Dr. Jules Cormier

Dr. Jules Cormier MD, FCFP, DipABLM, evidence-based lifestyle medicine expert and 3-time world ninja championships athlete. My goal is to educate, to entertain and to inspire.
(3)

I recently came across a video from a wellness influencer that, to me, captured so much of what is wrong with parts of t...
09/02/2026

I recently came across a video from a wellness influencer that, to me, captured so much of what is wrong with parts of the online wellness community.

This was his message (Français ci-bas):

“What do you mean you’re 20 to 35 years old and you’re fat and out of shape? That s**t is embarrassing. You need to grow up.”

He went on to say that if you’re carrying 25, 40, or 100 pounds of excess body fat and aren’t actively doing something about it, there is “literally zero excuse.”

I despise this type of content. Not because I think obesity should be ignored.

Not because I think exercise, nutrition, sleep, and other healthy behaviors don’t matter.

They absolutely do. I despise it because shame is a terrible foundation on which to build health.

If the reason you walk into a gym is because someone convinced you that your body is embarrassing, losing weight doesn’t necessarily make that shame disappear.

You can become leaner and still hate your body.

You can improve your blood pressure and still feel inadequate.

You can achieve the physique you once wanted and still believe you aren’t good enough.

Health is more complex than a number on a scale or a body fat percentage. And people are more complex than their bodies.

Every day, I see patients living with cancer, rheumatoid arthritis, lupus, Crohn’s disease, ulcerative colitis, depression, anxiety, chronic pain, disability, financial stress, caregiving responsibilities, and countless other challenges.

Many of them are fighting battles that nobody around them can see.

They still go to work, take care of their children, care for aging parents and worry about paying their bills.

They smile at the cashier at the grocery store while their lives may be falling apart behind the scenes.

For some people, getting a six-pack simply isn’t their biggest priority right now.

And that doesn’t make them lazy.
It doesn’t make them weak. And it certainly doesn’t make them an embarrassment.

It does make the person spewing nonsense quite immature, inconsiderate and insensitive to the complexities of obesity.

Some of you may think that “tough love” helps motivate people on their weight loss journey.

It doesn’t. We have a ton of research on weight stigma.

Weight stigma and discrimination don’t appear to be effective strategies for producing healthier behaviors or sustainable weight loss.

In fact, research has associated weight stigma with psychological distress, disordered eating, avoidance of physical activity, poorer healthcare experiences, and, in some studies, greater weight gain over time.

Shame isn’t evidence-based obesity treatment.

Effective obesity care is usually much less exciting than an angry social media reel.

It can involve nutrition, physical activity, sleep and stress management, behavioural strategies, addressing social and environmental barriers, psychological support when appropriate as well as medications when indicated and bariatric surgery for appropriate patients.

You can encourage someone to change without humiliating them.

You can discuss obesity honestly without reducing someone's worth to their body fat percentage.

You can encourage exercise without making someone hate the body they are exercising in.

You can care about metabolic health while recognizing that health exists within the realities of people's lives.

And yes, sometimes people say what we need is more “tough love.”

But cruelty and accountability are not the same thing.

You can hold someone accountable while supporting them.

You can challenge someone while respecting them.

You can encourage change while acknowledging how difficult change can be.

What concerns me most is that some of these wellness influencers have become powerful voices for a generation of young people who consume their content every day.

Young men and women are listening. They’re learning what a “healthy” body supposedly looks like.

They’re learning how they should feel about themselves when they don’t look that way.

We should be very careful about teaching them that humiliation is health advice.

Helping people become healthier is absolutely worthwhile.

Making people feel ashamed of themselves until they do it is not.

Eat less, move more is terrible health advice.

💚 Dr. Jules

Je suis récemment tombé sur une vidéo d’un influenceur dans le domaine du bien-être qui, à mes yeux, résumait une grande partie de ce qui ne va pas dans certains recoins de l’univers du bien-être en ligne.

Voici ce qu’il disait :

« Comment ça, tu as entre 20 et 35 ans et tu es gros et en mauvaise forme? C’est gênant. Il faut que tu grandisses. »

Il a poursuivi en affirmant que si vous avez 25, 40 ou 100 livres de graisse corporelle en trop et que vous ne faites rien activement pour y remédier, il n’y a « littéralement aucune excuse ».

Je déteste ce genre de contenu.

Pas parce que je pense qu’on devrait ignorer l’obésité.

Pas parce que je pense que l’activité physique, la nutrition, le sommeil et les autres habitudes de vie saines n’ont pas d’importance.

Elles en ont énormément.

Je déteste ce genre de contenu parce que la honte est une très mauvaise fondation sur laquelle bâtir sa santé.

Si vous entrez dans un gym parce que quelqu’un vous a convaincu que votre corps est embarrassant, perdre du poids ne fera pas nécessairement disparaître cette honte.

Vous pouvez devenir plus mince et continuer à détester votre corps.

Vous pouvez améliorer votre pression artérielle et continuer à vous sentir inadéquat.

Vous pouvez atteindre le physique dont vous rêviez et continuer à croire que vous n’êtes pas assez bon.

La santé est beaucoup plus complexe qu’un chiffre sur une balance ou qu’un pourcentage de graisse corporelle. Et les gens sont beaucoup plus complexes que leur corps.

Chaque jour, je vois des patients qui vivent avec un cancer, de la polyarthrite rhumatoïde, un lupus, la maladie de Crohn, une colite ulcéreuse, une dépression, de l’anxiété, de la douleur chronique, un handicap, du stress financier, des responsabilités de proche aidant et une foule d’autres défis.

Plusieurs d’entre eux mènent des combats que personne autour d’eux ne peut voir.

Ils continuent d’aller travailler, de prendre soin de leurs enfants, de s’occuper de leurs parents vieillissants et de se demander comment ils vont payer leurs factures.

Ils sourient à la caissière à l’épicerie alors que, derrière ce sourire, leur vie est peut-être en train de s’écrouler.

Pour certaines personnes, avoir des abdominaux bien définis n’est tout simplement pas leur plus grande priorité en ce moment.

Et ça ne fait pas d’eux des paresseux.

Ça ne fait pas d’eux des faibles.

Et ça ne fait certainement pas d’eux une honte.

Par contre, ça démontre beaucoup d’immaturité, d’insensibilité et un manque flagrant de compréhension de la complexité de l’obésité chez la personne qui tient ce genre de discours.

Certains d’entre vous pensent peut-être que le « tough love », cette approche dure qui prétend motiver par la confrontation, aide les gens dans leur parcours de perte de poids.

Ce n’est pas ce que montrent les données.

Nous avons énormément de recherches sur la stigmatisation liée au poids.

La stigmatisation et la discrimination liées au poids ne semblent pas être des stratégies efficaces pour favoriser des comportements plus sains ou une perte de poids durable.

Au contraire, la recherche les associe à de la détresse psychologique, des comportements alimentaires désordonnés, l’évitement de l’activité physique, de moins bonnes expériences dans le système de santé et, dans certaines études, une prise de poids plus importante au fil du temps.

Faire honte aux gens n’est pas un traitement de l’obésité fondé sur les données probantes.

Les traitements efficaces de l’obésité sont généralement beaucoup moins spectaculaires qu’une vidéo agressive sur les réseaux sociaux.

Ils peuvent inclure la nutrition, l’activité physique, le sommeil, la gestion du stress, des stratégies comportementales, la prise en compte des obstacles sociaux et environnementaux, du soutien psychologique lorsque nécessaire, ainsi que des médicaments lorsque ceux-ci sont indiqués et la chirurgie bariatrique chez les patients pour qui elle est appropriée.

Vous pouvez encourager quelqu’un à changer sans l’humilier.

Vous pouvez parler honnêtement de l’obésité sans réduire la valeur d’une personne à son pourcentage de graisse corporelle.

Vous pouvez encourager quelqu’un à bouger sans lui apprendre à détester le corps avec lequel il fait de l’exercice.

Vous pouvez vous préoccuper de la santé métabolique tout en reconnaissant que la santé existe dans la réalité parfois complexe de la vie des gens.

Et oui, certains diront que ce dont les gens ont besoin, c’est de plus de « tough love ».

Mais la cruauté et la responsabilisation ne sont pas la même chose.

Vous pouvez responsabiliser quelqu’un tout en le soutenant.

Vous pouvez pousser quelqu’un à se dépasser tout en le respectant.

Vous pouvez encourager le changement tout en reconnaissant à quel point changer peut être difficile.

Ce qui me préoccupe le plus, c’est que certains de ces influenceurs du bien-être sont devenus des voix puissantes auprès d’une génération de jeunes qui consomment leur contenu chaque jour.

Des jeunes hommes et des jeunes femmes les écoutent.

Ils apprennent à quoi un corps « en santé » est supposé ressembler.

Ils apprennent aussi comment ils devraient se sentir par rapport à eux-mêmes lorsqu’ils ne ressemblent pas à cet idéal.

Nous devrions être très prudents avant d’enseigner aux jeunes que l’humiliation constitue un conseil de santé.

Aider les gens à améliorer leur santé en vaut absolument la peine.

Leur faire honte jusqu’à ce qu’ils le fassent, non.

« Mangez moins, bougez plus » est un très mauvais conseil de santé.

💚 Dr Jules

Joint international consensus statement for ending stigma of obesity. Nature Medicine. 2020. Rubino F, Puhl RM, Cummings DE, et al.

Pervasiveness, Impact and Implications of Weight Stigma. EClinicalMedicine. 2022. Brown A, Flint SW, Batterham RL.

The Health Stigma and Discrimination Framework: a global, crosscutting framework to inform research, intervention development, and policy on health-related stigmas. BMC Medicine. 2019. Stangl AL, Earnshaw VA, Logie CH, et al.

Impact of weight stigma on physiological and psychological health outcomes for overweight and obese adults: A systematic review. Journal of Advanced Nursing. 2018. Wu YK, Berry DC.

Weight Stigma and Weight-Related Health: Associations of Self-Report Measures Among Adults in Weight Management. Annals of Behavioral Medicine : A Publication of the Society of Behavioral Medicine. 2020. Pearl RL, Puhl RM, Himmelstein MS, Pinto AM, Foster GD.

Même que certains sujets sont sensibles, ça veut pas dire qu’il faut pas en parler. Ce matin, j’ai eu le privilège de di...
09/01/2026

Même que certains sujets sont sensibles, ça veut pas dire qu’il faut pas en parler.

Ce matin, j’ai eu le privilège de discuter avec plusieurs enseignants de la région qui accompagneront nos jeunes au cours de la prochaine année scolaire.

Comme je l’ai déjà mentionné sur cette page, mes enseignants du secondaire ont joué un rôle immense dans ma vie.

Ils ont été des modèles, des mentors, des guides et, à certains moments, presque des parents substituts.

Ils ont contribué à façonner la personne que je suis aujourd’hui.

L’enseignement, tout comme les professions de la santé, fait partie des milieux où l’épuisement professionnel représente un enjeu important.

Les exigences sont élevées, les ressources sont parfois limitées et la charge émotionnelle peut être considérable.

J’ai donc eu la chance ce matin de donner une présentation consacrée à l’épuisement professionnel et à la résilience chez les enseignants.

Comme médecin qui enseigne la médecine et qui a lui-même traversé une période d’épuisement professionnel, le sujet me tient particulièrement à cœur.

Nous avons parlé des signes à reconnaître, comme l’épuisement émotionnel, le cynisme ou la dépersonnalisation et la diminution du sentiment d’accomplissement.

Mais surtout, nous avons parlé de solutions concrètes.

Parce que la résilience ne signifie pas simplement apprendre à tolérer davantage.

Nous devons agir sur les deux côtés de l’équation.

Sur le plan individuel, nous pouvons protéger notre sommeil, notre activité physique, nos relations sociales, notre récupération et notre santé mentale.

Sur le plan collectif, nous devons aussi nous questionner sur la charge de travail, les attentes, les ressources disponibles, le soutien entre collègues et la culture de nos milieux.

Notre culture valorise encore trop souvent le fait de continuer malgré l’épuisement. Plusieurs personnes finissent alors par souffrir en silence et hésitent à demander de l’aide.

Une carrière en enseignement peut comporter un manque de ressources, des attentes élevées et de nombreuses responsabilités qui dépassent largement l’enseignement en classe.

Vous êtes enseignants, mais vous devenez aussi parfois coachs, mentors, confidents, superviseurs et guides.

Aujourd’hui, nous avons donc parlé de médecine du mode de vie et de la façon dont nous pouvons développer notre propre résilience, mais aussi contribuer à créer des milieux de travail qui la favorisent.

Et pour créer une culture plus saine, il faut parfois simplement qu’une personne décide de commencer quelque chose.

Aux enseignants, merci pour tout ce que vous donnez à nos jeunes.

J’ai énormément de respect pour votre profession. Mes propres enseignants ont joué un rôle déterminant dans mon développement personnel et professionnel.

Je ne pourrai jamais les remercier assez.

Bonne rentrée!

💚 Dr. Jules

This morning, I had the privilege of speaking with several teachers from our region who will be supporting and educating our young people throughout the upcoming school year.

As I have mentioned before on this page, my high school teachers played an enormous role in my life. They were role models, mentors, guides and, at times, almost surrogate parents. They helped shape the person I am today.

Teaching, much like working in healthcare, is a profession where burnout is an important concern. The demands are high, resources can be limited, and the emotional burden can be significant.

This morning, I had the opportunity to give a presentation specifically focused on burnout and resilience among teachers.

As a physician who teaches medicine and who has personally experienced burnout, this is a topic that means a great deal to me.

We discussed signs to recognize, including emotional exhaustion, cynicism or depersonalization, and a reduced sense of personal accomplishment. More importantly, we talked about practical solutions.

Because resilience does not simply mean learning to tolerate more.

We need to address both sides of the equation.

At the individual level, we can protect our sleep, physical activity, social connections, recovery and mental health.

At the collective level, we also need to examine workload, expectations, available resources, support between colleagues and the culture within our workplaces.

Our culture still too often celebrates pushing through exhaustion. As a result, many people end up struggling in silence and hesitate to ask for help.

A career in education can involve limited resources, high expectations and many responsibilities that extend far beyond teaching in the classroom.

You are teachers, but you also become coaches, mentors, confidants, supervisors and guides.

Today, we talked about lifestyle medicine and how we can build our own resilience, while also helping create workplaces that support it.

And sometimes, creating a healthier culture simply starts with one person deciding to do something differently.

To all teachers, thank you for everything you give to our young people.

I have tremendous respect for your profession. My own teachers played a defining role in my personal and professional development.

I will never be able to thank them enough.

💚 Dr. Jules

École Louis-J.-Robichaud

BIG NEWS!With my book The Preventables coming out on November 28th, my podcast is evolving too.After 3 years, 130+ episo...
08/31/2026

BIG NEWS!

With my book The Preventables coming out on November 28th, my podcast is evolving too.

After 3 years, 130+ episodes and 110,000+ downloads, we’ve grown from mostly nutrition to conversations about lifestyle medicine, prevention, sleep, exercise, stress, social connection and the science of better health.

For Season 4, coming out in January 2027, The Dr. Jules Plant-Based Podcast becomes:

THE PREVENTABLES!

Episodes are in French and English, usually 20 to 30 minutes, perfect for a workout or a commute to work!

Link in my bio. Let me know if you’re already a listener!

GRANDE NOUVELLE!

Avec la sortie de mon livre The Preventables, le 28 novembre, mon podcast évolue lui aussi.

Après 3 ans, plus de 130 épisodes et 110 000 téléchargements, le contenu est passé principalement de la nutrition à des discussions sur la médecine du mode de vie, la prévention, le sommeil, l’activité physique, le stress, les liens sociaux et la science de la santé.

Pour la saison 4 qui sortira en janvier 2027, The Dr. Jules Plant-Based Podcast devient :

THE PREVENTABLES!

Les épisodes sont en français et en anglais et durent généralement de 20 à 30 minutes, parfait pour un workout un la drive au travail!

Lien dans ma bio. Dites-moi si vous faites déjà partie des auditeurs!

Médecins NB Docs The Dr. Jules Plant-Based Podcast Jules Cormier, MD, CCFP, DipABLM

Claire Johnson
Susan Holt
Dr. Jules Cormier
Médecins NB Docs
The Dr. Jules Plant-Based Podcast

Le Nouveau-Brunswick vient d’annoncer d’importantes nouvelles restrictions concernant les téléphones cellulaires, les ap...
08/30/2026

Le Nouveau-Brunswick vient d’annoncer d’importantes nouvelles restrictions concernant les téléphones cellulaires, les appareils mobiles personnels et les médias sociaux dans les écoles.

Et disons que les commentaires étaient intéressants.

Certaines personnes adorent la décision.

D’autres semblent penser qu’on porte atteinte à un droit fondamental en demandant à un enfant de 10 ans de passer sa journée d’école sans avoir un accès immédiat à un téléphone cellulaire.

Pour mettre les choses en contexte, j’ai eu mon premier téléphone cellulaire à 27 ans.

Et je l’ai eu uniquement parce que j’étais médecin de garde et que je devais pouvoir être rejoint rapidement par l’hôpital.

D’une façon ou d’une autre, j’ai survécu à mon enfance. Mais mon expérience personnelle n’est pas pertinente.

Votre opinion n’est pas pertinente. L’opinion du gouvernement n’est pas pertinente.

Parce que ce qui est intéressant, c’est que nous avons des données.

Et les données nous racontent une histoire beaucoup plus nuancée que ce qu’on retrouve d’un côté ou de l’autre dans la section des commentaires sur Facebook.

À compter de septembre, les élèves du Nouveau-Brunswick, de la maternelle à la 8e année, ne seront pas autorisés à utiliser des appareils mobiles personnels pendant la journée scolaire, y compris pendant les récréations et l’heure du dîner.

Pour les élèves de la 9e à la 12e année, des restrictions similaires entreront en vigueur en février 2027.

Les médias sociaux seront également bloqués sur les réseaux et les appareils des écoles.

Des exemptions appropriées sont prévues pour les besoins médicaux, d’accessibilité, de communication et d’accommodement.

Alors, est-ce que ce sera bénéfique pour les jeunes?

Très probablement, oui.

Mais probablement pas pour toutes les raisons que les gens pensent.

1. Les téléphones sont une source de distraction.

C’est probablement l’élément le plus facile à défendre.

Un téléphone intelligent donne à un enfant un accès immédiat aux messages, aux notifications, aux vidéos, aux jeux, aux médias sociaux et à un flot presque infini de stimulation.

Même lorsqu’il est censé apprendre.

Les recherches montrent de façon assez constante que l’utilisation récréative des téléphones intelligents et des médias sociaux sans lien avec les tâches scolaires est associée à de moins bons résultats scolaires.

Retirer cette source de distraction pendant les cours constitue donc une intervention éducative tout à fait raisonnable.

Une école n’a pas besoin de démontrer que les téléphones causent la dépression pour décider qu’ils nuisent à l’apprentissage.

Réduire les distractions est un objectif légitime en soi.

2. Mais interdire les téléphones améliorera-t-il automatiquement les résultats scolaires?

C’est ici que les données deviennent plus complexes.

Certaines études ont observé une amélioration des résultats scolaires après l’adoption de restrictions concernant les téléphones à l’école.

D’autres ont observé peu ou pas d’amélioration mesurable.

Une r***e systématique publiée en 2025 a constaté que l’utilisation récréative des téléphones intelligents et des médias sociaux sans lien avec les tâches scolaires était associée à de moins bons résultats scolaires dans la majorité des études examinées.

Mais une association entre l’utilisation du téléphone et les résultats scolaires ne signifie pas nécessairement que l’interdiction des téléphones améliorera considérablement les notes.

Ce sont deux questions différentes, celle de l’exposition et celle de l’intervention.

Nous avons de bonnes raisons de réduire les distractions en classe.

Nous avons beaucoup moins de certitude quant à l’ampleur de l’amélioration des résultats scolaires qui en découlera.

3. Et la santé mentale?

C’est probablement la distinction la plus importante.

Une utilisation globale plus élevée des téléphones intelligents et des médias sociaux a été associée à plusieurs reprises à de moins bons indicateurs de santé mentale et de bien-être chez les jeunes.

Mais cela ne signifie PAS que le simple fait de retirer les téléphones pendant les heures de classe améliorera automatiquement leur santé mentale.

L’une des meilleures études dont nous disposons jusqu’à présent est l’étude SMART Schools réalisée en Angleterre.

Les chercheurs ont comparé des adolescents fréquentant des écoles ayant des politiques restrictives concernant les téléphones à des adolescents fréquentant des écoles ayant des politiques plus permissives.

Les politiques restrictives ont effectivement réduit l’utilisation des téléphones et des médias sociaux pendant les heures de classe.

Mais les chercheurs n’ont pas observé de différences significatives sur le plan du bien-être mental, de l’anxiété, de la dépression, du sommeil, de l’activité physique, des résultats scolaires ou de l’utilisation problématique des médias sociaux.

Pourquoi?

Une explication probable est extrêmement importante pour les parents.

Les restrictions ont réduit l’utilisation du téléphone à l’école.

Elles n’ont PAS réduit de façon significative l’utilisation totale des téléphones et des médias sociaux au cours de la journée.

Autrement dit, si votre enfant passe moins de temps sur son téléphone entre 9 h et 15 h, mais compense en y passant plusieurs heures après l’école, nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’une politique scolaire sur les téléphones améliore à elle seule sa santé mentale de façon importante.

4. C’est pourquoi les parents ont encore un rôle énorme à jouer.

Les écoles peuvent contrôler ce qui se passe à l’école.

Elles ne peuvent pas contrôler ce qui se passe entre 15 h et l’heure du coucher.

Une école peut retirer les téléphones des salles de classe.

Elle ne peut pas décider si votre enfant passe quatre heures sur TikTok le soir.

Elle ne peut pas décider si le téléphone dort à côté du lit de votre enfant.

Elle ne peut pas décider si des notifications le réveillent pendant la nuit.

Elle ne peut pas décider si les repas familiaux se déroulent autour d’une table ou autour de quatre écrans différents.

Et tout cela pourrait finalement avoir plus d’importance pour la santé mentale que la politique scolaire elle-même.

5. Nous devons aussi arrêter de considérer tout le « temps d’écran » comme étant équivalent.

Trente minutes passées à rédiger un travail sur un ordinateur portable ne sont pas équivalentes à trente minutes passées à faire défiler les médias sociaux.

Faire un appel vidéo avec un grand-parent n’est pas la même chose que regarder des vidéos de courte durée pendant une heure.

Utiliser la technologie pour apprendre n’est pas équivalent au fait de vérifier compulsivement ses notifications.

Le contexte, le contenu et le moment d’utilisation comptent. Ce que l’écran remplace compte également. Et l’exposition totale compte.

C’est pourquoi j’aime un aspect important de l’approche du Nouveau-Brunswick.

La technologie ne disparaît pas des écoles.

Les élèves pourront toujours utiliser des outils numériques appropriés à des fins éducatives.

L’objectif semble être de distinguer la technologie qui soutient l’apprentissage de celle qui lui fait concurrence.

6. Il pourrait aussi y avoir des bénéfices qui sont difficiles à mesurer sur un bulletin scolaire.

Lorsque les téléphones disparaissent pendant le dîner et les récréations, quelque chose d’autre doit occuper cet espace.

Les jeunes parlent, jouent et bougent. Ils s’ennuient, puis trouvent quoi faire avec cet ennui, ce qui les amène souvent à réfléchir de façon créative et à utiliser leur imagination.

Regarder quelqu’un dans les yeux et apprendre à gérer une interaction sociale un peu inconfortable plutôt que de se réfugier derrière un écran fait partie intégrante du développement social à l’école.

Mais rien de tout cela ne garantit une meilleure santé mentale si les parents permettent ensuite un accès illimité aux écrans dès que les enfants rentrent à la maison.

Créer davantage d’occasions d’interactions en personne, de mouvement, d’attention et d’engagement demeure néanmoins un objectif tout à fait raisonnable dans un environnement scolaire.

Et surtout, la littérature scientifique actuelle sur les restrictions des téléphones à l’école continue d’évoluer.

La plupart des études sont observationnelles et les politiques varient considérablement d’une école et d’un pays à l’autre. Les périodes de suivi sont souvent courtes et le degré de respect des politiques varie.

Nous devons donc être prudents avant d’affirmer que les interdictions de téléphones ont déjà démontré qu’elles préviennent la dépression, améliorent les résultats scolaires, mettent fin à l’intimidation ou transforment la santé mentale des jeunes. Ce n’est pas le cas.

Mais l’absence de preuve d’un bénéfice important ne signifie pas que retirer une source de distraction inutile des salles de classe est une mauvaise idée.

7. Alors, qu’est-ce que les données soutiennent réellement?

Voici où je pense que nous pouvons nous situer.

Les restrictions concernant les téléphones à l’école réduisent de façon fiable leur utilisation pendant les heures de classe.

Réduire les distractions numériques sans lien avec les tâches scolaires constitue un objectif éducatif raisonnable.

Certaines études suggèrent des bénéfices sur le plan scolaire, tandis que d’autres montrent peu ou pas de changement mesurable.

Les données actuelles ne démontrent PAS que les interdictions de téléphones à l’école améliorent à elles seules, de façon fiable, la santé mentale des adolescents.

L’exposition globale aux téléphones intelligents et aux médias sociaux semble beaucoup plus pertinente pour le bien-être que l’exposition pendant les heures de classe seulement.

Les jeunes pourraient compenser la diminution de l’utilisation à l’école en augmentant leur utilisation après les heures de classe. Ce n’est pas souhaitable.

Les politiques scolaires seront donc probablement plus efficaces lorsque les familles établissent également des limites saines concernant la technologie à la maison.

Nous ne pouvons pas demander aux enseignants de régler un environnement numérique qui existe 24 heures sur 24 pendant les six heures que les jeunes passent à l’école.

C’est un partenariat.

Les écoles peuvent créer des environnements où les enfants peuvent apprendre sans avoir constamment dans leur poche un appareil de divertissement et de médias sociaux.

Les parents peuvent créer des environnements où les téléphones ne remplacent pas le sommeil, l’activité physique, les devoirs, le temps passé dehors, les repas en famille, les loisirs et les relations en personne.

Et nos enfants peuvent progressivement apprendre à utiliser une technologie extrêmement puissante sans permettre à cette technologie d’occuper chaque minute disponible de leur attention.

Alors oui, j’appuie la décision du Nouveau-Brunswick.

Pas parce que je pense que les téléphones cellulaires sont mauvais en soi.

Pas parce que j’ai grandi sans téléphone.

Et pas parce que toutes les études montrent que l’interdiction des téléphones améliore comme par magie la santé mentale des jeunes. Ce n’est pas le cas.

Je l’appuie parce que demander aux enfants de passer leur journée d’école à apprendre, interagir, jouer et socialiser sans avoir un accès illimité à un téléphone intelligent personnel constitue une limite raisonnable.

Les écoles ont toujours créé des environnements conçus pour favoriser l’apprentissage.

En 2026, gérer les distractions numériques fait simplement partie de cette responsabilité.

Mais si nous nous soucions réellement de la santé mentale de nos enfants, la conversation ne peut pas s’arrêter lorsque la cloche sonne à la fin de la journée.

L’école peut mettre le téléphone de côté pendant six heures. Ce qui se passe pendant le reste de la journée dépend en grande partie de nous.

💚 Dr. Jules

Goodyear VA, Randhawa A, Adab P, et al. School phone policies and their association with mental wellbeing, phone use, and social media use (SMART Schools): a cross-sectional observational study. The Lancet Regional Health Europe. 2025.

Wood G, Goodyear V, Adab P, et al. Smartphones, Social Media and Adolescent Mental Well-Being: The Impact of School Policies Restricting dayTime Use. BMJ Open. 2023.

King DL, Radunz M, Galanis CR, Quinney B, Wade T. “Phones Off While School’s On”: Evaluating Problematic Phone Use and the Social, Wellbeing, and Academic Effects of Banning Phones in Schools. Journal of Behavioral Addictions. 2024.

Munzer T, Milkovich LM, Madigan S, et al. Digital Ecosystems, Children, and Adolescents: Technical Report. Pediatrics. 2026.

Collis A, Eggers F. Effects of Restricting Social Media Usage on Wellbeing and Performance: A Randomized Control Trial Among Students. PLOS ONE. 2021.

Pyhältö K, Rekola H, Salovuori S, Kosola S, Anttila H. The Relationship Between Academic Achievement and Off-Task Social Media and Smartphone Usage: Evidence From a Systematic Literature Review. Acta Psychologica. 2025.

Yang YT, Leslie TF, Delamater PL. US State Laws and Policies Regulating Cellphone Use in K-12 Public Schools. JAMA Pediatrics. 2026.

Address

185 Acadie Avenue
Dieppe, NB
E1A1G6

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Dr. Jules Cormier posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Business

Send a message to Dr. Jules Cormier:

Shortcuts

Share