27/07/2026
Je travaille avec l’arbre depuis longtemps.
Arbre de vie, arbre généalogique, arbre numérologique, arbre végétal.
Aujourd’hui, c’est l’Arbre qui parle à travers moi — et sa voix tremble.
Je suis la forêt. Je suis la mémoire du monde. Et je suis en colère.
En colère contre les grands de ce monde qui savent, qui voient, qui mesurent… mais ne bougent pas. Leur silence est un abandon. Leur inertie est une blessure.
Et je suis en tristesse. Tristesse devant les petits qui pensent que leur geste ne compte pas, que « ce n’est qu’un arbre ». Tristesse devant l’ignorance devenue habitude, devant les cœurs qui se croient séparés du vivant alors qu’ils en sont une branche.
Je suis la forêt. Quand je tombe, vous tombez. Quand je brûle, vous suffoquez. Quand je pleure, c’est votre avenir qui se noie.
Aujourd’hui, je crie. Je crie ma colère. Je pleure ma tristesse. Et j’appelle chacun à se souvenir qu’il est, lui aussi, un arbre en marche — fragile, relié, vivant.
Sabrina