02/07/2026
La semaine passée, Tristan a fait une commotion.
Pas d’écran.
Pas de sport.
Beaucoup d’ennui.
Et beaucoup de “Maman ?”
Je me sentais déjà à bout.
Et pour lui, ce n’était jamais assez.
L’impatience montait.
Avant, j’aurais été dépourvue.
J’aurais cherché quoi faire.
J’aurais peut-être explosé.
Ou j’aurais juste subi en me disant que c’était trop.
Mais là, je me suis arrêtée.
On a pris mon cartable.
On a fait un peu de kiné ensemble.
Ce qui est sorti m’a touchée.
Il croyait qu’une maman devait toujours être douce.
Toujours gentille.
Comme dans les films.
Et quand je répondais “à la vraie moi”, parfaitement imparfaite,
il pouvait penser que je l’aimais moins.
Ce qui le rendait toujours plus demandant.
Alors je lui ai dit :
Même quand je suis impatiente.
Même quand je n’ai pas envie.
Meme quand je te parle plus fort.
Je t’aime.
Je suis une humaine.
Pas une maman parfaite.
On a ri.
Et depuis, c’est plus léger.
Ce qui me rend fière,
C’est d’avoir permis à mon fils d’avoir une voix.
De ne pas minimiser ce qu’il vivait.
De le voir capable, à 8 ans, de nommer ses propres réponses.
Voir la magie opérer comme ça… c’est précieux et plus accessible qu’on pense.
Avant, les situations décidaient de mon état intérieur.
Aujourd’hui, je sais revenir à moi.
À quel moment toi, tu te sens surstimulée par tes enfants ?