05/12/2026
Ce n’est pas normal qu’un homme reconnu coupable de violence conjugale ( jusqu’à l’étranglement ) puisse éviter un casier judiciaire pour protéger sa carrière, ses contrats ou son statut. Ce n’est pas normal que l’on juge plus important de préserver la « productivité » d’un agresseur que de rendre justice aux femmes qui subissent ces violences.
Quand un tribunal accorde une absolution conditionnelle dans de tels contextes, il envoie un message dangereux : la violence envers les femmes serait négociable, excusable, voire secondaire face aux impératifs économiques.
Comment peut-on prétendre vouloir protéger les femmes , et ce, notamment à travers des initiatives comme la Loi Gabie Renaud, si dans les faits, on efface les traces judiciaires des agresseurs? Sans casier, sans signalement, sans transparence, comment les femmes peuvent-elles être informées, se protéger, ou faire des choix éclairés?
On ne peut pas continuer à fonctionner en silo, avec des mesures incohérentes qui se contredisent. D’un côté, on reconnaît l’ampleur de la violence conjugale. De l’autre, on en minimise les conséquences judiciaires.
La réalité est brutale : la violence augmente, mais les conséquences diminuent au nom de l’argent, au nom de la carrière, au nom d’un système où capitalisme et patriarcat se renforcent mutuellement.
La justice doit être cohérente, crédible et centrée sur la sécurité des victimes pas sur la protection des privilèges des agresseurs.