Frédérique.Mathy-.Thérapeute

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Traumas simples & complexes • Régulation du système nerveux

Quand le passé s’invite dans le présent : chocs, violences, abus sexuels…

Je vous accompagne pour que ce que vous avez vécu ne continue pas à diriger votre vie.

Tout ne doit pas être intense pour être profond.Oui, il m’arrive aussi de rire avec mes patients.Même lorsque nous trava...
09/09/2026

Tout ne doit pas être intense pour être profond.

Oui, il m’arrive aussi de rire avec mes patients.

Même lorsque nous travaillons autour du traumatisme.

Certaines séances sont difficiles, chargées émotionnellement. D’autres beaucoup moins.

Il y a des moments où l’on rit. Où l’on parle d’autre chose quelques minutes. Où la respiration change et le corps se relâche un peu.

Et ces moments comptent aussi.

Parce que le travail ne se joue pas uniquement dans les techniques utilisées ou dans ce que l’on va « chercher ».

Il se joue aussi dans le lien.

Pouvoir dire stop. Avancer un peu, puis s’arrêter. Ne rien avoir à réussir pendant la séance.

Et ne pas devoir dépasser ce que l’on est capable de traverser ce jour-là.

Je crois au travail en profondeur.

Mais la profondeur d’une séance ne se mesure pas à la quantité de souffrance traversée.

Parfois, rire au milieu de quelque chose de sérieux, sentir la vigilance baisser un peu, relâcher le contrôle…

c’est déjà faire une autre expérience.

Celle de pouvoir être en lien sans avoir à se protéger en permanence.

Et cela aussi fait partie du travail thérapeutique.

Raconter un traumatisme, ce n’est pas nécessairement le traiter.En séance, il m’arrive d’arrêter une personne lorsqu’ell...
07/09/2026

Raconter un traumatisme, ce n’est pas nécessairement le traiter.

En séance, il m’arrive d’arrêter une personne lorsqu’elle commence à me raconter très longuement, et dans les moindres détails, ce qu’elle a vécu.

Pas parce que je ne veux pas l’entendre.

Mais parce que tout raconter n’est pas toujours utile.

Je vois parfois le corps commencer à réagir au fil du récit : la respiration change, la gorge se serre, le corps se tend. Ou au contraire, la personne se coupe peu à peu de ce qu’elle ressent.

Alors, parfois, je l’arrête.

Et je lui demande :

« Qu’est-ce qui se passe en vous, là, maintenant ? »

Parce que nous n’avons pas forcément besoin de continuer à dérouler toute l’histoire.

Nous pouvons travailler avec ce qui vient d’apparaître. Ou revenir au présent si c’est trop. Vérifier la sécurité. Prendre le temps nécessaire avant d’aller plus loin.

Je n’ai pas besoin de connaître chaque détail de ce qu’une personne a vécu pour l’accompagner.

Et elle n’a pas besoin de tout me raconter pour que nous puissions travailler.

C’est important, notamment pour les personnes qui ont déjà raconté leur histoire de nombreuses fois.

Parler peut faire partie du travail.
Mais parler n’est pas, à lui seul, le travail.

Les recherches menées sur le débriefing psychologique après un événement traumatique ont montré que faire revenir systématiquement une personne sur l’événement ne permet pas, à lui seul, de prévenir ou de traiter un état de stress post-traumatique. Certaines études ont également observé une évolution moins favorable chez certaines personnes.

Sources : Rose et al., Cochrane Database of Systematic Reviews ; recommandations NICE sur le PTSD.

Un lien sécurisant, c’est aussi un lien dans lequel on peut rester soi.Ne pas devoir deviner ce que l’autre attend.Ne pa...
03/09/2026

Un lien sécurisant, c’est aussi un lien dans lequel on peut rester soi.

Ne pas devoir deviner ce que l’autre attend.
Ne pas dire oui quand, à l’intérieur, c’est non.
Pouvoir ralentir. S’arrêter. Changer d’avis.
Dire : « là, c’est trop ».

Et découvrir que le lien tient quand même.

Quand on a longtemps dû s’adapter, anticiper, se taire ou faire passer l’autre avant soi, ce n’est pas si évident.

En séance, cela compte aussi.

Pouvoir être en relation sans surveiller constamment l’autre.
Sentir ce qui se passe en soi.
Dire non sans craindre ce qui va suivre.
Rester soi, même en présence de l’autre.

Cela peut sembler peu.

Pour quelqu’un qui a appris pendant des années que rester en lien nécessitait de s’oublier, ça ne l’est pas.

Être en lien, sans se perdre dans le lien.

Vous vous souvenez de la Pensine dans Harry Potter ?On y dépose un souvenir. Puis on peut y entrer, le regarder, le revi...
31/08/2026

Vous vous souvenez de la Pensine dans Harry Potter ?

On y dépose un souvenir. Puis on peut y entrer, le regarder, le revisiter… sans être exactement au même endroit que lorsqu’on l’a vécu.

Cette image me fait souvent penser à une partie du travail que nous faisons en séance.

Travailler autour d’un souvenir difficile, ce n’est pas replonger dedans et tout revivre.

C’est même souvent l’inverse.

Avant de s’en approcher, nous prenons le temps de vérifier que la personne se sent suffisamment en sécurité et qu’elle peut rester présente.

Sentir ses pieds au sol.
Regarder autour d’elle.
Entendre ma voix.
Savoir qu’elle peut s’arrêter à tout moment.

Nous créons aussi un état refuge : un espace intérieur suffisamment sûr, associé à des sensations et à des ressources, vers lequel elle pourra revenir si ce qui apparaît devient trop intense.

Parce qu’avant d’aller quelque part, il faut aussi savoir comment en revenir.

C’est notamment ce que j’apprécie dans la Méthode S.O.U.R.C.E.®.

On ne part pas forcément d’un souvenir précis. On peut commencer simplement par ce que le corps manifeste aujourd’hui.

Une gorge qui se serre.
Une boule dans le ventre.
Une pression dans la poitrine.
Les épaules qui se crispent.
Des mains qui deviennent froides ou moites.
Un tremblement.
Une sensation de lourdeur ou, au contraire, d’agitation dans tout le corps.

Parfois, c’est très net.

Parfois, c’est juste une sensation difficile à décrire.

Et c’est déjà un point de départ.

Parfois, au fil du travail, un souvenir revient.

Parfois, seulement une image, une sensation, quelques fragments.

Et parfois, aucun souvenir précis n’apparaît.

Ce n’est pas un problème.

Il n’est pas nécessaire de retrouver à tout prix une scène du passé pour travailler sur ce qui continue à se manifester aujourd’hui.

On ne retourne pas dans le passé pour y rester.

On s’en approche depuis un présent suffisamment sûr pour pouvoir en revenir.

Ce qui se passe entre deux séances compte aussi.Mais tout ne doit pas forcément se travailler entre deux séances.Parfois...
28/08/2026

Ce qui se passe entre deux séances compte aussi.
Mais tout ne doit pas forcément se travailler entre deux séances.

Parfois, quelque chose remonte quelques jours après une séance.

Une émotion. Une situation qui vous bouscule. Une réaction que vous ne comprenez pas. Ou simplement quelque chose que vous ne voulez pas oublier d’ici notre prochain rendez-vous.

C’est pour cela que je remets désormais à mes clients un carnet de liaison et de ressources.

L’idée est simple : pouvoir y noter ce qui se passe entre les séances et retrouver quelques ressources quand vous en avez besoin.

Et puis, à la séance suivante, on reprend ce qui est important pour vous.

Je souhaite aussi mieux cadrer les échanges entre les rendez-vous.

WhatsApp reste bien sûr disponible pour les questions pratiques et les messages courts. Mais certaines choses ont besoin de plus qu’une réponse envoyée rapidement entre deux consultations.

Elles ont besoin qu’on prenne le temps.

Et si quelque chose ne peut vraiment pas attendre notre prochain rendez-vous, je reste disponible.

Je garde volontairement quelques créneaux qui n’apparaissent pas dans mon agenda en ligne pour pouvoir vous recevoir plus rapidement si nécessaire.

Et parfois, quelques minutes au téléphone suffisent. Dans ce cas, nous convenons simplement d’un moment pour nous parler.

Je serai donc parfois moins disponible entre les séances.
Pour être vraiment disponible quand je suis avec vous.

Hier, une personne que j’accompagne m’a donné une image que je trouve très parlante.Elle m’a dit :« Avant, j’avais l’imp...
27/08/2026

Hier, une personne que j’accompagne m’a donné une image que je trouve très parlante.

Elle m’a dit :

« Avant, j’avais l’impression de vivre amputée d’une jambe, avec des douleurs qui étaient toujours là.
Aujourd’hui, c’est comme si j’avais une prothèse. J’ai recommencé à marcher. »

Je lui ai demandé si je pouvais garder cette métaphore.

Parce qu’elle dit bien ce que j’observe parfois dans mon travail.

Ce qui s’est passé a eu lieu.
On ne peut pas revenir en arrière.

Mais on peut faire en sorte que ça ne prenne plus toute la place dans la vie d’aujourd’hui.

Pouvoir à nouveau marcher.
Danser.
Faire des projets.
Avoir envie.
Essayer.
Se remettre en mouvement.

Ce n’est pas effacer ce qui a été vécu.

C’est pouvoir vivre avec son histoire sans qu’elle décide de tout le reste.

Pendant plus de vingt ans, j’ai travaillé là où les familles traversaient parfois leurs pires tempêtes.Comme avocate, j’...
25/08/2026

Pendant plus de vingt ans, j’ai travaillé là où les familles traversaient parfois leurs pires tempêtes.

Comme avocate, j’ai accompagné des enfants, des adolescents et des parents confrontés à la violence, aux abus, aux séparations très conflictuelles.

J’ai vu des familles sortir d’un tribunal avec une décision.

Mais pas forcément avec moins de souffrance.

Et cette réalité m’a profondément marquée.

Petit à petit, j’ai eu envie de comprendre ce qui se passait au-delà du conflit, au-delà des faits, au-delà de ce qui pouvait se régler juridiquement.

Pourquoi certaines blessures continuaient à faire mal des années plus t**d.

Pourquoi certaines réactions semblaient impossibles à contrôler, même lorsqu’on en comprenait parfaitement l’origine.

Pourquoi le corps, parfois, continuait à réagir comme si le danger était toujours là.

Je suis restée avocate.

Et je suis devenue thérapeute.

Au fil de ma pratique, de mes formations et aussi de mon propre chemin, mon regard s’est affiné.

Aujourd’hui, je travaille principalement autour du psychotrauma et de la régulation du système nerveux, avec une attention particulière aux fonctionnements neuroatypiques.

Parce que derrière une même difficulté, il n’y a pas toujours la même histoire.

Et parce que comprendre ce qui nous est arrivé est précieux.

Mais parfois, le corps continue de réagir à une histoire que la tête sait pourtant terminée.

C’est ce qui m’intéresse aujourd’hui dans mon travail : accompagner ce qui, malgré le temps et malgré tout ce qui a déjà été compris, reste encore actif.

Pour que le passé prenne progressivement moins de place dans le présent.

📍 Consultations à Bruxelles, à Ottignies et en ligne.

Adresse

Lenneke Marelaan 12
Zaventem
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Lundi 09:00 - 20:00
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