19/05/2026
Les études que j'ai partagées dans cette série sont réelles, solides, sourcées. Et pourtant, mon alimentation ne ressemble pas vraiment à ce qu'elles recommandent.
Parce que je fais partie des personnes qui ne tolèrent pas le gluten. Ni les produits laitiers quotidiens. Les études ont été faites sur des populations qui n'ont pas forcément mon âge, mon terrain, mon historique. Elles donnent des tendances. Pas des prescriptions.
Ce qui m'inquiète, ce sont les centaines de personnes qui utilisent l'IA pour générer des menus, lire leur prise de sang, encoder leurs symptômes comme on le faisait dans G0gle avant. Je les retrouve en consultation quelques semaines après. Honteuses. Il n'y a aucune honte,mais il y a un vrai risque à confondre information et prise en charge.
Ces études n'expliquent pas non plus qu'on peut être omnivore, végétarien, végan, ancestral, paléo, kéto... et être en bonne ou en mauvaise santé avec chacun de ces régimes. Ca dépend de tellement de facteurs : votre génétique, oui, mais pas que. Aussi l'état actuel de votre microbiote, de votre système nerveux, de votre thyroïde, de votre pancréas, de votre mental, de votre énergie du moment...
C'est bien beau de clamer haut et fort qu'il existe une "meilleure façon de manger", qui serait universelle. Mais c'est totalement faux. C'est à chacun.e de faire en fonction de sa santé du moment, de ses convictions et de ses préférences. Vous, vous avez vos convictions et vos préférences. Il faut un réel être humain pour faire le lien entre cela, et votre santé actuelle, afin de construire votre propre "meilleure façon de manger".
L'IA peut tout synthétiser. Elle ne peut pas vous écouter. Si vous voulez qu'on regarde ce qui fonctionne pour vous spécifiquement, lien en bio.