09/09/2026
Tout ne doit pas être intense pour être profond.
Oui, il m’arrive aussi de rire avec mes patients.
Même lorsque nous travaillons autour du traumatisme.
Certaines séances sont difficiles, chargées émotionnellement. D’autres beaucoup moins.
Il y a des moments où l’on rit. Où l’on parle d’autre chose quelques minutes. Où la respiration change et le corps se relâche un peu.
Et ces moments comptent aussi.
Parce que le travail ne se joue pas uniquement dans les techniques utilisées ou dans ce que l’on va « chercher ».
Il se joue aussi dans le lien.
Pouvoir dire stop. Avancer un peu, puis s’arrêter. Ne rien avoir à réussir pendant la séance.
Et ne pas devoir dépasser ce que l’on est capable de traverser ce jour-là.
Je crois au travail en profondeur.
Mais la profondeur d’une séance ne se mesure pas à la quantité de souffrance traversée.
Parfois, rire au milieu de quelque chose de sérieux, sentir la vigilance baisser un peu, relâcher le contrôle…
c’est déjà faire une autre expérience.
Celle de pouvoir être en lien sans avoir à se protéger en permanence.
Et cela aussi fait partie du travail thérapeutique.