10/15/2026
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𝗟𝗲 𝟭𝟱 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲, 𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗱𝗲𝘂𝗶𝗹 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗻𝗮𝘁𝗮𝗹. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝟭𝟲 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲, 𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲-𝘁-𝗶𝗹 ?
Aujourd'hui, on va partager des chiffres, allumer des bougies, publier des rubans et rappeler que des milliers de bébés meurent chaque année.
Et c'est important, mais ce n'est plus suffisant.
Parce qu'en 2026, des parents découvrent encore le deuil périnatal au moment même où ils perdent leur bébé.
Et après le choc, ils découvrent qu'il faudra aussi se battre pour être entendus, trouver du soutien, expliquer à leur entourage que non, « en refaire un » ne réparera rien. Rappeler que leur bébé avait un prénom, une histoire et qu'il garde sa place dans leur famille.
On parle beaucoup de briser le tabou, alors brisons-le vraiment !
Formons davantage les professionnels, pas seulement à accompagner la perte, mais aussi tout ce qui vient après.
Donnons aux parents des ressources sans les laisser les chercher seuls.
Parlons aussi des pères et des coparents, dont la douleur reste trop souvent invisible.
Arrêtons de hiérarchiser les deuils selon le terme de la grossesse.
Arrêtons de croire qu'une nouvelle grossesse efface celle qui s'est terminée.
Et surtout, arrêtons de faire du deuil périnatal un sujet dont on se souvient une fois par an.
Parce que derrière les chiffres, il y a des bébés, des familles dont la vie a basculé, à tout jamais.
Le 15 octobre ne devrait pas être une parenthèse annuelle où l'on parle du deuil périnatal avant de refermer le sujet jusqu'à l'année suivante.
Aujourd'hui, nous savons.
Nous savons que ces familles existent, qu'elles sont encore trop souvent seules, que certaines paroles blessent et que l'accompagnement reste inégal.
Alors il est temps d'aller au-delà de la sensibilisation !
Il faut former, informer, accompagner, écouter, reconnaître.
Et arrêter aussi de demander aux parents endeuillés d'adoucir leur douleur pour qu'elle soit plus facile à entendre.
Parce qu'un tabou qu'on dénonce tous les ans, mais qu'on laisse intact le reste du temps, reste un tabou.
𝗘𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗹𝗹𝗼𝗶𝗿 𝘀𝗲 𝗯𝗮𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗯𝗲́𝗯𝗲́𝘀 𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱'𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲́.
Christelle — Il était une fois au ciel 💫