09/12/2026
UN AUTRE ÉPISODE DE MA VIE D'EXPAT
y a pire environnement pour prendre un café matinal. 😍
La vie d'expat comporte beaucoup de choix et de compromis. Il y a toujours des aspects de chaque pays qu'on apprécie mais aussi, d'autres qui nous manquent horriblement!
Du Canada, il me manque mon fils et tous mes amis, la langue, la diversité culturelle, les festivals et les beaux paysages. Je ne m'ennuie pas de la bureaucratie, du taxage abusif, de la politique, du wokisme et du manque de co****es d'une grande partie de la population.
De la République Dominicaine, je m'ennuie de mes amies, de ma masso, évidemment de mes plages, de pouvoir aller partout à pieds et de la musique. Je récupère à peine de l'épuisement nerveux causé par le chaos, l'hypervigilance constante, les pannes de tout. Le manque d'accès facile aux biens et services était aussi lourd après 5 ans.
Au Mexique, j'apprécie surtout le côté paisible, le sentiment de sécurité, la gentillesse des gens, la beauté et la propreté, l'accès à tout, la possibilité de découvrir de nouveaux endroits et la facilité de me rendre au Québec ou ailleurs. Il y a aussi beaucoup de possibilités professionnelles si j'acquiers ma résidence. Mon principal défi est la solitude et l'isolement. La situation des sargasses m'a aussi beaucoup pénalisée en termes de j***r des plages (facteur essentiel pour moi) et au niveau de l'immobilier. Il y a aussi le coût de la vie qui est cher à Tulum. Ca demeure un magnifique endroit mais peut-être pas pour une femme seule.
Les prochains mois et l'évolution de la situation des sargasses et de l'immobilier seront déterminants pour moi et pour la suite. C'est difficile et inconfortable l'incertitude mais au fond, sait-on vraiment jamais de quoi demain sera fait?
Choisir un pays ca ressemble beaucoup à choisir un partenaire de vie. Aucun n'est parfait et on ne pourra jamais tous les essayer. Il faut juste choisir celui dont les points positifs nous conviennent suffisamment pour pouvoir supporter les défauts.
Et des fois, il faut simplement boire son café devant son bougainvillé en se disant : " Aujourd'hui, 'esto es lo que hay' et demain, on verra quelle aventure va se présenter! "
Il y bientôt 5 ans, je ne pensais jamais retourner vivre en Rep Dom. Il y a un an, je suis venue explorer l'option qu'on me présentait de venir vivre à Tulum, puis j'ai fait le saut. Qui sait où j'irai à la fin de mon bail le 31 janvier?
Quoi qu'il en soit, mes êtres chers sont dans mon coeur, mes connaissances sont dans ma tête, mes activités professionnelles sont en ligne et mes biens entrent dans une couple de valises.
Je me souhaite que la 'wild card' soit un bel amoureux qui me donnera envie de me déposer quelque part. Je suis clairement une apatride, citoyenne du monde en quête d'un port d'attache permanent mais qui jongle avec l'idée qu'au fond, je ne trouverai peut-être jamais ni l'amoureux ni ma destination finale. Peut-être qu'au final, mes besoins de liberté, d'indépendance et de découverte sont supérieurs à ceux d'appartenance, de confort et de sécurité. Et c'est peut-être bien ainsi...
Pour le moment, le temps de terminer mon café ou qu'un Rico Suave vienne fo**re le bo**el dans mon nouvel et fragile équilibre dans le lâcher-prise. 😅
Chantal Ann xx