09/02/2026
I recently came across a video from a wellness influencer that, to me, captured so much of what is wrong with parts of the online wellness community.
This was his message (Français ci-bas):
“What do you mean you’re 20 to 35 years old and you’re fat and out of shape? That s**t is embarrassing. You need to grow up.”
He went on to say that if you’re carrying 25, 40, or 100 pounds of excess body fat and aren’t actively doing something about it, there is “literally zero excuse.”
I despise this type of content. Not because I think obesity should be ignored.
Not because I think exercise, nutrition, sleep, and other healthy behaviors don’t matter.
They absolutely do. I despise it because shame is a terrible foundation on which to build health.
If the reason you walk into a gym is because someone convinced you that your body is embarrassing, losing weight doesn’t necessarily make that shame disappear.
You can become leaner and still hate your body.
You can improve your blood pressure and still feel inadequate.
You can achieve the physique you once wanted and still believe you aren’t good enough.
Health is more complex than a number on a scale or a body fat percentage. And people are more complex than their bodies.
Every day, I see patients living with cancer, rheumatoid arthritis, lupus, Crohn’s disease, ulcerative colitis, depression, anxiety, chronic pain, disability, financial stress, caregiving responsibilities, and countless other challenges.
Many of them are fighting battles that nobody around them can see.
They still go to work, take care of their children, care for aging parents and worry about paying their bills.
They smile at the cashier at the grocery store while their lives may be falling apart behind the scenes.
For some people, getting a six-pack simply isn’t their biggest priority right now.
And that doesn’t make them lazy.
It doesn’t make them weak. And it certainly doesn’t make them an embarrassment.
It does make the person spewing nonsense quite immature, inconsiderate and insensitive to the complexities of obesity.
Some of you may think that “tough love” helps motivate people on their weight loss journey.
It doesn’t. We have a ton of research on weight stigma.
Weight stigma and discrimination don’t appear to be effective strategies for producing healthier behaviors or sustainable weight loss.
In fact, research has associated weight stigma with psychological distress, disordered eating, avoidance of physical activity, poorer healthcare experiences, and, in some studies, greater weight gain over time.
Shame isn’t evidence-based obesity treatment.
Effective obesity care is usually much less exciting than an angry social media reel.
It can involve nutrition, physical activity, sleep and stress management, behavioural strategies, addressing social and environmental barriers, psychological support when appropriate as well as medications when indicated and bariatric surgery for appropriate patients.
You can encourage someone to change without humiliating them.
You can discuss obesity honestly without reducing someone's worth to their body fat percentage.
You can encourage exercise without making someone hate the body they are exercising in.
You can care about metabolic health while recognizing that health exists within the realities of people's lives.
And yes, sometimes people say what we need is more “tough love.”
But cruelty and accountability are not the same thing.
You can hold someone accountable while supporting them.
You can challenge someone while respecting them.
You can encourage change while acknowledging how difficult change can be.
What concerns me most is that some of these wellness influencers have become powerful voices for a generation of young people who consume their content every day.
Young men and women are listening. They’re learning what a “healthy” body supposedly looks like.
They’re learning how they should feel about themselves when they don’t look that way.
We should be very careful about teaching them that humiliation is health advice.
Helping people become healthier is absolutely worthwhile.
Making people feel ashamed of themselves until they do it is not.
Eat less, move more is terrible health advice.
💚 Dr. Jules
Je suis récemment tombé sur une vidéo d’un influenceur dans le domaine du bien-être qui, à mes yeux, résumait une grande partie de ce qui ne va pas dans certains recoins de l’univers du bien-être en ligne.
Voici ce qu’il disait :
« Comment ça, tu as entre 20 et 35 ans et tu es gros et en mauvaise forme? C’est gênant. Il faut que tu grandisses. »
Il a poursuivi en affirmant que si vous avez 25, 40 ou 100 livres de graisse corporelle en trop et que vous ne faites rien activement pour y remédier, il n’y a « littéralement aucune excuse ».
Je déteste ce genre de contenu.
Pas parce que je pense qu’on devrait ignorer l’obésité.
Pas parce que je pense que l’activité physique, la nutrition, le sommeil et les autres habitudes de vie saines n’ont pas d’importance.
Elles en ont énormément.
Je déteste ce genre de contenu parce que la honte est une très mauvaise fondation sur laquelle bâtir sa santé.
Si vous entrez dans un gym parce que quelqu’un vous a convaincu que votre corps est embarrassant, perdre du poids ne fera pas nécessairement disparaître cette honte.
Vous pouvez devenir plus mince et continuer à détester votre corps.
Vous pouvez améliorer votre pression artérielle et continuer à vous sentir inadéquat.
Vous pouvez atteindre le physique dont vous rêviez et continuer à croire que vous n’êtes pas assez bon.
La santé est beaucoup plus complexe qu’un chiffre sur une balance ou qu’un pourcentage de graisse corporelle. Et les gens sont beaucoup plus complexes que leur corps.
Chaque jour, je vois des patients qui vivent avec un cancer, de la polyarthrite rhumatoïde, un lupus, la maladie de Crohn, une colite ulcéreuse, une dépression, de l’anxiété, de la douleur chronique, un handicap, du stress financier, des responsabilités de proche aidant et une foule d’autres défis.
Plusieurs d’entre eux mènent des combats que personne autour d’eux ne peut voir.
Ils continuent d’aller travailler, de prendre soin de leurs enfants, de s’occuper de leurs parents vieillissants et de se demander comment ils vont payer leurs factures.
Ils sourient à la caissière à l’épicerie alors que, derrière ce sourire, leur vie est peut-être en train de s’écrouler.
Pour certaines personnes, avoir des abdominaux bien définis n’est tout simplement pas leur plus grande priorité en ce moment.
Et ça ne fait pas d’eux des paresseux.
Ça ne fait pas d’eux des faibles.
Et ça ne fait certainement pas d’eux une honte.
Par contre, ça démontre beaucoup d’immaturité, d’insensibilité et un manque flagrant de compréhension de la complexité de l’obésité chez la personne qui tient ce genre de discours.
Certains d’entre vous pensent peut-être que le « tough love », cette approche dure qui prétend motiver par la confrontation, aide les gens dans leur parcours de perte de poids.
Ce n’est pas ce que montrent les données.
Nous avons énormément de recherches sur la stigmatisation liée au poids.
La stigmatisation et la discrimination liées au poids ne semblent pas être des stratégies efficaces pour favoriser des comportements plus sains ou une perte de poids durable.
Au contraire, la recherche les associe à de la détresse psychologique, des comportements alimentaires désordonnés, l’évitement de l’activité physique, de moins bonnes expériences dans le système de santé et, dans certaines études, une prise de poids plus importante au fil du temps.
Faire honte aux gens n’est pas un traitement de l’obésité fondé sur les données probantes.
Les traitements efficaces de l’obésité sont généralement beaucoup moins spectaculaires qu’une vidéo agressive sur les réseaux sociaux.
Ils peuvent inclure la nutrition, l’activité physique, le sommeil, la gestion du stress, des stratégies comportementales, la prise en compte des obstacles sociaux et environnementaux, du soutien psychologique lorsque nécessaire, ainsi que des médicaments lorsque ceux-ci sont indiqués et la chirurgie bariatrique chez les patients pour qui elle est appropriée.
Vous pouvez encourager quelqu’un à changer sans l’humilier.
Vous pouvez parler honnêtement de l’obésité sans réduire la valeur d’une personne à son pourcentage de graisse corporelle.
Vous pouvez encourager quelqu’un à bouger sans lui apprendre à détester le corps avec lequel il fait de l’exercice.
Vous pouvez vous préoccuper de la santé métabolique tout en reconnaissant que la santé existe dans la réalité parfois complexe de la vie des gens.
Et oui, certains diront que ce dont les gens ont besoin, c’est de plus de « tough love ».
Mais la cruauté et la responsabilisation ne sont pas la même chose.
Vous pouvez responsabiliser quelqu’un tout en le soutenant.
Vous pouvez pousser quelqu’un à se dépasser tout en le respectant.
Vous pouvez encourager le changement tout en reconnaissant à quel point changer peut être difficile.
Ce qui me préoccupe le plus, c’est que certains de ces influenceurs du bien-être sont devenus des voix puissantes auprès d’une génération de jeunes qui consomment leur contenu chaque jour.
Des jeunes hommes et des jeunes femmes les écoutent.
Ils apprennent à quoi un corps « en santé » est supposé ressembler.
Ils apprennent aussi comment ils devraient se sentir par rapport à eux-mêmes lorsqu’ils ne ressemblent pas à cet idéal.
Nous devrions être très prudents avant d’enseigner aux jeunes que l’humiliation constitue un conseil de santé.
Aider les gens à améliorer leur santé en vaut absolument la peine.
Leur faire honte jusqu’à ce qu’ils le fassent, non.
« Mangez moins, bougez plus » est un très mauvais conseil de santé.
💚 Dr Jules
Joint international consensus statement for ending stigma of obesity. Nature Medicine. 2020. Rubino F, Puhl RM, Cummings DE, et al.
Pervasiveness, Impact and Implications of Weight Stigma. EClinicalMedicine. 2022. Brown A, Flint SW, Batterham RL.
The Health Stigma and Discrimination Framework: a global, crosscutting framework to inform research, intervention development, and policy on health-related stigmas. BMC Medicine. 2019. Stangl AL, Earnshaw VA, Logie CH, et al.
Impact of weight stigma on physiological and psychological health outcomes for overweight and obese adults: A systematic review. Journal of Advanced Nursing. 2018. Wu YK, Berry DC.
Weight Stigma and Weight-Related Health: Associations of Self-Report Measures Among Adults in Weight Management. Annals of Behavioral Medicine : A Publication of the Society of Behavioral Medicine. 2020. Pearl RL, Puhl RM, Himmelstein MS, Pinto AM, Foster GD.