06/09/2026
Aujourd'hui, la retraite itinérante commence officiellement. Demain, nous prendrons le train pour rejoindre la petite ville de départ.
Moi, je suis descendue il y a quelques jours déjà pour profiter d'un bref séjour avec ma famille.
Le retour chez soi a un goût spécial. Surtout quand les km qui séparent les deux vies sont nombreux. Il y a ce frottement entre ces lieux qui nous ont vu grandir et la famille, les amis, qui nous voient nous transformer en différé.
J'aime particulièrement voyager lentement, ça m'aide à reprendre la température, à réhabituer le corps à d'autres rythmes, à une autre lumière, à d'autres paysages. Familier d'un côté, distant (ou passé ?) de l'autre.
Mais c'est chez soi qu'on mesure le plus si la transformation intérieure est ancrée et stable, là où les premiers mécanismes de défense ont pris naissance.
C'est au contact des vieilles histoires qu'on peut vérifier la profondeur de la compréhension de soi : est-ce que les réactions automatiques sont toujours actives, ou si la conscience élargie peut agir différemment ?
Parce que c'est facile d'accompagner les autres, mais sommes-nous capables de nous accompagner autrement dans les situations qui, autrefois, nous faisaient réagir ?
Tout n'est jamais complètement réglé, mais c'est rassurant de voir les progrès.