07/14/2026
Un article qui reconnaît l'importance des HTA dans le magazine de la Guilde des herboristes.🌱
Merci Pierre S. Haddad pour l'écriture 🌼
Merci Anne Vastel - Herboriste thérapeute accréditée pour le partage🌷
Un très bel article paru dans le dernier numéro du journal de la Guilde des herboristes par le président de notre association, collègue et ami Pierre Haddad. Il explique clairement l'évolution du comité des Herboristes thérapeutes accrédités, et la nécessité de continuer d'y adhérer pour faire connaître et rayonner l'herboristerie professionnelle :
Plaidoyer pour poursuivre et consolider la professionnalisation des herboristes au Québec
Par Pierre S. Haddad
Président Guilde des herboristes du Québec
Dès la fondation de la Guilde en 1995, il s’est avéré important pour les herboristes de s’assurer que les praticiennes et praticiens de l’herboristerie au Québec visent un professionnalisme exemplaire. Une Aile professionnelle a donc été créé au sein de la Guilde qui regroupait les herboristes reconnu/es pour leur expérience et leurs
compétences en herboristerie occidentale. Sous le leadership notable de Caroline Gagnon, l’Aile Pro a établi un code de déontologie robuste. D’autres ont ensuite repris le flambeau pour créér un processus d’accréditation rigoureux et fiable afin
de reconnaître les herboristes thérapeutes accrédité/es (HTA).
Effectivement, il importe que la population puisse avoir confiance en la formation solide des herboristes qu’elle consulte. Nous sommes chanceux au Québec qu’il existait et continue d’exister plusieurs écoles d’herboristerie qui offrent une
formation robuste. Celle-ci inclut les notions en lien avec les plantes médicinales (Materia medica, botanique, pharmacologie et usage thérapeutique, méthodes de préparation, interactions plantes-médicaments et autres), accompagnées par les
notions en sciences de la santé (anatomie, biochimie, physiologie, pathologie, nutrition et autres), ainsi que les habiletés cliniques (tenue de dossiers,gestion d’une clinique, aspects légaux et réglementaires et autres) et en relation
d’aide. La formation inclut notamment plusieurs heures de pratique clinique supervisée par les HTA.
Le Conseil canadien d’associations d’herboristes a d’ailleurs récemment revu les normes nationales de formation en herboristerie. La Guilde a participé activement à leur élaboration et son comité HTA a aussi évalué toutes les écoles en herboristerie actives au Québec. Il a été très satisfaisant et rassurant que la vaste majorité de celles-ci rencontrent ou excèdent ces normes nationales.
Dans ce contexte, il a été suggéré que le processus d’accréditation soit rendu « automatique » pour les finissant/es des écoles d’herboristerie qui seraient reconnues pour leur respect des normes de formation mentionnées. Cela
équivaudrait à accréditer les écoles plutôt que les HTA mêmes. Il y a une grande réticence, partagée au niveau national, à aller dans cette direction. Il en va de l’indépendance et de la crédibilité des associations d’herboristes comme la Guilde.
Effectivement, lorsqu’on regarde du côté des recommandations d’organismes comme le Conseil interprofessionnel du Québec (regroupant 46 ordres professionnels encadrant environ 400,000 membres), les associations de professionnels se doivent d’être indépendants des écoles et autres institutions de
formation.
Par ailleurs, il est légitime pour les finissant/es des écoles de souhaiter un mécanisme d’accréditation de la part de la Guilde qui soit le plus simple et convivial possible, sans atténuer sa rigueur. C’est exactement ce à quoi s’est attardé le comité
HTA ces dernières années. Le processus d’accréditation a été simplifié et normalisé.
Dans ce contexte, il est étonnant de voir que relativement peu des finissant/es des écoles d’herboristerie au Québec font l’effort de passer au travers du processus d’accréditation. Être HTA n’est effectivement pas obligatoire pour exercer le métier
d’herboriste au Québec. Cependant, cela n’envoie pas un message rassurant à la population, surtout en ces temps où les approches complémentaires en santé sont mises à mal par les instances gouvernementales et autres dans notre belle
province…
Il faut savoir que tout professionnel qui se respecte, que ce soit dans le domaine de la santé ou d’autres, devrait maintenir ses compétences par le biais de l’éducation professionnelle continue. C’est justement un des avantages d’être HTA puisque le
comité HTA offre plusieurs formations de grande qualité qui sont réservées aux membres. La reconnaissance par ses pairs est un autre atout précieux de passer par le processus d’accréditation.
Plus concrètement, l’appartenance à la communauté de
pratique des HTA ouvre la voie à des groupes d’échange et de partage privés où l’on peut confronter ses observations cliniques et obtenir des conseils judicieux de la part des collègues professionnels.
Par ailleurs, la Guilde offre également plusieurs avantages significatifs à ses membres HTA. Ceux-ci incluent la présence dans l’annuaire en ligne « Trouver un herboriste thérapeute », le partage des activités professionnelles des HTA sur les
réseaux sociaux de la Guilde et des prix préférentiels pour les formations et activités de la Guilde. De plus, un fonds de défense professionnelle a été créé exclusivement à l’usage des membres HTA en cas de litige légal les impliquant.
Au-delà de tous ces bénéfices d’être HTA, c’est vraiment important de contribuer activement au rayonnement social de l’herboristerie thérapeutique et de montrer que la Guilde continue sur la voie de la professionnalisation. D’un point de vue
pratique, plus il y aura d’HTA, plus il sera facile de convaincre les instances gouvernementales, tout comme les compagnies d’assurance, de reconnaître à leur juste mesure les professionnels que sont les herboristes.
En terminant, je ne peux qu’applaudir les efforts de la Guilde, en général, et du comité HTA, en particulier, pour poursuivre et consolider la professionnalisation de l’herboristerie au Québec.