Frédérique.Mathy-.Thérapeute

Frédérique.Mathy-.Thérapeute Quand certaines réactions persistent, nous travaillons là où ça s’est bloqué.
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Trauma (simple & complexe) & régulation du système nerveux

J’accompagne les personnes confrontées à des expériences traumatiques (abus, violence, chocs émotionnels).

Une observation que je fais parfois dans mon cabinet.Certaines personnes continuent à chercher ce qui va enfin les libér...
18/06/2026

Une observation que je fais parfois dans mon cabinet.

Certaines personnes continuent à chercher ce qui va enfin les libérer de leurs difficultés.

Un nouveau soin.

Une nouvelle méthode.

Un nouveau praticien.

Comme si quelqu'un pouvait travailler à leur place dans l'invisible pendant qu'elles continuent à vivre exactement de la même manière dans le concret.

Je comprends cette attente.

Quand on souffre, il est humain d'espérer qu'une solution extérieure vienne enfin soulager ce qui pèse depuis longtemps.

Mais lorsqu'il est question de trauma, l'enjeu est souvent ailleurs.

Ce n'est pas seulement de se sentir mieux pendant une heure.

C'est de retrouver suffisamment de sécurité pour sortir progressivement de certaines réactions de survie.

Retrouver du mouvement là où tout s'est figé.

Retrouver du choix là où il n'y avait plus que des automatismes.

Retrouver l'accès à ses propres ressources.

C'est précisément le rôle d'un accompagnement.

Non pas faire le travail à la place de la personne.

Mais l'aider à retrouver les capacités qui lui permettront d'habiter sa vie plutôt que de simplement y survivre.

Et c'est souvent là que les choses deviennent concrètes.

Quand une personne ose enfin poser une limite.

Quand elle dit non sans se justifier.

Quand elle cesse de reporter une décision importante.

Quand elle ose avoir une conversation qu'elle évitait depuis des mois.

Quand elle commence à se choisir là où elle s'abandonnait systématiquement.

Parce qu'à un moment, la transformation ne se mesure pas à ce qui s'est passé pendant la séance.

Elle se mesure à ce qui devient possible dans la vie.

À ce qui change dans les relations.

Dans les choix.

Dans la manière d'habiter son quotidien.

Je suis tombée aujourd'hui sur cette citation de Jung :« Quiconque veut comprendre les êtres humains devra accrocher la ...
17/06/2026

Je suis tombée aujourd'hui sur cette citation de Jung :

« Quiconque veut comprendre les êtres humains devra accrocher la toge doctorale, dire adieu aux études et se mettre à marcher au milieu du monde le cœur ouvert. »

Elle m'a fait réfléchir.

Après plus de vingt ans à accompagner des familles, je crois qu'il y a une part de vérité là-dedans.

J'ai appris beaucoup de choses dans les livres.

À l'université.

Dans les formations.

Mais ce que je sais aujourd'hui de l'être humain, je l'ai surtout appris ailleurs.

Je l'ai appris dans les bureaux où des parents arrivaient bouleversés.

Lors de mes gardes.

Dans les salles d'audience.

Dans les institutions.

Au fil de rencontres avec des familles traversant des séparations, des placements, des violences, des deuils ou des situations que l'on espère ne jamais avoir à vivre.

Pendant longtemps, j'ai cru que comprendre les êtres humains consistait à connaître les bonnes théories.

Avec les années, j'ai découvert autre chose.

Les êtres humains sont toujours plus complexes que ce que l'on croit savoir d'eux.

Toujours plus nuancés.

Toujours plus contradictoires.

Et souvent beaucoup plus courageux qu'ils ne le pensent eux-mêmes.

J'ai vu des personnes au bord de l'effondrement trouver des ressources qu'elles ne soupçonnaient pas.

J'ai vu des familles traverser l'impensable et continuer malgré tout à avancer.

J'ai vu des enfants continuer à espérer dans des circonstances qui auraient découragé bien des adultes.

Et j'ai appris à me méfier des jugements rapides.

Parce que derrière chaque dossier, il y a une histoire.

Derrière chaque comportement, il y a souvent une souffrance que l'on ne voit pas immédiatement.

Et derrière certaines personnes que l'on croit les plus fragiles se cachent parfois des ressources insoupçonnées.

C'est probablement la plus grande leçon que ces vingt années m'ont apprise.

Pour comprendre l'être humain, il faut bien sûr étudier.

Mais il faut aussi rencontrer la vie.

Et accepter qu'elle nous enseigne ce qu'aucun livre ne pourra jamais transmettre.

À l'université, on m'appelait « l'esprit au-dessus de la matière ».Je n'avais pas encore compris que je vivais presque e...
16/06/2026

À l'université, on m'appelait « l'esprit au-dessus de la matière ».

Je n'avais pas encore compris que je vivais presque exclusivement dans ma tête.

Je pouvais passer des heures à réfléchir.

À analyser.

À chercher pourquoi.

Pourquoi je ressentais cela.

Pourquoi certaines situations se répétaient.

Pourquoi certaines relations me faisaient souffrir.

J'étais très forte pour comprendre.

Beaucoup moins pour m'écouter.

Pendant longtemps, j'ai cru que le changement passait principalement par la compréhension.

Alors je cherchais des réponses.

Je lisais.

Je réfléchissais.

J'analysais.

Et pendant ce temps-là, certaines choses ne bougeaient pas.

Je continuais à dire oui alors que j'avais envie de dire non.

Je reportais des décisions que je connaissais déjà.

J'attendais d'être prête.

D'être certaine.

D'avoir compris suffisamment.

Aujourd'hui, j'observe quelque chose.

Les personnes qui analysent le plus leur situation ne sont pas toujours celles qui changent le plus leur vie.

Parfois même, c'est l'inverse.

Elles savent déjà.

Elles savent que cette relation les épuise.

Elles savent qu'elles ont besoin de ralentir.

Elles savent qu'une limite devrait être posée.

Elles savent que quelque chose doit changer.

Elles savent.

Mais elles continuent à chercher une explication de plus.

Encore un livre.

Encore un podcast.

Encore une prise de conscience.

Encore une explication.

Comme si comprendre davantage allait rendre le changement plus facile.

Pendant longtemps, j'ai cru qu'il me manquait encore quelque chose.

Une réponse.

Une compréhension.

Une guérison supplémentaire.

En réalité, je ne manquais pas de conscience.

Je manquais de mouvement.

Les plus grands tournants de ma vie ne sont pas arrivés lorsque j'ai compris quelque chose de nouveau.

Ils sont arrivés lorsque j'ai accepté de ne pas tout comprendre avant d'avancer.

Lorsque j'ai posé une limite.

Pris une décision.

Ou choisi une direction sans garantie.

Parce qu'à un moment, continuer à travailler sur soi peut devenir une façon de retarder sa vie.

Récemment, j'ai refusé de fixer un nouveau rendez-vous à une personne que j'accompagne.

Non pas parce qu'elle allait parfaitement bien.

Mais parce qu'à ce stade, il n'était plus question de continuer à travailler sur elle.

Il était temps de vivre.

De tester.

D'expérimenter.

De faire confiance à ce qui avait déjà été intégré.

Si tu passes ton temps à accorder ton instrument, tu ne joues jamais de musique.

À un moment, on cesse de préparer la vie.

Et on commence à la vivre.

Leçons andalouses  #3 — La sagesse de l'eauJe pensais aimer la mer.Aujourd'hui, je me demande si ce n'est pas aussi le b...
15/06/2026

Leçons andalouses #3 — La sagesse de l'eau

Je pensais aimer la mer.

Aujourd'hui, je me demande si ce n'est pas aussi le bleu qui m'attire.

Le bleu du ciel.
Le bleu de l'eau.
Cette sensation d'espace qui apparaît presque immédiatement quand on le regarde.

Face à la mer, quelque chose ralentit.

Comme si le corps se souvenait qu'il n'est pas conçu pour vivre en état d'alerte permanent.

Ce qui me touche aussi, c'est la façon dont l'eau avance.

Elle ne force pas.
Elle ne lutte pas contre chaque obstacle.
Elle contourne, s'adapte, poursuit son mouvement.

À l'inverse, beaucoup d'entre nous ont appris à tenir.
À contrôler.
À se crisper pour traverser les difficultés.

Comme si la sécurité se trouvait dans le fait de rester en maîtrise.

Et pourtant, la vie semble parfois fonctionner davantage comme l'eau.

Moins dans la force.
Moins dans la rigidité.

Plus dans le mouvement.

Peut-être est-ce cela que la mer nous rappelle :

qu'il existe une autre manière d'avancer.

Que la sécurité n'est peut-être pas dans le contrôle.

Elle est peut-être dans notre capacité à rester en mouvement.

✨ Retour en images sur la soirée Team Building du Centre AMIMO ✨Cette soirée avait une saveur particulière pour moi.Il y...
12/06/2026

✨ Retour en images sur la soirée Team Building du Centre AMIMO ✨

Cette soirée avait une saveur particulière pour moi.

Il y a un an, j'intégrais l'équipe du Centre AMIMO.

Un an de collaborations, d'échanges, de réflexions partagées et de travail au sein d'une équipe pluridisciplinaire engagée.

Une immense gratitude pour mes collègues, dont les regards et les expertises enrichissent ma pratique au quotidien.

Et bien sûr, une pensée particulière pour toutes les personnes que j'ai eu la chance d'accompagner cette année. Merci pour votre confiance et pour les morceaux de chemin parcourus ensemble.

Heureuse de faire partie de cette aventure humaine depuis un an déjà. 💙

Siriusandyou -Je trouve mon praticien Réseau Amimo

Retour de séance.Une patiente me confie :« Depuis que j'ai commencé ce travail, c'est plus difficile avec mon compagnon....
10/06/2026

Retour de séance.

Une patiente me confie :

« Depuis que j'ai commencé ce travail, c'est plus difficile avec mon compagnon. »

Au fil des séances, elle a commencé à poser davantage de limites.

À dire plus souvent ce qu'elle pense.

À exprimer ses besoins.

À prendre un peu plus de place.

Et cela crée des tensions.

Parce que lorsqu'une personne a longtemps fait passer les autres avant elle, tout le monde finit par s'habituer à cet équilibre.

Même lorsque cet équilibre lui coûte cher.

Alors une question revient souvent :

« Est-ce que je suis en train de prendre soin de moi... ou est-ce que je deviens égoïste ? »

Derrière cette question se cache souvent quelque chose de plus profond.

Le conflit entre être fidèle à soi-même et préserver le lien.

Entre ses besoins et la peur de décevoir.

Entre l'envie de dire non et la peur d'être rejetée.

C'est un passage que je rencontre très souvent dans mon cabinet.

Et la culpabilité est presque toujours au rendez-vous.

Non pas parce que la personne fait quelque chose de mal.

Mais parce qu'elle est en train de sortir d'un rôle que tout le monde — y compris elle-même — considérait comme normal.

Parfois, guérir ne consiste pas seulement à apprendre à prendre soin de soi.

Parfois, guérir consiste aussi à accepter que certains soient inconfortables face à nos changements.

Et à continuer malgré cela.

🌅 **Leçons andalouses  #2 — L'émerveillement**Mon plus grand plaisir en Andalousie ?Me lever avant le soleil.Sortir quan...
08/06/2026

🌅 **Leçons andalouses #2 — L'émerveillement**

Mon plus grand plaisir en Andalousie ?

Me lever avant le soleil.

Sortir quand tout dort encore.
M'asseoir face à la montagne.
Et regarder la lumière revenir, doucement.

Sans téléphone.
Sans bruit.
Sans objectif.

Juste être là.

Il y a quelques années, cela m'aurait semblé complètement absurde.

Rester assise à ne rien faire.
Observer un lever de soleil.
Prendre le temps de regarder.

Pendant longtemps, je suis passée à côté de ces moments-là.

Je savais regarder.

Je ne savais pas encore recevoir.

Avec le recul, je crois que lorsque le système nerveux est mobilisé par la survie, on voit le monde, mais on ne peut pas toujours le laisser nous toucher.

Aujourd'hui, je peux rester là longtemps.

Observer les couleurs qui changent.
Écouter le silence.
Sentir l'air frais du matin.

Et mesurer à quel point ces moments sont précieux.

Parce que l'émerveillement n'est peut-être pas un luxe.

C'est peut-être une capacité que nous retrouvons lorsque nous n'avons plus besoin de rester constamment en alerte.

Et vous ?

Quel est le dernier moment, aussi simple soit-il, qui vous a vraiment émerveillé(e) ? ✨

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Zaventem
1932

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