11/10/2025
"Le Sexe Peut Détruire : Histoire Pour Les Parents "
Chapitre 1 (suite)
✓ Les "Jeux" dans la Grande Maison : Le
Spectacle s'Étend
Puis, tout a changé. Mon père a été nommé directeur
général d'une grande société. Du jour au lendemain,
nous avons déménagé dans une vaste demeure, avec de
nombreuses pièces, un jardin luxuriant, même une
piscine. L'espace ne manquait plus, nous avions tout le
confort imaginable. Pourtant, l'intimité, la pudeur sont
restées des concepts étrangers dans nos murs. Mes
parents ont continué à faire l'amour partout et à tout
bout de champ. La promiscuité avait déménagé avec
nous. Elle avait même grandi, comme un cancer
invisible qui s'étendait dans les nouvelles pièces.
C'était partout. Dans le salon, par exemple. Non
seulement la nuit. Un après-midi, je regardais mes
dessins animés, le volume de la télévision à fond. J'ai
entendu le rire aigu de ma mère– un son un peu rauque
que je connaissais trop bien, suivi des grognements
profonds de mon père. J'ai tourné la tête. Ils étaient là,
sur le grand canapé en cuir, leurs corps entremêlés, leurs
vêtements à moitié défaits. Ma mère avait la tête
renversée en arrière, son visage rougi. Je me suis figé.
J'ai fait semblant de ne rien voir, de fixer l'écran, mais
l'image s'est imprimée, gravée au fer rouge.
La cuisine devint elle aussi un théâtre. L'odeur du repas
du soir, les arômes de piment et d'épices, se mêlaient à
l'odeur animale et musquée qui me serrait la gorge. Une
fois, j'étais venu chercher un verre d'eau. La lumière
était tamisée. Derrière le comptoir, leurs corps étaient
enlacés, leurs regards perdus. Mon père m'aperçut. Il ne
bougea pas, ne dit rien. Il se contenta de me fixer d'un
sourire étrange. J'ai reculé, le verre d'eau à peine touché,
et suis retourné dans ma chambre, le cœur battant à tout
rompre. Ce silence, cette absence de réaction, me
troublaient encore plus. C'était comme si mon existence
s'effaçait, mes yeux n'étant pas censés voir.
Et puis vint la piscine. Une nuit, la chaleur rendait l'air
insoutenable. Je me suis levé pour aller aux toilettes. En
passant par la grande baie vitrée donnant sur le jardin,
j'ai vu leurs silhouettes. Nues. Dans l'eau sombre et
scintillante de la piscine. Leurs rires résonnaient dans
l'air frais, insouciants. Je suis resté là, derrière la vitre,
une ombre dans l'ombre, à observer ce ballet
mystérieux et hypnotisant. Les corps se mouvaient avec
une liberté que je n'avais jamais vue ailleurs. Leurs voix
montaient et descendaient. Je ne comprenais toujours pas le sens de leurs actions, mais je sentais que c'était
quelque chose de puissant, de sans limites.
Ces scènes, disséminées sans aucune considération
dans les moindres recoins de notre vaste demeure, ont
transformé mon univers. La maison, qui aurait dû être
un sanctuaire, est devenue un espace où les frontières
de l'intimité n'existaient pas pour moi. Je me sentais
constamment en état d'alerte, tendu, craignant de
tomber sur un de ces "jeux" à chaque coin de couloir.
Mon innocence s'est effritée chaque jour un peu plus,
absorbant ces images et ces sensations sans aucun filtre,
sans aucune explication.
✓ Le Silence Assourdissant et le Manque de Guidance
Ces "jeux" parentaux, qu'ils se déroulent derrière un
pagne ou en plein salon, ont créé un tourbillon
incessant dans mon esprit de petit garçon. À quatre ou
cinq ans, mon esprit tentait désespérément de donner
un sens à ce spectacle, de classifier ces sensations
nouvelles. Des interrogations muettes tournaient en
boucle : 'Pourquoi ils font ça ? Ces bruits ? Est-ce que
ça fait mal ? Pourquoi rient-ils après ? Pour moi, c'était
un puzzle dont il me manquait toutes les pièces, et
personne pour m'en donner la boîte.
Avec le recul, le plus étrange n'était pas tant ce que mes
parents faisaient, mais plutôt ce qu'ils omettaient. Ils ne
mettaient aucun filtre. C'était comme si ma présence,
mes yeux d'enfant, n'avaient aucune importance. Ou
comme si leur propre intimité relevait davantage de la
performance que du moment privé.
Je posais des questions simples d'enfant. Confus, je
cherchais à comprendre. Je me souviens d'une fois où,
pendant qu'elle me coupait les ongles ou me nettoyait
les oreilles – une tâche quotidienne qui nous rapprochait –, je l'ai regardée dans les yeux,
sérieusement.
— Maman, pourquoi Papa fait des bruits bizarres la
nuit, quand il est avec toi ? C'est quand il a mal ?
— Elle a arrêté son geste, a soupiré. « Ah, Axel. Ce sont
des choses d’adultes. Les grands ont des façons
spéciales de se dire qu’ils s’aiment. Toi, tu es un enfant,
tu ne peux pas comprendre. Ne t'inquiète pas. »
"Ne t'inquiète pas." C'était leur réponse à tout. Une
autre fois, mon père était assis sur le balcon. Je me suis
approché, hésitant.
— Papa, pourquoi vous faites ça dans la piscine ? C'est
un nouveau jeu de cache-cache ?
— Il eut un rire sec. « Non, mon petit. C'est juste... la
vie. Va jouer avec tes copains. »
"La vie." C'était ça, toute l'explication. Pas un mot sur
le corps, pas une once de pudeur. Aucune discussion
sur l'intimité, le respect de son propre corps ou de celui
des autres. Aucune mention de ce qui était "privé" ou
non. Pas de leçons sur la façon dont les bébés arrivaient, pas même des mots simples pour apaiser ma
curiosité naturelle. Au lieu de cela, ils ont laissé un vide
immense dans mon éducation.
Ils pensaient peut-être que j'étais trop petit pour
comprendre, que je ne voyais rien, que mes questions
relevaient de la simple curiosité enfantine, sans
conséquence. Ou peut-être ne savaient-ils tout
simplement pas comment aborder le sujet, n'ayant eux-
mêmes jamais reçu cette éducation. Mais cette
indifférence, cette absence totale de communication sur
un sujet aussi fondamental, a eu des répercussions
désastreuses.
Ce manque cruel de guidance m'a forcé à construire ma
propre compréhension du sexe. Les portes étaient
grandes ouvertes : pas seulement celles de la maison,
mais aussi celles de l'intimité. Je n'avais aucun guide
pour me montrer où se trouvaient les limites, où
commençait et finissait l'acceptable. Mon esprit
d'enfant a commencé à remplir ce vide avec ses propres
interprétations, tordues et dangereuses, tirées de ce que
je voyais et entendais. Ces 'jeux' parentaux sans filtre et ce silence assourdissant ont planté les premières graines
de la confusion, de l'obsession et de la perversion,
vouant ma vie au gâchis, malgré l'opulence
environnante.
Ces "leçons silencieuses" – ces intrusions constantes
dans mon espace – n'étaient malheureusement que le
prélude à une autre forme d'éducation, bien plus directe
et destructrice. Quelque temps plus t**d, une nouvelle
figure allait entrer dans notre foyer, une femme qui,
sans le savoir, donnerait une forme plus concrète et
dangereuse aux mystères de mon enfance. Elle
deviendrait l'étincelle de l'incendie.
Cette personne est la domestique !!!
Tiré du livre " Le Sexe Peut Détruire : Histoire Pour Les Parents" de Fadel KORA CHABI ✅
La suite est pour demain, beaucoup de réactions, de commentaires et surtout de partages svp. C'est un sujet qui concerne tout le monde. Ce n'est pas pour distraire mais pour éveiller les consciences, surtout des parents et futurs parents.