07/08/2026
De plus en plus d'ostéopathes s'intéressent au relâchement myofascial et choisissent de se former à cette approche.
Mais les ostéopathes travaillent déjà beaucoup les fascias, cela fait partie de leur formation. On me demande donc souvent quelle est la différence entre les techniques fasciales enseignées en ostéopathie et l'approche John F. Barnes en relâchement myofascial.
Car bien qu'elles s'intéressent toutes deux au fascia, l'intention et la manière de travailler sont plutôt différentes.
En ostéopathie, le fascia est généralement abordé comme l'un des nombreux tissus du corps. Le thérapeute adapte son toucher selon qu'il souhaite travailler un muscle, une articulation, un os ou le fascia.
Dans l’approche John F. Barnes, le fascia est plutôt vu comme un organe global et continu, à travers lequel on peut rejoindre l’ensemble des structures du corps. La pression ne change pas parce qu’on change notre cible, mais parce que la restriction peut se trouver plus en surface ou plus en profondeur.
Une autre différence importante concerne la profondeur du relâchement.
En ostéopathie, le travail fascial cible surtout la composante élastique du fascia, plus mobile et plus réactive. En relâchement myofascial, même si le toucher demeure doux, on apprend à aller un peu plus loin : vers le collagène et la substance fondamentale. Les mouvements sont donc moins rapides, en général plus profonds, et surtout maintenus beaucoup plus longtemps.
Enfin, dans l’approche John F. Barnes, lorsque le tissu relâche, on ne passe pas tout de suite à une autre zone. On attend. C’est souvent dans ce temps d’attente que le relâchement devient plus profond, et qu’on peut rejoindre non seulement la partie élastique du fascia, mais aussi sa partie fluide et collagénique.
Bon, c'est très technique tout ça. Mais dans les faits, c'est en essayant ce type de toucher, autant en le pratiquant qu'en le recevant, qu'on ressent vraiment la différence.
Si vous êtes ostéopathe, je vous encourage sincèrement à venir découvrir cette approche.