et revendique dans ce qu'il considère êtres ses choix et ses opinions. Pourtant ce ne sont que des illusions correspondantes à des perceptions et compréhensions induites. La liberté se gagnera par la conscience et cela passera par l'étape de la reconnaissance du SOI. Ainsi cela fut dit : " Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres » Jean 8:36. Juste avant, au verset 32, cela a été déclaré : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres". Mais cela n'a pas été compris, car le Fils de Dieu c'est le SOI, et la conscience n'est libre que lorsque qu'elle se désidentifie du petit soi pour monter dans les Cieux de sa réalité Une.
La liberté n'est pas satisfaire les désirs du petit moi, prisonnier des illusions et de la soif qui les engendrent. Même lorsqu’il invoque la morale ou le spirituel, il peut encore les mettre au service de ses propres ambitions. Seul celui qui vit dans le SOI est réellement Libre.